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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 09:58

L'entretien est précédé par une publicité de 60 secondes.

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Published by retraitecgtmanche
4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 14:58

Déclaration de Thierry LEPAON

 

Notre CCN s’ouvre dans un contexte particulier. Je me dois de perturber l’ordre du jour de nos travaux, ainsi que le Bureau l’a dit hier à la Commission Exécutive Confédérale. Personne ne comprendrait et n’accepterait qu’ils se déroulent comme prévu, comme si rien ne s’était passé et je dois vous dire …, moi non plus.

Cela fait 7 jours que, chaque minute qui passe, je pense aux syndiqués de notre CGT, aux militants, aux dirigeants dans les professions et les territoires, aux salariés de la maison confédérale, des structures professionnelles et territoriales. En clair, je pense à celles et ceux qui font la CGT. Vous me permettrez aussi d’avoir une pensée pour mes proches, celles et ceux qui m’ont vu et aidé à grandir ma vie durant. Un dirigeant, quel que soit son niveau de responsabilité, faut-il le rappeler ici, est avant tout une femme ou un homme.

Comme la direction confédérale, j’ai reçu nombre de messages, croisé des regards, eu de nombreuses conversations et c’est à cela que je pense en commençant cette intervention. J’ai aussi lu la presse, écouté la radio, regardé la télé. Je ne ferai aucun commentaire sur le traitement de l’information pour me concentrer, devant vous, sur les faits, le pourquoi, et tirer les enseignements qui s’imposent.

Je me souviens de notre CCN au congrès de Toulouse et des propos que je vous avais tenus. Vous remerciant de votre confiance et mesurant le poids de la responsabilité que vous m’avez confiée, je vous avais dit les trois mots qui ont toujours guidé ma vie et mes engagements. Je me permets de vous les rappeler aujourd’hui : honnêteté, loyauté, transparence.

Ce n’est pas une simple addition de mots.

C’est une ligne de conduite, un état d’esprit et une manière d’être que je souhaite faire partager dans la CGT. Dans une organisation comme la nôtre, il est juste et bon, normal et essentiel, que les débats aient lieu dans nos structures, nos organisations, entre militants, dans les syndicats et avec les salariés. Mais un syndiqué en responsabilité ne peut pas faire comme si la responsabilité n’évoluait pas avec le mandat que lui confient les syndiqués, les organisations. Des dirigeants qui s’expriment, sous couvert d’anonymat, selon la formule trop connue et entendue, fragilisent l’organisation. Lorsqu’ils se répandent dans la presse en disant que le Secrétaire général de la CGT rencontre les Ministres en dilettante, c’est toute la CGT qu’ils offensent. C’est le contraire de la responsabilité et donc d’être responsable.

Chacune, chacun a droit à la parole, doit participer à la prise de décision. Encore faut-il que cela se fasse au bon endroit, dans l’organisation et les lieux que nous avons collectivement mis en place. La confiance n’est pas un acte naturel. Elle se construit, se mérite et s’organise entre nous. Avec respect, sans naïveté, dans la responsabilité que nous ont confié les syndiqués, nous avons en charge de diriger la première organisation syndicale du pays qui fêtera l’année prochaine ses 120 ans. Comme vous, je ressens sur mes épaules le poids de l’histoire. Je mesure la responsabilité qui est la nôtre au regard de nos prédécesseurs, de la situation présente, de la place de la CGT dans notre société, des oppositions de classes dans le pays, des défis qui sont devant nous et des attentes des travailleurs. La logique de blocs, de tendances, d’écuries, ne sera jamais dans ma logique parce qu’elle n’est pas celle de la CGT. Plus encore, il est du devoir du Secrétaire général de lutter contre ces logiques quand elles existent. Je crois fondamentalement au travail collectif, c’est ma conception d’une direction au service de ses organisations, de l’intérêt des salariés, de notre pays.

Une confédération est un outil de rassemblement, un acte volontaire pour débattre, pour décider et agir. Je dois aussi vous dire que je ne sais pas ce qu’est la prétendue « ligne Lepaon ». La seule que je connaisse est celle que nous ont donné les syndicats réunis en congrès à Toulouse et j’entends bien débattre de sa mise en œuvre dans le profond respect des décisions et orientations validées par celles et ceux qui font la CGT. Il y a un peu plus de deux mois, lors de notre assemblée de rentrée, nous faisions ensemble l’analyse de l’intense campagne idéologique menée à l’encontre de la CGT. Nous y faisions le constat d’un déchainement médiatique haineux, porté par un vocabulaire et une chronologie directement liés aux conflits alors en cours : celui des cheminots, des salariés de la SNCM, des intermittents du spectacle. Nous en avions décortiqué les objectifs et les leviers. Nous n’avions encore rien vu. Depuis une semaine, la CGT essuie une tempête médiatique plus forte encore.

La séquence politique dans laquelle nous sommes nous conduit à penser qu’après cet épisode d’autres sont susceptibles d’advenir. En effet, un document a été subtilisé de l’intérieur de la CGT. Si l’auteur de cet acte avait eu comme préoccupation l’intérêt des finances de la CGT, il avait à sa disposition toute une palette de possibilités pour attirer notre attention sur un éventuel problème. Il pouvait saisir l’Administrateur, un membre du Bureau, un membre de la Commission Exécutive Confédérale, le secrétaire général, sa fédération, son union départementale, la Commission Financière de Contrôle, dont c’est précisément le rôle. Il a donc choisi volontairement, un mois avant une élection professionnelle décisive dans la fonction publique, de nuire à la CGT, à ses syndiqués, à ses militants. Il est responsable aujourd’hui des conséquences de ses actes. C’est ce qui a fait dire au Bureau confédéral, dans son communiqué de mercredi dernier, que rien ne nous détournera de nos objectifs revendicatifs. J’ajoute à l’attention du Premier Ministre, qui a donné le coup d’envoi au déferlement médiatique : qu’il s’occupe des affaires de la Nation pour lesquelles des résultats sont fortement attendus, et qu’il laisse la CGT s’occuper des siennes. Volontairement, je ne me suis pas exprimé publiquement. Je sais que cela ne vous a pas facilité la tâche, confrontés que vous étiez à devoir apporter des réponses aux militants et aux syndiqués de vos organisations sans avoir tous les éléments de réponse en main. Je sais aussi que vous avez fait face à la déflagration. Je voudrais personnellement vous remercier de votre engagement. C’est cela la force de la CGT, celle qui nous est d’ailleurs reconnue :

- Savoir se serrer les coudes lorsque l’organisation à laquelle chacune et chacun d’entre nous tient comme à la prunelle de ses yeux, est attaquée.

- Savoir d’emblée identifier les objectifs politiques de ces attaques.

- Enfin, savoir faire front, même lorsque des interrogations, des doutes, voire des désaccords subsistent et qu’ils demandent des explications entre nous.

C’est la raison pour laquelle j’ai réservé mon expression aux premières et premiers dirigeants que vous êtes. Notre réunion du CCN qui devra parler de bien d’autres choses me donne l’occasion de le faire en direct. Comme vous, j’ai découvert, par la presse, le devis et le montant des travaux réalisés dans l’appartement que j’occupe. Un logement qui fait 79 m2 et non pas 120 m2 comme cela circule dans la presse. J’ai donc demandé à la CFC de prendre toutes initiatives et dispositions pour contrôler la procédure et les montants des travaux réalisés dans l’appartement ainsi d’ailleurs, pour être complet, que ceux réalisés dans le bâtiment confédéral au 8ème étage, là où se situent mon bureau et ceux du secrétariat général. J’ai aussi demandé à la CFC de visiter l’appartement pour qu’elle s’assure de la réalité des travaux et qu’elle rende compte au CCN du niveau des prestations dans cet appartement loué par la confédération. Je souhaite sincèrement les en remercier. Je sais que ce n’est pas facile mais c’est utile. Chacune et chacun d’entre vous sait que j’habite en Normandie. La demande d’éléments de compréhension de la part des militants et des adhérents de la CGT est saine. Elle participe de la confiance que nous avons entre adhérents de la CGT quelles que soient nos responsabilités.

La Commission Financière de Contrôle a, dans des délais très courts, produit un rapport que vous avez sur vos tables. Je passerai la parole à Michel Faivre Picon, Président de la commission à la suite de mon intervention.

Avant même cette intervention, il nous faut tirer enseignement de ce que nous avons vécu pour prendre les décisions qui s’imposent. J’ai commencé mon propos en faisant le lien entre la campagne médiatique de cette semaine et les précédentes. Elles ont toutes le même objectif. Pourtant, les précédentes sont restées dans le cercle très restreint des chroniqueurs, des observateurs de la vie publique, voire, pourrait-on dire, d’un microcosme très éloigné des préoccupations des syndiqués de la CGT et des salariés. Celle-ci est encore beaucoup plus violente. Les effets qu’elle produit sont d’une autre nature. Dans un contexte de crise économique, sociale, politique et morale majeure, les initiateurs et les complices de cette entreprise de déstabilisation visent à faire vaciller la représentation sociale de la CGT aux yeux des salariés. La CGT, rempart de ceux qui ne comptent pas, contre ceux qui décident des affaires du monde serait-elle en train de changer de camp ? Deux choix de gestion de la CGT peuvent en effet blesser ou déstabiliser militants et syndiqués de la CGT. C’est le cas, à la fois du choix du lieu et du montant des travaux

. Le choix de Vincennes d’abord. Pour les franciliens et les habitants du Val de Marne, la commune a la réputation des beaux quartiers. Eux seuls d’ailleurs ont cette référence. Chaque ville a ses codes sociaux, ses quartiers emblématiques, populaires ou chics. Depuis, Grenoble, Caen ou Lille, Vincennes n’a pas de connotation sociale particulière. Vincennes a été choisi parce c’est à côté de la porte de Montreuil. Beaucoup d’appartements ont été visités par le personnel administratif de la confédération ; cet appartement-là correspondait aux critères recherchés :

La proximité de la confédération, la discrétion, le calme et la sécurité, mais également un certain degré d’urgence. Loger plusieurs mois à l’hôtel, ce n’était pas les meilleures conditions pour exercer un mandat aussi exigeant, et loin de ma famille. C’est aussi simple que cela. Je vous confirme, puisque la question a été posée, que la solution d’un logement en HLM était d’emblée exclue. D’une part parce qu’il y a pénurie de logements sociaux en Ile de France, d’autre part parce qu’il s’agit d’un logement loué par la confédération.

Nous le savons, la symbolique ouvrière est partie prenante de notre histoire CGT. Nous en sommes fiers. La presse utilise précisément cette légitime fierté comme ressort pour déstabiliser et atteindre profondément chaque adhérente et adhérent au cœur de notre système de valeurs. Elle a voulu instrumentaliser notre histoire en exhibant une vision misérabiliste du monde du travail. Or, le monde du travail est divers, composé d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de cadres, de chômeurs, de retraités, ruraux ou citadins, habitant Aubervilliers, Saint-Denis, Vincennes, Saint-Mandé, Clichy sous-bois, Nanterre, Montrouge, Montreuil, République, Bastille ou Barbès …

Le montant des travaux effectués dans l’appartement ensuite. Il est de 105 000 euros. Cette somme fait partie des investissements que la confédération engage chaque année pour permettre son fonctionnement. Le montant de 105 000 euros est élevé. Il s’explique par l’importance des travaux qui ont été réalisés dans cet appartement. Il s’est d’ailleurs trouvé quelques médias et journaux ayant gardé la tête froide, l’Humanité, Rue 89 ou le Nouvel Observateur, par exemple, pour faire la part des choses, rester dans la rationalité des chiffres de l’immobilier en région parisienne, faire le parallèle entre les 130 000 euros de devis de travaux annoncés et les centaines de milliards d’euros d’évasion fiscale organisée. Mais cette somme, les syndiqués la comparent à leurs salaires, leurs retraites, leurs indemnités de chômage, leurs difficultés de vie pour joindre les deux bouts à 10 euros près. C’est précisément le calcul fait par les acteurs de l’opération médiatique.

Je vais adresser dès cet après-midi, une lettre du Secrétaire général à l’ensemble des syndiqués de la CGT. Je demande à chacune et chacun d’entre vous d’en assurer la diffusion dans les organisations. Les syndiqués de la CGT doivent pouvoir être rassurés sur leur organisation, être à l’aise pour en parler avec leurs collègues de travail. C’est le sens du message que je leur envoie. Il faut cependant aller plus loin. Cette opération visant la CGT révèle des failles majeures dans le fonctionnement interne de prise de décisions de notre maison. Il y a donc une faute collective qui ne peut à aucun moment masquer les responsabilités individuelles. Vous allez prendre connaissance du rapport de la Commission financière de contrôle sur les factures, la réalité des travaux et des équipements de l’appartement.

Je rappelle que nos comptes sont doublement audités : par la Commission financière de contrôle d’une part, par le commissaire aux comptes d’autre part. Ils sont publiés, consultables. Notre budget est présenté au Bureau et à la CEC. Les comptes de la CGT sont arrêtés par le Bureau et approuvés par la CEC. Une question demeure cependant. Elle est parfaitement légitime. Est-ce que le choix budgétaire de dépenser 105 000 euros de travaux dans un appartement dont la CGT n’est pas propriétaire était pertinent ? Les arbitrages et la décision finale, qui engagent le budget de la confédération n’ont été ni débattus ni validés par une instance. Dans le fonctionnement qui est le nôtre aujourd’hui, une seule personne peut prendre cette décision sans être tenue d’en référer à priori à nos instances. C’est une faille qu’il faut absolument corriger.

Dès la semaine prochaine, je soumettrai au Bureau confédéral, selon la procédure en vigueur, le recrutement d’un Directeur administratif et financier. Celui-ci rendra compte de son activité conjointement à l’Administrateur de la CGT et au Bureau confédéral. Il aura d’abord la charge de proposer à la direction confédérale un ensemble de règles permettant de sécuriser notre fonctionnement et nos décisions budgétaires. Il devra notamment faire au Bureau confédéral une proposition du montant pertinent d’engagement de dépenses de fonctionnement et d’investissements à partir duquel le Bureau confédéral devra donner son accord.

Mes chers Camarades, nous avons pris ensemble des engagements devant les syndicats réunis en congrès. Mettre en œuvre nos résolutions pour rendre la CGT accessible, utile et solidaire. Faire vivre notre démarche de proposition, de contestation, d’action et de négociation. Nous avons besoin aujourd’hui de passer à la vitesse supérieure car les salariés attendent des résultats concrets. Je considère que nous avons un problème de fonctionnement du Bureau confédéral qui handicape notre capacité collective. La qualité des personnes n’est pas en cause, mais l’engagement au sein même du Bureau confédéral pose problème. Nous devons, ensemble, relever ce défi politique. Je crois en les capacités de chacune et chacun pour le faire. Le Bureau confédéral se doit d’être plus que le rassemblement de porteurs de dossiers, aussi aiguisés soient-ils. Il doit avant tout préparer et mettre en œuvre les décisions de la CEC. La participation au Bureau confédéral ne peut pas se faire en fonction des ordres du jour et de leur intérêt. Cela pourrait nous conduire à ne plus travailler collectivement et donc à ne plus être la CGT. Je m’y refuse.

Dès jeudi, je recevrai individuellement chaque membre du Bureau confédéral afin de m’assurer de leur engagement et adhésion à l’esprit d’équipe. Si nécessaire je reviendrai vers le CCN. Comme les statuts confédéraux nous en donnent la possibilité entre deux congrès, je vais proposer au Bureau de vendredi prochain de présenter à notre prochaine CEC du 12 novembre, un renforcement de notre Bureau actuel par deux membres supplémentaires, une femme et un homme, issus d’une profession et d’un territoire. Le CCN du mois de février sera amené, conformément à nos statuts à se prononcer par un vote sur cette proposition. Voilà les mots que je voulais réserver aux dirigeants de notre CGT, et à travers eux, aux syndiqués, aux salariés.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 17:00

Le code international du travail attaqué par le MEDEF

La semaine dernière, le président du Medef a demandé au gouvernement français de  "sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail". Ratifiée par la France en 1989, elle oblige les employeurs à justifier les motifs du licenciement.

En reprenant le vieil adage patronal selon lequel « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain », le patron du MEDEF invite en fait le gouvernement français à suivre les pas du gouvernement de l’ultra-libéral Fernando Henrique Cardoso au Brésil qui fut le seul pays à ce jour à sortir de cette convention, en 1996. La CGT relève que le Président Cardoso est celui qui a le plus violemment privatisé et dérégulé l’économie brésilienne, jusqu’à servir de référence à Jeffrey Sachs, père de la thérapie de choc et des plans d’ajustement structurel en Europe de l’Est dans les années 90. Son bilan sur le front de l’emploi est le plus mauvais qu’ait connu le Brésil.

Un modèle pour Gattaz, mais une démonstration de l’inefficacité des propositions du Medef !

Par cette nouvelle provocation, le MEDEF cherche à régler ses comptes avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui, en novembre 2007, avait contraint le gouvernement de l’époque à sacrifier le Contrat Nouvelles Embauches, qui violait l’article 4 de la convention 158, justement sur cette question de la justification des motifs du licenciement.

Comme l’a relevé Bernard Thibault, membre travailleur du Conseil d’Administration du Bureau International du Travail, « le Medef prend désormais pour cible le code international du travail, en écho du patronat mondial qui s’attaque frontalement à l’OIT et à ses normes depuis plus de deux ans ».

La CGT condamne la position du Président du Medef qui insulte les engagements internationaux de la France. Le patronat cherche à lever les derniers obstacles à la mise en concurrence des salariés entre eux en sacrifiant leurs droits les plus élémentaires et en les livrant à l’arbitraire et à l’injustice. Elle s’opposera résolument aux tentatives du Medef de s’attaquer aux normes et régulations du travail, en France comme au plan international. Au moment où le chômage et la précarité des salariés est au plus haut ce ne sont certainement pas les fantasmes du Medef qui nous servirons à sortir de la crise.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 16:35

En 2013, l’UE et les Etats-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement. Ce serait l’un des accords de libre-échange et de libéralisation de l’investissement les plus importants jamais conclus. Il  représenterait la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux. Il  se négocie pourtant dans l’opacité la plus complète alors qu'il pourrait avoir des conséquences considérables dans de nombreux domaines : L'agriculture, l'énergie, internet et les services, notamment.

Il vise en effet le démantèlement ou l’affaiblissement de toutes les normes qui limitent les profits des entreprises, qu’elles soient européennes ou états-uniennes et inscrit le droit des multinationales au dessus de celui des États.

 

 

 

 

 

 

                

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 18:19

L’Union interfédérale CGT des transports (UIT), avec la fédération des cheminots, la fédération des transports, la fédération de l’équipement et de l’environnement, la fédération nationale des syndicats maritimes, la fédération des officiers de la marine marchande, ainsi que la fédération CGT des services publics, appellent les salariés du secteur des transports et les usagers à manifester, mardi 4 novembre 2014.

Conscients de l’importance de la politique des transports dans le développement social, économique et environnemental de notre société, et alors que le gouvernement ne pense qu’à libéraliser, privatiser, déréglementer et pratiquer le dumping social, les syndicats CGT des secteurs des transports appellent à la mobilisation pour un service public de qualité, multimodal (complémentarité des modes de transport), accessible à tous et répondant aux besoins des usagers  :

Taux de TVA à 5% pour les transports publics.

• Extension du « versement transport » (prise en charge par l’entreprise d’une partie des frais de transports des salariés) à toutes les régions et les entreprises.

• Renforcement des infrastructures.

• Mise en place de politiques de logement et d’aménagement du territoire qui n’éloignent pas toujours plus les salariés de leur lieu de travail.

• Arrêt des suppressions et de la précarisation des emplois.

• Arrêt du dumping social, du recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, à la privatisation, à l’octroi de concessions, au détriment d’une maîtrise publique des transports.

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:58

 A l’issue du vote en première lecture par l’Assemblée Nationale du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), la CGT alerte les assurés sociaux sur les menaces que fait courir ce PLFSS à la Sécurité sociale.

Un projet de loi qui se caractérise avant tout par un plan drastique de réduction des dépenses : 9,6 milliards d’euros au total, concernant l’ensemble des branches de la Sécurité sociale.

La Sécurité sociale est ainsi le principal contributeur du plan d’ « économies » de 21 Milliards d’euros réalisé pour satisfaire aux injonctions bruxelloises. L’autre mesure essentielle de ce PLFSS est une remise en cause sans précédent de l’universalité des allocations familiales, avec la diminution par deux de ces dernières à partir de 6 000 euros, et par quatre à partir de 8 000 euros. Pour la CGT, il est nécessaire de rappeler que les allocations familiales ont été créées pour compenser les charges d’entretien et d’éducation des enfants que n’ont pas à assumer les personnes célibataires ou en couples sans enfants. Pour ramener le débat à de justes proportions, nous voulons rappeler que 6 000 euros correspond à un couple biactif de techniciens ou d’enseignants. La justice sociale doit passer par la justice fiscale qui repose notamment sur l’impôt progressif sur le revenu. Elle ne doit pas passer par une baisse des prestations sociales. L’universalité de la Sécurité sociale est la meilleure voie pour lutter contre la pauvreté.

Par ailleurs, le raisonnement tenu aujourd’hui pour les allocations familiales n’a aucune raison de ne pas être tenu demain pour les autres branches de la Sécurité sociale, et notamment pour l’assurance maladie. Ne risque-t-on donc pas demain de « moduler » les remboursements de soins en fonction des revenus ? Cette proposition a déjà été faite dans le passé sous le nom de bouclier sanitaire. C’est donc l’universalité de la Sécurité sociale dans son ensemble qui risque d’être remise en cause demain, au nom de la même logique de baisse des dépenses de la Sécurité sociale. Cette orientation constitue de toute évidence une impasse.

 

La CGT porte une autre ambition :

 

 Celle d’une reconquête de la Sécurité sociale, notamment en ce qui concerne notre politique de santé, notre rapport au travail, l’universalité des droits conformément au principe de base de notre Sécurité sociale : contribuer selon ses moyens, recevoir selon ses besoins. C’est pourquoi la CGT propose d’engager le débat autour d’autres solutions que celles qui sont en échec depuis plus de 30 ans.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:58

 

 Quatre syndicats de fonctionnaires (CGT, FA-FP, FSU et Solidaires) appellent les agents de la fonction publique à organiser des rassemblements le 18 novembre à Paris devant l’Assemblée nationale et le même jour partout sur le territoire" pour réclamer "des perspectives", notamment en matière de salaires.

L’initiative de mobilisation unitaire est d’autant plus remarquable que les syndicats de fonctionnaires sont engagés respectivement dans la campagne électorale des élections dans les Fonctions publiques de l’Etat, des collectivités et des hôpitaux. Les quatre syndicats soulignent dans un communiqué commun, qu’ils "n’ont eu de cesse de réclamer collectivement une négociation annuelle sur les salaires". "Le gel des salaires des agents de la Fonction publique se poursuit", une situation que le gouvernement entend maintenir jusqu’en 2017, dénoncent les syndicats, en référence au point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque cinq millions d’agents et n’a pas été revalorisé depuis 2010.

Pour les quatre syndicats, "la perte de pouvoir d’achat de tous les agents est considérable" et "aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic".

Les agents publics sont aussi inquiets pour l’emploi, les créations de postes dans les ministères "prioritaires" (Police, Justice, Education) devant être compensées par des suppressions ailleurs, et à cause des projets en cours, comme la réforme territoriale.

 

Un courrier à François Hollande

Les quatre syndicats CGT, FA-FP, FSU et Solidaires se sont adressés par un courrier au chef de l’État dans lequel ils affirment que

"les réformes pour réussir et être utiles à la société ne peuvent pas avoir pour objectif central la recherche de réduction de coûts. Or, les inquiétudes sont grandes aujourd’hui face aux projets en cours : réforme de l’Etat, revue des missions publiques, réorganisation territoriale, projet de loi santé... Nous réaffirmons que le modèle social de notre pays est un facteur de cohésion sociale et de solidarité. C’est aussi un outil de lutte contre les inégalités. Ce sont bien ces enjeux qui doivent être le moteur des réformes à conduire. La dépense publique est en réalité autant d’investissements pour notre pays. Et derrière ces investissements, il y a des services publics, des femmes et des hommes qui les servent chaque jour avec un grand engagement. Pour assurer ces financements, une véritable réforme fiscale basée sur davantage de justice sociale, symbolisée par l’impôt progressif sur le revenu, est indispensable. Il est nécessaire également d’assurer la lutte contre la fraude fiscale qui s’élève aujourd’hui à 60 milliards d’euros.

Les aides aux entreprises, sans contrôles ni conditionnalités notamment en terme d’emplois, ne produisent aucunement les résultats nécessaires. En revanche, elles exigent un effort qui pèse essentiellement sur les actifs et les retraités".

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 10:56

La faillite de la politique  de l'emploi du gouvernement

Le mois de septembre 2014 bat des "records", tous les chiffres sont mauvais : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 432 500. Ce nombre augmente par rapport à la fin août 2014 (+0,6 %, soit +19 200). Sur un an, il croît de 4,3 %. Tous les âges sont touchés : les moins de 25 ans augmentent de 0,4 %, ceux âgés de 25 à 49 ans augmentent de 0,5 % (+3,3 % sur un an) tandis que celui des 50 ans ou plus augmente de 1,0 % (+11,1 % sur un an).

La précarité se développe aussi car le nombre des demandeurs d’emploi s’accroît de 1,1 % pour l’activité réduite courte (catégorie B, +5,9 % sur un an) et de 2,4 % pour l’activité réduite longue (catégorie C, +10,9 % sur un an). Comme les mois précédents, c’est le chômage de longue durée qui s’alourdit de plus en plus. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis un an ou plus augmente de 1,5 % au mois de septembre 2014 (+10,0 % sur un an).

On peut  déplorer que le gouvernement ne prenne pas cette question de façon sérieuse. Il n’y a toujours pas de plan d’action d’arrêté. Le Medef ne voit pas l’intérêt d’ouvrir des négociations.

La CGT a des propositions qu’il est urgent de prendre en compte : 

  •  L’amélioration et la revalorisation de l’ASS (allocation spécifique de solidarité) ;
  •  Le rétablissement de l’AER (allocation équivalent retraite) ; 
  • une véritable politique de formation des demandeurs d’emploi.

 

Tous les signaux sont aux rouges alors que la reprise est atone. Les entrées pour fins de contrat à durée déterminée augmentent de 6,0 % et les fins de mission d’intérim de +7,4 %. Même le ministre de l’Économie finit par admettre qu’il y a des abus du coté patronat  "Il y a toutefois des excès, des dirigeants qui ont des rémunérations résolument trop élevées, déconnectées de leurs performances ou de la situation de l’entreprise", a-t‘ il estimé.

La CGT réclame depuis longtemps un contrôle de l’utilisation des aides publiques et les premiers résultats du CICE en confirment l’urgence. Il faut changer de politique de l’emploi, les mauvais chiffres de septembre en démontrent la nécessité.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 14:55

 A l’occasion d’une conférence donnée à Montreuil sur l’histoire du Code du travail, à l’initiative de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, nous avons interrogé Jacques Le Goff, Professeur émérite des universités, ancien inspecteur du travail et auteur d’une passionnante histoire du droit du travail devenue une référence incontournable " Du silence à la parole. Une histoire du droit du travail des années 1830 à nos jours" (Presses universitaires de Rennes.)

Symbole du progrès social pour les uns, lourde contrainte pour les autres, le Code du travail régit les droits des salariés et des employeurs en France depuis le 28 décembre 1910.

En quoi est-ce un texte essentiel ?

Le Code est un instrument majeur évidemment puisqu’il regroupe l’essentiel du droit du travail d’origine légale et réglementaire. Ce qui ne veut pas dire la totalité, loin de là puisque le droit du travail, c’est aussi tout le droit conventionnel dont la couverture s’étend à plus de 95% des salariés, record mondial absolu. Il constitue la charpente du droit du travail en ce qu’il fixe le cadre du statut des salariés et des relations sociales enrichi par les conventions et accords collectifs. On pourrait dire qu’il est la grammaire d’un texte écrit par les acteurs sociaux eux-mêmes.

Il suffit de l’ouvrir, avec courage, pour mesurer la richesse et l’ampleur des questions traitées : relations individuelles de travail, relations collectives, durée du travail, salaires, protection de la santé, formation professionnelle… Il est important pour trois types de raisons :

Pratique, tout d’abord : il est temps de mettre de l’ordre dans un écheveau de lois qui se complexifie en prenant de la consistance. A l’époque dominent deux ensembles normatifs. L’un concernant la durée du travail des enfants, des femmes puis de l’ensemble des travailleurs à partir de 1900, un ensemble s’inscrivant dans le champ global de l’hygiène et de la sécurité… avec la grande loi sur les accidents du travail du 9 avril 1898. L’autre se rapporte au droit collectif qui a pris de l’épaisseur depuis les lois de 1864 et 1884.

Théorique : ce code révèle la montée en puissance d’une logique statutaire de définition par la loi et le règlement d’un « statut » des salariés fortement inspiré de la fonction publique. Et cela contre le contractualisme à l’époque dominant qui laisse chaque salarié pratiquement seul face au « patron » à l’heure de la définition du régime de travail.

Symbolique, qui prolonge la précédente : l’accès du droit du travail à une existence propre peu après la création du Ministère du travail et avant l’apparition prochaine des enseignements de Législation sociale.

On peut dire que le travail devient un objet politique considérable. Mais à l’époque cette création du 4e code après les Codes civil, commercial et pénal, n’est pas allée de soi ? On a assisté en effet à de vifs et passionnants débats entre les tenants de la codification et ses adversaires, il est vrai minoritaires.

Sont pour :

les socialistes avec Jaurès en tête suivant l’inspiration de Louis Blanc qui dès les années 1848 appelait de ses vœux un vrai droit du travail. Mais aussi les Républicains qui ont fini par comprendre qu’on ne pouvait échapper à l’enrichissement de la République comme forme politique, par une dimension sociale supposant la prise au sérieux non seulement de la « question sociale » mais des acteurs sociaux en train de prendre corps.

Les catholiques sociaux d’inspiration traditionaliste tels Le Play et Albert de Mun, qui déposera une proposition de loi en ce sens en décembre 1889, tout en soulignant l’importance de limiter l’intervention de l’Etat au profit d’une auto-organisation professionnelle de tonalité corporatiste.

Les catholiques de tonalité plus moderne du Sillon, de Marc Sangnier. C’est l’un de ses animateurs, Henri Lorin qui déclare en 1907 : « Un Code du travail s’élabore, contraire à l’esprit du Code civil ; un droit social tend à se substituer au droit individualiste… De ce droit social on cherche les formules dans la rumeur de l’usine, dans le tumulte de la rue, sur les champs de bataille économique, au sein des syndicats ». On peut même y adjoindre des conservateurs, tel Charles Benoist selon qui « puisqu’il y a un code de la propriété, pourquoi n’y aurait-il pas un code du travail ? »

En revanche, les syndicats se montrent à l’époque plutôt réservés par méfiance pour un Etat qui a encore sur les mains le sang de la Commune. Ils préfèrent à la loi l’œuvre des prud’hommes.

Qu’en est-il des « contre » ?

Ce sont essentiellement les partisans du plus strict libéralisme économique qui objectent. Par crainte d’une « législation de classe » déjà redoutée par J. Stuart-Mill, d’un « droit ouvrier » comme le dira plus tard G. Scelle. Quand ils ne s’opposent pas à l’idée de codification de la « législation industrielle », ils militent pour son inscription dans le cadre du Code civil tenu pour « droit général de la nation ». « Dans le droit commun de tous les Français, pas de droit particulier à telle ou telle classe de Français ». Droit commun de tous les Français, le droit civil ? C’est précisément le postulat qui fait difficulté. Et ensuite par réticence de principe à tout droit du travail réputé entraver le libre fonctionnement du marché en finissant par se retourner contre ses destinataires par un effet pervers constamment souligné. Plus de droit du travail, moins d’emplois. Tel est l’argument dont on mesure la remarquable constance à travers une histoire qui l’infirme crûment.

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Published by retraitecgtmanche
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:05

Une négociation interprofessionnelle nationale sur le dialogue social et la représentation des salariés vient de s’ouvrir.

Elle s’appuie sur un document d’orientation produit après la Conférence sociale de juillet dernier. C’est l’occasion historique de faire le point sur la mise en œuvre du droit fondamental pour chaque travailleur de s’exprimer sur son travail et de participer, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail, ainsi qu’à la gestion des entreprises.

Face à la crise que nous traversons, face à l’accroissement des inégalités, au développement de la précarité, aux attaques incessantes contre les droits des salariés et des privés d’emplois, l’urgence sociale est au renforcement des garanties collectives communes à tous, quelle que soit leur entreprise.

Avec un patronat plus que jamais conforté par le gouvernement dans ses demandes à vider le Code du Travail de toute substance, il est impératif de placer la démocratie sociale au cœur du projet d’entreprise, et l’émancipation par le travail au cœur de notre choix de société.

                             

Dans un pays où près de 5 millions de salariés des très petites entreprises ne disposent toujours pas de représentants élus et où le gouvernement entend supprimer les élections des conseillers prud’hommes, en privant ainsi 5,4 millions supplémentaires du droit de s’exprimer, il faut faire en sorte que tous les salariés bénéficient des mêmes droits et soient partout représentés.

Faire progresser la démocratie sociale, c’est faire en sorte que nous soyons tous et toutes citoyens à l’entreprise comme dans la ville, c’est exiger des droits et des moyens pour un dialogue social utile aux salariés et efficace pour le développement économique et social.

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  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts
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