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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:52

Mardi 9 juin, le tribunal correctionnel de Cherbourg a reporté au 7 juillet 2015 le jugement dans l’affaire des emplois dissimulés sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Plus de 50 militants CGT, qui étaient réunis devant le tribunal, ont d’ores et déjà prévu de se rassembler de nouveau en juillet pour le délibéré.

De 2008 à 2011, le grand chantier EPR de Flamanville a été le théâtre de pratiques illégales à l’égard de salariés intérimaires polonais et roumains. Ce sont actuellement des millions de salariés qui se retrouvent menacés de déclassement social par leur mise en concurrence partout en Europe.

Sur le banc des accusés on retrouve de grands groupes Français tel que le groupe Bouygues, les entreprises Quille et Welbond ainsi que les sociétés d’intérim Atlanco et Elco. C’est un véritable trafic de main d’oeuvre qui a été mis a jour, où les accusés ont sciemment contourné le code du travail et les règles de détachement de salariés. Altanco et Elco, deux entreprises étrangères basées respectivement à Chypre et Bucarest, disposent de plusieurs dizaines de bureaux d’embauches en Europe.

Ce sont plus de 460 intérimaires Polonais et Roumain que ces sociétés ont embauché pour travailler en France sans respecter leurs obligations de paiement des charges sociales, des heures supplémentaires et des congés payés Les sociétés françaises, quant à elles, étaient poursuivies pour avoir fait travailler ces salariés en omettant de contrôler la régularité de leurs situation.

A l’occasion du rendu de jugement plus de 50 militants CGT rassemblés, mardi 9 juin devant le tribunal de Cherbourg attendaient une décision de justice. Le tribunal a prononcé une nouvelle fois, le report du rendu et son renvoi au 7 juillet prochain. Une nouvelle manifestation est prévue à l’occasion.

Communiqué de l'Union Départementale des Syndicats CGT de la Manche

Photo Ouest-France

Condamner les organisateurs du dumping social sur l’EPR c’est faire oeuvre utile pour tous !

De 2008 à 2011, le grand chantier EPR de Flamanville a été le théâtre de pratiques inadmissibles à l’égard de salariés intérimaires polonais et roumains. Ce sont actuellement des millions de salariés qui se retrouvent menacés de déclassement social par leur mise en concurrence partout en Europe.

Délit de Travail dissimulé, délit de marchandage, délit de prêt illicite de main d’oeuvre et d’emploi de salariés étrangers sans titre… Derrière la qualification de ces délits, il y a des hommes, des familles, spoliés de leurs droits sociaux élémentaires !

Les donneurs d’ordres responsables et coupables !

Le groupe Bouygues, les entreprises Quille, Welbond portent une écrasante responsabilité, leurs «sergents recruteurs de main d’oeuvre» en l’occurrence les sociétés d’intérim Atlanco et Elco ont sciemment contourné le code du travail et les règles de détachement de salariés. De plus, personne n’est dupe sur la responsabilité d’EDF, maitre d’ouvrage, mais grand absent du procès. Ce procès nous éclaire sur l’offensive actuelle du MEDEF contre le code du travail, l’inspection du travail, le droit syndical, les prud’hommes, les services publics.

Nous sommes clairement au carrefour de la dérèglementation et de la baisse du coût du travail. Il nous faut redonner au travail tout son sens en portant nos propositions pour le progrès économique et social au travail comme dans la vie.

A l’occasion du rendu de jugement plus de 50 militants CGT des syndicats CGT de l’arsenal, d’AREVA NC, de l’Hôpital Pasteur, des Territoriaux de Cherbourg-Octeville, de la protection sociale, du CNPE Flamanville, de la MEF, d’EIFFAGE, du Salarié employeur… rassemblés ce mardi 9 juin devant le tribunal de Cherbourg attendaient une décision de justice

Le tribunal a prononcé une nouvelle fois, le report du rendu et son renvoi au 7 juillet prochain. La CGT, investie sur le chantier EPR depuis le début, dans un contexte où le syndicalisme n’a pas le vent en poupe et où nous n’étions pas les bienvenus, sera présente le 7 juillet devant le tribunal de Cherbourg. Ce sera, espérons-le, l’occasion d’entendre un jugement exemplaire qui suivra les réquisitions du procureur de la république, avec pour but la défense et l’amélioration des garanties collectives des salariés et le respect des droits des salariés.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 15:46

Prime à la première embauche, indemnités prudhommales plafonnées, gel de l’effet des franchissements des seuils fiscaux, assouplissement des accords de maintien de l’emploi (etc.)…le « Small Business Act » annoncé par le Premier ministre pour développer l’emploi dans les TPE/PME aura pour effet de fragiliser davantage les salariés sans infléchir la courbe du chômage et, surtout, sans venir véritablement en aide aux petites entreprises.

Le gouvernement s’entête en effet dans une logique à contresens des besoins du pays, y compris des besoins des TPE/PME qui souffrent de la diminution de leurs carnets de commandes et des difficultés qui leur sont faites pour accéder au crédit.

La majorité des mesures annoncées,, n’ont qu’un sens : celui de la réduction par tous les moyens du prix de la valeur du travail pour les meilleurs profits de certains, qui ne sont pas forcément les petites entreprises. Prenant prétexte de soutenir les TPE/PME, le gouvernement les utilise comme alibi pour aller encore plus loin dans nombre de domaines, seules 5 des 18 mesures annoncées les concernant directement.

Manuel Valls affiche, par exemple, une volonté de ne pas toucher au contrat de travail mais, dans les faits, il n’en est rien : CDD renouvelable, allongement de la période d’essai de l’apprentissage, réduction des indemnités chômage des salariés qui refuseraient soit une perte de salaire, soit un allongement de la durée de travail, dans le cadre d’un accord de maintien de l’emploi désormais porté à 5 ans. Le plafonnement des indemnités prudhommales accordées aux salariés licenciés « sans cause réelle et sérieuse » variant sur la taille des entreprises, rompt l’égalité de droits et de garanties entre les salariés, en opposition au droit du travail. Cette mesure scandaleuse participe du détricotage de l’institution prudhommale engagée par ce gouvernement depuis son arrivée à travers plusieurs projets de loi. Cette mesure, loin de sécuriser les petites entreprises, favorisera de fait les plus grandes qui pratiquent davantage les licenciements et sont les plus à même de budgétiser par anticipation le « coût » d’un salarié.

Pour éviter les contentieux aux prudhommes le gouvernement aurait mieux fait de privilégier le renforcement des prérogatives des futurs élus des Commissions paritaires interprofessionnelles en les dotant de véritables pouvoir leur permettant d’entrer dans toutes les TPE. Plutôt que d’accorder 200 millions d’euros supplémentaires de cadeaux aux entreprises sans aucune efficacité garantie, le gouvernement ferait d’ailleurs mieux d’écouter la voix des salariés et celle de la CGT qui ne manquent pas de propositions pour de véritables créations d’emplois dans les TPE/PME, telles que :

· leur faciliter l’accès au crédit, en abaissant les taux d’intérêts ;

· établir une fiscalité plus juste entre grandes et petites entreprises, par une évaluation des dispositifs existants et le conditionnement de l’accès aux aides publiques au respect de critères tels que le respect du minima de branches, l’égalité de traitement hommes/femmes, etc ;

· moduler l’impôt sur les sociétés - souvent plus lourd pour les TPE/PME que pour les grandes entreprises - en fonction du comportement des sociétés en matière d’emploi, d’investissement productif, de formations et de recherches ;

· équilibrer les relations entre les types d’entreprises et passer de la sous-traitance à la  " cotraitance ", pour améliorer les conditions salariales et sociales dans les TPE/PME ;

· revaloriser les salaires et garantir la reconnaissance des qualifications et le déroulement de carrière.

Réaffirmant que ce dont ont besoin les petites et moyennes entreprises c’est de remplir leurs carnets de commandes, la CGT invite tous les salariés, retraités et privés d’emploi à se saisir et à signer massivement de la carte-pétition pour une augmentation des salaires au 1er juillet 2015.

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 16:14

La pétition unitaire lancée à l’appel de 9 organisations de retraités : CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, SOLIDAIRES. FGR-FP, LSR et UNRPA, revendique notamment l'amélioration du pouvoir d'achat des retraité-e-s.

Elle demande l’arrêt du gel des pensions et l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités, le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenant en compte l’évolution des salaires, aucune pension inférieure au SMIC pour une carrière complète.

Face à ces revendications oh combien légitimes ! quand on sait qu' un million de retraité-e-s vivent sous le seuil de pauvreté, gouvernement et patronat objectent de façon lancinante que c'est le coût du travail qui pénalise l'économie Française et plus récemment l'idée que les retraités coûtent cher au pays.

La CGT, arguments et démonstrations à l'appui, affirme que ce n'est pas le travail qui coûte, ni les pensions de celles et ceux qui, non seulement ont produit leur vie de travail durant les richesses de la France, mais contribuent à la solidarité sociale. C'est le capital qui plombe le pays.

 

Nasser- Ghilani Mansouri, économiste nous explique comment.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 14:22

 Energie

 

En affirmant que la filière nucléaire « est essentielle à l’indépendance énergétique de notre pays, à la réussite de la transition énergétique et à la production d’énergie décarbonée », le gouvernement reconnaît ce que la CGT revendique depuis longtemps. Et pourtant, alors qu’il prétend refonder la filière nucléaire française, il supprime des emplois en soutenant les mesures de réduction des effectifs et d’économies drastiques projetées chez AREVA, avec tous les dangers qu’elles engendrent sur le plan industriel et sur les compétences, et toute l’injustice qu’elles commettent vis-à-vis des salariés qui n’ont pas démérité et à qui on veut faire payer l’addition.

Le premier effet du plan présenté hier est de conduire à un démembrement d’AREVA, réduit aux anciens périmètres de COGEMA et TECHNICATOME. C’est un plan principalement tourné vers l’export et l’augmentation des marges financières au risque de fragiliser encore plus la filière sur le sol français. Des questions, pourtant cruciales pour l’avenir industriel et l’équilibre économique de la filière restent sans réponses :

- Le montant de la recapitalisation, et ses modalités, ne sont pas précisés ;

- Le devenir des activités d’AREVA NP (réacteurs), qui seraient logées dans une filiale d’EDF, est pour le moins incertain ;

- La gestion des contrats d’AREVA avec ses clients électriciens étrangers, pour ces mêmes activités, n’a pas été clairement abordée ;

- La gestion des affaires, qui ont conduit AREVA à sa situation actuelle (EPR finlandais, URAMIN, ENR…) sur un périmètre d’AREVA réduit, rendrait encore plus délicate la situation du Groupe dans sa nouvelle configuration ;

- La maîtrise des technologies par le maintien et le développement des savoir-faire et des compétences ;

- Le gouvernement fait l’impasse sur les besoins de financement dans les outils industriels et sur leurs impacts financiers pour EDF, soumis par ailleurs à ses propres contraintes.

Le projet de refondation se résume aux seuls Groupe EDF et AREVA, alors que la dimension filière englobe les outils de recherche abrités par le CEA et tout le tissu industriel d’entreprises sous-traitantes nécessaire au fonctionnement de la filière. Des questions émergent d’ores et déjà dans les territoires. La CGT rappelle qu’un plan de 2000 suppressions d’emploi est en cours à Vallourec. Cette refondation de la filière nucléaire ne répond pas aux besoins industriels, sociaux et environnementaux. La CGT a interpellé les groupes parlementaires sur l’ampleur du dossier et les enjeux qu’il porte.

La CGT revendique un débat national et appelle les salariés à se mobiliser localement et nationalement pour peser sur les choix.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:32

Adopté à l’Assemblée nationale le 5 mai 2015, le projet de loi sur le renseignement est examiné au Sénat les 2, 3 et 4 juin pour une adoption lors d’un vote solennel le 9 juin 2015. Le 1er juin, les organisations et syndicats opposés à ce texte, parmi lesquels la CGT, ont tenu une conférence de presse dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme. Ils appellent à une nouvelle manifestation le 8 juin prochain.

Ce texte très controversé qui porte atteinte aux libertés publiques n’a été modifié qu’à la marge par les députés en dépit des protestations et des avis très négatifs portés par des autorités comme la CNIL. Les opposants au texte sont déterminés à "continuer la mobilisation" craignant une surveillance de masse.

La CGT est donc de ces organisations opposées à ce projet de loi (lire le communiqué du 24 avril 2015) que le gouvernement nous vend comme la réponse aux attentats de janvier tout en se défendant de vouloir imposer un « Patriot Act » à la française. Le gouvernement saute sur la brèche émotionnelle du 11 janvier 2015. En réalité, les attentats de janvier et l’énorme émotion qu’ils ont suscitée, ne sont qu’un prétexte pour faire passer un texte qui était dans les cartons depuis au moins un an, voire deux.

En effet, notre pays encourrait une condamnation de la Cour Européenne des Droits de l’Homme s’il restait sans législation destinée à légaliser les pratiques illégales des services de renseignement. Le gouvernement s’est donc très vite engouffré dans une brèche que le contexte émotionnel lui ouvrait. Tous sur écoute ! Ce projet de loi expose tous les citoyens à la surveillance des services de renseignement, quasiment sans contrôle, et met en danger toutes les mobilisations sociales et politiques. Il contient deux articles qui permettent une interception de l’ensemble des données de tous les citoyens français en temps réel sur Internet, dans le but de faire tourner dessus des outils de détection des comportements « suspects ». Une surveillance étendue à d’autres domaines que le terrorisme.

Face aux critiques, le gouvernement nous assure que cette surveillance par algorithmes serait anonymisée et que l’identification interviendrait uniquement si une menace était détectée. Mais, les scientifiques de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) sont plus que sceptiques : « Il n’existe pas aujourd’hui de technique d’anonymisation sûre. Un texte de loi ne devrait pas se fonder sur la notion de donnée anonyme ou anonymisée », tranche l’Inria. Quant à la CNIL, saisie pour avis, elle regrette que certaines catégories de professions (avocats, médecins, journalistes…) ne soient pas protégées, et voit dans ce nouvel arsenal des techniques de renseignement, un changement aux « conséquences particulièrement graves sur la protection de la vie privée et des données personnelles ». Ajoutons à ces critiques le fait que le projet étend le champ d’action du renseignement intérieur et extérieur, y compris dans des objectifs sans aucun lien avec le terrorisme. S’y trouve également la défense des intérêts économiques et scientifiques de la France, la lutte contre les violences collectives pouvant troubler l’ordre public, la criminalité et la délinquance organisée, etc.

Ces nombreuses finalités étendent très largement le champ de la surveillance, parce qu’elles augmentent le nombre de raisons et de périmètres permettant qu’on puisse se retrouver surveillés.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:41

 Gel des pensions, pouvoir d’achat : Pétition syndicale unitaire 

Les organisations syndicales de retraités CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, SOLIDAIRES. FGR-FP, LSR et UNRPA ont lancé une campagne de signature de cartes pétition qui seront remises le 1er octobre 2015 par l’Intersyndicale à la Présidence de la République.

Les unions confédérales de retraités revendiquent ainsi :

1. L’arrêt du gel des pensions et l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités ;

2. L’amélioration du pouvoir d’achat des retraités et aucune pension inférieure au smic pour une carrière complète ;

3. Le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenant en compte l’évolution des salaires ;

4. La mise en œuvre dès 2015 d’une loi sur l’adaptation de la société au vieillissement avec la prise en charge de la perte d’autonomie par la Sécurité sociale ;

5 .Le développement et le renforcement des services publics indispensables à une vie digne, en particulier dans le domaine de la santé.

Dans cette campagne, l’objectif de l’union confédérale des retraités CGT est de recueillir 30 000 signatures.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:07

Les attentats du mois de janvier ont jeté une lumière particulièrement dramatique sur les inégalités et les fractures sociales et culturelles qui traversent notre pays. La crise des sociétés occidentales est certainement une crise économique et du travail, mais c’est aussi une crise de sens et une crise de la représentation qui se propage sur le terrain de la précarité et de la pauvreté.

Nous avons plus que jamais un besoin vital de culture pour combattre les replis mortifères, le recours à la violence, le retour préoccupant des idées nauséabondes, et tous les extrémismes. La culture n’est ni une marchandise ni un supplément d’âme, elle est essentielle à la rencontre, au partage, à la construction d’un monde libre, divers et heureux. La culture est indispensable au renouvellement de la démocratie. L’essor d’une démocratie culturelle passe nécessairement par des politiques publiques culturelles fortes, clairement assumées par la puissance publique. Mais à rebours de cet objectif incontournable, l’Etat, depuis l’alternance de 2012, poursuit dans la voie du désengagement et de la dérégulation.

Ces orientations libérales mettent en péril les politiques culturelles. Elles nuisent gravement à l’effort engagé par les territoires dans le développement de la culture depuis trente ans et font obstacle au renforcement, pourtant lui aussi déterminant, de l’action partagée et complémentaire de l’Etat et des collectivités territoriales. Ce désengagement que nous dénonçons s’inscrit dans la logique aveugle et destructrice de la « réforme » de l’Etat. Ces mesures nocives et de longue durée se conjuguent aujourd’hui avec une réforme territoriale arbitraire. Menée tambour battant, elle menace de nombreux services publics au moment où les populations en ont tant besoin et où les usagers réclament plus de proximité et, une fois encore, plus d’écoute et de démocratie.

Dans ce paysage de la culture très détérioré, le ministère de la Culture, pierre angulaire des politiques publiques culturelles, n’est pas épargné. Sous les effets additionnels de la « réforme » de l’Etat et la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) sont directement menacées de disparition alors qu’elles sont un outil remarquable au service de l’égalité de traitement des hommes et des femmes devant la culture sur l’ensemble du territoire. Les DRAC emploient 2450 agents forcément inquiets pour leur avenir. Si le ministère de la Culture doit se repenser pour répondre aux enjeux actuels, nous ne pouvons tolérer qu’il glisse peu à peu vers une politique de l’offre et qu’il soit soumis à la loi du marché au risque de dégâts considérables pour le service public, comme en atteste notamment la mise en concurrence de l’archéologie préventive ou encore la dérive entrepreneuriale des musées et monuments nationaux.

Pour la culture, pour ses professionnels et ses acteurs, pour les artistes et créateurs, la situation est à présent tout à fait critique. Comme si la stigmatisation des intermittents du spectacle n’y suffisait pas, ce sont à l’heure actuelle près de 150 festivals et structures qui sont annulés, supprimés et fermés dans les domaines, entre autres, de la musique, du théâtre, de la danse, des arts plastiques, des arts de la rue, de la littérature, ou encore les Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC). Cette hécatombe consécutive à la suppression de subventions publiques et à la réorganisation des régions conduit à la perte de dizaines de milliers d’emplois et à la fragilisation de tout un tissu économique, direct ou indirect.

Au-delà des décisions budgétaires et de l’austérité à tous les étages, certaines collectivités se livrent à une véritable censure d’artistes. De même l’audiovisuel public est soumis à une série d’injonctions paradoxales : d’un côté revoir ses missions, repenser ses programmes de fond en comble, de l’autre affronter une toujours plus importante amputation de ses moyens ; d’un côté une exigence de service public, de l’autre une gestion d’économies à court terme et des atteintes au pluralisme d’opinion, à France TV, à Radio France…

Le monde de la culture a toujours su faire preuve d’une forte capacité de mobilisation et de résistance. Ce sont justement aujourd’hui cette même urgence et ces mêmes valeurs qui sont à l’ordre du jour. La culture est une priorité pour toute la CGT.

La CGT porte l’exigence de démocratie culturelle dans ses orientations et revendique une loi de programmation et d’orientation pour la culture, bien plus ambitieuse que le projet de loi « Liberté Création Architecture Patrimoine » qui arrive bientôt (et enfin) au Parlement. C’est pourquoi la confédération soutient pleinement le combat de l’ensemble des professionnels et des personnels de la culture.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:16

A l’occasion des travaux du comité confédéral national de la CGT, son secrétaire général, Philippe Martinez a tenu un point de presse le 28 mai. Il a notamment évoqué le plan de travail revendicatif et d’actions engagé depuis le mois de février, et des perspectives pour la rentrée ainsi que pour toute la période estivale, en lien avec la préparation du 51e congrès des syndicats CGT qui aura lieu du 18 au 22 avril au Palais des congrès à Marseille.

On entend beaucoup de commentaires sur la représentativité réelle du syndicalisme dans notre pays, sur sa capacité à être proche des préoccupations des salariés dans toute leur diversité, a noté Philippe Martinez qui a précisé :

"c’est la première question qui sera à l’ordre du jour de notre congrès puisque nous allons questionner notre démarche syndicale, notre rapport aux salariés dans la construction des revendications et des luttes, en tenant compte de la place centrale qu’occupe le travail dans la société et la vie des salariés et de notre double responsabilité. Nous voulons conjuguer contestation et propositions. C’est un équilibre qu’il nous faut sans cesse rechercher."

Démarche de propositions et de mobilisation, pour permettre aux salariés d’être des citoyens dans leur entreprise, de pouvoir s’organiser et mener une activité syndicale, de pouvoir, tous, être représentés pour intervenir sur les questions qui les concernent dans leur entreprise. Nous avons besoin de répondre à toutes les situations de travail -ou de non travail- des salariés et des retraités.

Les organisations de la CGT doivent être en phase avec le salariat tel qu’il est, dans toute sa diversité de situation, de métier, de statut, de catégorie.

 

Intervention liminaire de Philippe Martinez

Martinez Bonjour à toutes et à tous, Merci d’avoir répondu à notre invitation pour ce point de presse qui se tient comme vous le savez à l’occasion de notre comité confédéral national. Toutes les réunions de cette instance sont importantes, mais je crois pouvoir dire que celle-ci l’est particulièrement parce que nous y avons discuté, et nous allons continuer cet après-midi, de deux sujets qui vont marquer notre actualité, ces prochains mois.

Hier, nous avons lancé officiellement la tenue du prochain congrès de la CGT qui aura lieu du 18 au 22 avril au Palais des congrès à Marseille.

Et depuis ce matin, nous débattons de notre plan de travail revendicatif et d’actions, celui que nous avons engagé depuis le mois de février, et des perspectives pour la rentrée. Ces deux sujets sont d’ailleurs intimement liés puisque toutes les questions en débat dans notre prochain congrès concernent les salariés. On entend beaucoup de commentaires sur la représentativité réelle du syndicalisme dans notre pays, sur sa capacité à être proche des préoccupations des salariés dans toute leur diversité. C’est la première question qui sera à l’ordre du jour de notre congrès puisque nous allons questionner notre démarche syndicale, notre rapport aux salariés dans la construction des revendications et des luttes, en tenant compte de la place centrale qu’occupe le travail dans la société et la vie des salariés et de notre double responsabilité.

Nous voulons conjuguer contestation et propositions.

C’est un équilibre qu’il nous faut sans cesse rechercher. Contestation parce qu’il est de notre responsabilité d’organisation syndicale représentant les salariés de les informer et de les alerter sur les projets gouvernementaux et patronaux néfastes et régressifs. C’est ce que nous faisons avec la loi Macron, avec les prétentions patronales concernant les retraites complémentaires AGIRC ARRCO, ou le projet de loi sur le dialogue social qui se discute en ce moment à l’assemblée.

Concernant l’AGIRC et l’ARRCO, ce sont d’ailleurs toutes les organisations syndicales qui ont renvoyé sa copie au MEDEF hier, tant les propositions avancées sont inacceptables. Démarche de propositions et de mobilisation, pour permettre aux salariés d’être des citoyens dans leur entreprise, de pouvoir s’organiser et mener une activité syndicale, de pouvoir, tous, être représentés pour intervenir sur les questions qui les concernent dans leur entreprise. Nous avons besoin de répondre à toutes les situations de travail -ou de non travail- des salariés et des retraités.

Les organisations de la CGT doivent être en phase avec le salariat tel qu’il est, dans toute sa diversité de situation, de métier, de statut, de catégorie. Comment la CGT s’adresse-t-elle aux plus de 5 millions de salariés qui sont au chômage dans notre pays, comment prend-elle en compte de façon plus efficace les préoccupations des cadres qui travaillent dans les grandes entreprises, dans les sièges sociaux des grands quartiers d’affaire comme la Défense par exemple, mais aussi des techniciens de l’industrie, des ouvriers du secteur de la logistique, des employés du commerce ou des services à la personne, comment fait-on face à toutes les précarités, comment permettons- nous aux jeunes de prendre toute leur place dans l’activité syndicale ?

Voilà ce qu’est la préoccupation première de la CGT aujourd’hui. Le 17 juin, l’UGICT et les organisations de la CGT présentes sur le site de la Défense organisent une grande initiative de rencontre des cadres, ingénieurs et techniciens pour qu’ils puissent s’organiser dans la CGT avec leurs revendications spécifiques. Nous devons multiplier les expériences pour établir des liens durables entre la CGT et les salariés dont la situation de travail est de plus en plus instable et qui ont besoin d’une organisation syndicale pour se défendre et intervenir.

Les deux autres sujets que nous allons aborder dans notre congrès sont nos rapports avec les autres organisations syndicales, le politique et le monde associatif et notre place dans le syndicalisme mondial et européen.

Vous qui êtes des observateurs attentifs de la vie sociale en France et en Europe, vous avez dû noter que certaines choses bougent dans le paysage syndical. Nous voulons en toutes occasions pouvoir parler avec les autres organisations syndicales, de nos divergences mais aussi savoir nous mettre d’accord et agir ensemble sur des sujets importants pour la vie des salariés à chaque fois que cela est possible. C’est l’état d’esprit de la CGT. Etre unis parce que plus forts ensemble.

Vous avez relevé la démarche commune des 7 organisations syndicales sur la question des bourses du travail. Nous allons aussi pouvoir exprimer dans les prochains jours, une position quasi unanime sur le besoin de vivre et travailler ensemble et combattre les idées et les comportements d’extrême droite à l’entreprise.

Au niveau européen, le congrès de la CES qui va se tenir à Paris cet automne devrait aussi être l’occasion d’unir le syndicalisme européen dans une posture offensive pour construire un modèle social en Europe qui réponde aux attentes des travailleurs. Nous avons fait le choix d’une préparation extraordinaire du 51ème congrès de la CGT pour favoriser les échanges et l’implication des syndiqués dans la construction de nos orientations. Nous avons décidé d’un plan de « visite » d’au moins 2000 syndicats, pour rencontrer les syndiqués sur leur lieu de travail. Ce sera l’occasion pour tous les syndiqués de la CGT de confronter leurs pratiques, leurs expériences, leurs attentes, aux enjeux que nous avons identifiés et que je viens de vous rappeler.

Aujourd’hui, 350 syndicats ont sollicité la direction confédérale pour engager le débat. Les échanges sont très riches et témoignent d’une volonté des syndiqués de compter dans la vie de leur organisation. C’est aussi une des manières de mettre en pratique le 5ème thème qui sera à l’ordre du jour du congrès, notre démocratie interne.

Enfin, notre objectif de participation des délégués au 51e congrès de la CGT, c’est la jeunesse, avec 200 délégués de moins de 30 ans et la parité du congrès, qui a été presque atteinte déjà au 50ème congrès.

Etre en phase avec les syndiqués de la CGT et les salariés, c’est répondre à leurs attentes sociales, à leurs préoccupations, celle de l’emploi et des salaires. Le 9 avril dernier, à l’appel de 4 organisations syndicales, nous avons fait le constat d’une forte mobilisation des salariés et des syndiqués. Les salariés des entreprises en lutte étaient présents dans les cortèges parisiens ou régionaux, avec leurs revendications en termes de salaires, d’emploi, de conditions de travail. 

Depuis fin 2014, il y a une visibilité des luttes sur les salaires dans les entreprises, sous diverses formes, l’obtention d’une prime d’horaires décalés, la hausse du salaire minimum, la rémunération du temps de déshabillage… C’est la traduction d’une faiblesse structurelle des salaires dans le public comme dans le privé, en France mais aussi en Europe, et aussi d’un sentiment d’injustice devant les inégalités sociales grandissantes. L’idée selon laquelle l’argent existe mais est mal réparti gagne du terrain. Augmenter les salaires est une nécessité sociale. Le patronat et Bercy n’arrêtent pas de dire aux salariés, vous êtes trop chers. Déréglementons, simplifions, permettons de licencier plus facilement et l’économie repartira. Personne ne peut défendre cela aujourd’hui. La majorité des salariés perçoivent une rémunération bien trop basse au regard de leur qualification. Dans la métallurgie par exemple, 85% des débuts de grilles sont en dessous du SMIC ! Augmenter les salaires une nécessité économique pour relancer la demande.

La CGT vient de lancer une campagne nationale avec une carte pétition pour exiger l’augmentation du SMIC du point d’indice des fonctionnaires et des minima sociaux de 10% au 1er juillet ainsi que la tenue d’une conférence sociale sur le sujet avant mi-juillet. Nous remettrons ces carte- pétitions au Ministère du Travail le 25 juin prochain. Aujourd’hui même, les salariés de l’AP-HP sont en grève contre la réforme présentée par Martin Hirsch. Leur mobilisation est significative de la sensibilité des salariés sur la question du temps de travail et sur les enjeux qu’elle représente : les salariés tiennent à leur RTT, et ils veulent faire correctement leur travail, dans de bonnes conditions pour eux-mêmes et pour les patients.

Nous lancerons notre campagne pour la réduction du temps de travail à la rentrée, où nous détaillerons notre démarche et nos propositions en direction des salariés. Début juillet, 4 caravanes de la CGT prendront la route à la rencontre des travailleurs saisonniers et des salariés sur leurs lieux de vacances. Comme chaque année, aussi, nous serons présents dans la caravane du Tour de France cycliste pour, là aussi, aller à la rencontre des salariés.

 Sur ce « Tour de France social 2015 » et ses différents temps forts, nous aurons l'occasion de vous en dire plus dans les tous prochains jours. Dès le mois de septembre nous allons tenir des meetings de rentrée avec les militants de la CGT pour préparer des mobilisations et une rentrée revendicative offensive. Voilà, rapidement résumés, la nature des débats qui traversent notre organisation et notre plan de travail syndical.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:16

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT était interrogé  par Thomas Sotto sur Europe 1 sur la remise en cause des 35 heures à l’APHP et le mouvement de grève unitaire à l’appel de tous les syndicats, opposés au plan stratégique du directeur général de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

Extraits :

"Tout le monde ne dit pas que le problème c’est les 35 heures, il y a un problème de moyens et d’emplois à l’hôpital. (...) Si la discussion porte autour de l’augmentation des moyens dans l’hôpital, des effectifs dans l’hôpital, on est prêt à discuter (...) On ne peut pas continuer à faire des économies sur l’hôpital. Il faut que l’argent qui existe dans ce pays soit réaffecté dans les service publics, et notamment à l’hôpital. (...) Vous parlez de dialogue de sourds. Pour l’instant il y a un sourd, ou deux peut-être, c’est Martin Hirsch et Marisol Touraine, et puis il y a des syndicats qui veulent discuter, qui décrivent très bien le vrai problème de l’hôpital, donc écoutons-les, trouvons des solutions autour de l’organisation, de l’emploi, et vous allez voir ça ira beaucoup mieux."

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Published by retraitecgtmanche
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 18:42

Flicage des demandeurs d'emploi.

Le conseil d'administration de Pôle emploi a décidé l'affectation de 200 conseillers au contrôle des chômeurs.

La CGT et FO ont voté contre la mesure, approuvée par tous les autres membres du conseil d'administration. A une époque où les emplois offerts par Pôle emploi sont rares, les moyens consacrés au financement de cette mesure de répression sociale, auraient été mieux utilisés à aider les demandeurs d'emploi qui en ont grand besoin.

Le contrôle, officiellement destiné à empêcher les privés d'emploi, à " S'enkyster dans le chômage de longue durée " selon les propos tenus par le ministre du travail, a en fait un seul but : Radier un maximum de demandeurs d'emploi, pour insuffisance de recherche d'emploi, afin de faire baisser les chiffres du chômage. CQFD.

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Published by retraitecgtmanche

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