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 URGENCE : LES RETRAITES DEFENDENT LA PROTECTION

SOCIALE

 

 

Qu’est-ce que la protection sociale ?

 

La protection sociale est un ensemble de mécanismes de prévoyance collective permettant aux individus de faire face aux conséquences financières des risques sociaux. Il s’agit donc de faire face à toute situation provoquant une baisse de ressources ou des hausses de dépenses consécutives à : La vieillesse avec les retraites ; La maladie avec la prise en charge des frais médicaux et pharmaceutiques ; L’invalidité avec l’attribution d’une indemnité ; Au chômage avec une allocation et encore, la maternité, les charges de famille etc.

Par qui est-elle financée ?

Ces différentes prestations sociales sont financées par des cotisations sur les salaires. Deux types de cotisation sont prélevés :

- Une cotisation payée par les salariés et prélevée à la source sous forme de retenue,

- Une seconde payée par les employeurs et dont ils doivent s’acquitter auprès d’un organisme de recouvrement appelé URSSAF.

Ce type de prélèvement double, salariés et employeurs, a été instauré en 1945 par la promulgation d’une loi instaurant la Sécurité sociale. Cette Sécurité sociale, mise en place en octobre 1945, par un ministre ouvrier, Ambroise Croizat, ministre du Travail, est le prolongement direct des travaux du Conseil national de la résistance, qui prévoyait, entre autres : « Un plan complet de Sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat » Mais également : « Une retraite permettant aux vieux travailleurs de vivre dignement »

Le patronat, qui n’a toujours pas « digéré » cette obligation qui lui est faite de participer au financement de la sécurité sociale, n’aura, pour seul objectif que de la voir disparaitre. Ainsi, Yvon GATTAZ, père de l’actuel président du MEDEF, déclarait en 1965, alors qu’il était vice-président du syndicat patronal : « Nous n’aurons de cesse (Nous, les patrons) de travailler à faire disparaitre tous ces acquis des salariés, contenus dans le programme du CNR »

C’est ainsi que patronat et gouvernement mènent campagne sur « Le coût du travail » qui selon eux, serait en France, beaucoup trop cher.

Première remarque : le travail salarié n’est pas un coût, C’est le contraire. C’est lui qui permet la création de richesses permettant de fabuleux bénéfices : Sans travail salarié dans cette société, pas de création de richesses. L’argent qui n’est pas investi dans le travail au travers de l’emploi, du développement et de la modernisation de l’outil de travail est improductif. Le capital, par contre, est un coût pour la société, quand il sert à spéculer sur les emplois et à la destruction de l’outil de travail.

Seconde remarque : Ce qui était possible en 1945, alors que la France était en partie détruite et que ses moyens de production avaient été pillés par l’occupant, ne serait plus possible aujourd’hui : Pourquoi ? Sachant qu’elle est la cinquième puissance économique au monde et que la production s’accroît d’année en année, avec des bénéfices réalisés par les entreprises en constante augmentation.

La baisse des cotisations patronales demandées par le MEDEF, entrainerait, il faut le savoir, la baisse de notre protection sociale. C’est la baisse de nos retraites et l’ouverture au secteur des assurances privées. Envolé le concept « On cotise selon ses moyens ; On reçoit selon ses besoins » C’est la fin de la retraite par répartition et la porte ouverte à la retraite par capitalisation. Quand patronat, gouvernements, médias et certains autres syndicats disent qu’il n’y a pas d’autres solutions que l’allongement de la durée de cotisation pour garantir la retraite par répartition, « ILS MENTENT ! » de façon éhontée.

Pourquoi ce silence de ces mêmes interlocuteurs sur les milliards d’exonération de cotisations patronales (200 milliards d’exonération permanentes et 20 milliards d’avantages retraite) qui n’ont aucune incidence sur l’emploi. Alors, comment revenir à l’équilibre du régime des retraites puisque les différentes réformes proposées par les différents gouvernements depuis plus de 20 ans, se sont avérées inefficaces ?

Pour équilibrer un budget, deux possibilités : Ou réduire les dépenses, ou augmenter les recettes. Pourquoi faut-il toujours que ce soit la première solution qui soit choisie ?

La CGT a des propositions pour sortir de cette spirale, qui ne vise qu’à allonger la durée des cotisations et réduire le montant des retraites. Venez donner votre avis, il nous intéresse et venez aussi vous informer sur les autres possibilités qui existent. Nous comptons sur vous. 

 

Venez nombreux débattre et agir pour un quotidien plus sûr, le 13 février 2014, à 09h00,  à Saint-Lô, Salle Allende, à l'occasion de la journée- conférence, organisée par l'USR CGT MANCHE qui aura pour thème :

 

"1945-2014 URGENCE !

Les retraités défendent 69 ans de protection sociale" 

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Published by retraitecgtmanche

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  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts
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