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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 23:14

Venus des magasins Printemps Haussmann, Galeries Lafayette, BHV, Fnac, Gibert Joseph, Le Bon Marché, Carrefour Market ou Monoprix, quelques 3000 salariés du commerce ont manifesté à Paris entre les grands magasins du quartier de l’Opéra et la place de la République.

Ils répondaient à l’appel du du Clic-P, l’intersyndicale du commerce qui rassemble la CGT, la CFDT, le Seci-Unsa, SUD et la CFE-CGC et de la fédération CGT du Commerce et des Services. Scandant par exemple "nocturnes, dimanches et jours fériés, ça suffit !", ils ont ainsi dénoncé le projet de loi Macron.

Parmi les mesures du projet de loi sur l’activité du ministre de l’Economie qui sera débattu à partir du 22 janvier, les commerces non alimentaires pourront ouvrir jusqu’à 12 dimanches par an. Des zones touristiques seront créées dans lesquelles le travail le dimanche et en soirée sera possible toute l’année.

La mobilisation des salariés du commerce contre cette extension du travail dominical et nocturne le 16 décembre 2014 à l’appel de la CGT Commerce et Services est une première riposte et un temps fort pour porter des revendications telles que la hausse du Smic à 1700 euros bruts et sa traduction dans tous les minimas de branches.

Le projet de loi Macron porte différentes mesures de déréglementation dont la plus médiatisée touche à l’élargissement du travail du dimanche et de nuit dans le commerce. Cette mesure représenterait un recul considérable des droits des salariés de ce secteur, et l’extension assurée à d’autres champs.

Pour la CGT, cet élargissement est aussi un puissant marqueur du changement de société : une activité continue et le règne du tout marchand. Or, la démonstration a été faite et les chiffres en attestent : les achats effectués pendant ces périodes ne le seront plus aux heures « normales » d’ouverture. S’il ne va pas doper l’activité économique et si même cette ouverture risque de provoquer une distorsion supplémentaire de concurrence entre les grandes enseignes et le petit commerce, alors ce projet de loi est porteur d’un enjeu plus important aux yeux du patronat. Il s’agit  de lui accorder une liberté totale  sur tous les marchés, y compris celui de l’emploi.

Le projet de loi Macron prévoit notamment :

- un nombre annuel d’ouvertures dominicales autorisées par les maires porté à 12 dimanches contre 5 actuellement ;

- des ouvertures dominicales autorisées dans les centres commerciaux

- création de zones touristiques internationales en plus des actuelles zones touristiques ;

- travail de nuit autorisé jusqu’à minuit dans ces zones touristiques et centres commerciaux ;

- les commerces dans les gares pourraient ouvrir le dimanche.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 14:16

 Retraites Complémentaires : Rapport sur l’ARRCO et l’AGIRC

 

Plusieurs médias reprennent les grandes lignes d’un rapport de la Cour des comptes sur la situation des régimes de retraite complémentaires des salariés du privé. Trois grands sujets sont évoqués :

 

Les coûts de gestion ; La situation financière des régimes ; Les préconisations de la Cour.

Sur le premier point : La Cour mettrait en évidence des coûts de gestion très élevés, notamment par rapport à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Rappelons que ces régimes ont des attributions différentes et que les comparaisons effectuées n’ont pas grand sens. La CNAV n’effectue pas le recouvrement des cotisations dévolu aux Urssaf alors que l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (ARRCO) et l’Association générale des institutions de retraite des cadres (AGIRC) l’opèrent pour leur propre compte. Ils sont différents aussi par leur histoire : l’ARRCO, en particulier, est issue d’une multitude de régimes d’entreprises et de branches, avec des paramètres diversifiés. Il en résulte au bout du compte une gestion plus complexe. On serait curieux de comparaisons avec les opérateurs de retraite par capitalisation.

Sur le second point : Les difficultés de financement remontent à 2009, moment de la baisse nominale historique de la masse salariale par rapport à l’année précédente. C’est donc la crise qui est principalement à l’origine de la situation actuelle. Il n’en reste pas moins qu’il y a, depuis 2003, un sous financement chronique de l’AGIRC, régime des cadres. C’est la raison pour laquelle la CGT et son Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT) réclament depuis de nombreuses années une augmentation des cotisations AGIRC, en particulier de la part dite patronale.

La CGT et son UGICT sont également porteuses de propositions de nature à assurer la pérennité des régimes sur le long terme. Citons l’élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale et une augmentation modulée de la part de cotisation dite patronale en fonction du rapport masse salariale sur valeur ajoutée et de la politique d’emplois et de salaires des entreprises. D’autre part, un chiffrage sur l’égalité salariale femmes-hommes a été effectué à la demande de la CGT par les services de l’ARRCO et l’AGIRC. Il montre que la progression vers l’égalité salariale aurait des conséquences très positives sur les ressources des régimes avec par exemple, un solde positif de 4 Md€ des 2017. Cela permettrait de rétablir l’équilibre de l’ARRCO tout en maintenant jusqu’en 2040 des réserves de précaution représentant 13 mois d’allocations.

Sur le dernier point : La Cour des comptes ne fait que reprendre à son compte, et ce n’est pas nouveau, la rhétorique du mal nommé « coût du travail ». Dans cette approche d’essence patronale, les cotisations ne peuvent pas augmenter, mais doivent au contraire baisser. Ce terme de l’équation étant posé, il ne reste plus pour les régimes de retraite qu’à abaisser les prestations et/ou à reculer l’âge d’ouverture des droits. La Cour des comptes n’est-elle pas chèrement payée pour délivrer des analyses et recommandations aussi peu originales ?

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 09:24

 Projet de loi relatif aux agences d’emploi privées

Le jeudi 18 décembre 2014, le gouvernement tentera de faire voter en procédure accélérée, c’est-à-dire sans créer de réelles conditions propices à un vrai débat citoyen, le projet de loi de ratification de la convention 181 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relative aux agences d’emploi privées.

Cette convention vise à la libéralisation du placement des demandeurs d’emploi au profit d’agences « dites » d’emploi privées : intérim, cabinets de placement, opérateurs privés de placement, notamment. Outre le démantèlement des missions de service public de Pôle Emploi, les expériences déjà réalisées par le passé démontrent que le recours aux structures privées n’a jamais amené de meilleurs résultats que ceux obtenus par des opérateurs de service public de l’emploi et cela malgré le peu de moyens donnés à ceux-ci en matière de suivi et d’accompagnement des travailleurs privés d’emploi.

                   

Pire, il suffit de lire les différentes annonces d’emploi publiées dans la presse ou sur des sites tels que Le Bon Coin pour prouver que la fin du monopole de la prise d’offre d’emploi du service public n’a jamais garanti le respect du droit notamment en matière de discriminations à l’embauche, portant ainsi atteinte aux valeurs socles de notre République.

Les agences privées existent déjà en France. On connaît leurs motivations : capter des marchés publics en faisant apparaitre le service public de l’emploi comme inefficace, archaïque et trop couteux, comparé à celui qu’elles affirment assurer. Si la convention 181 de l’OIT peut représenter un progrès pour les pays qui ne sont pas dotés d’un service public de l’emploi, sa ratification par la France n’apporterait aucune amélioration du service que la collectivité doit aux millions de personnes privées d’emploi dans notre pays. Il apparaît donc évident que la seule motivation de cet acte précipité consiste à rendre irrémédiable le recours aux agences privées par le gouvernement français qui se mettrait, par conséquent, en faute au regard du droit international s’il voulait faire machine arrière.

Enfin, ce projet de loi, dans le texte, fait insidieusement disparaitre la gestion de l’indemnisation des demandeurs d’emploi des missions de Pôle Emploi. Cet aspect soulève de multiples questions... Dans le même temps, la loi sur la réforme territoriale précise les volontés du gouvernement de mettre en œuvre des expérimentations régionales en matière d’accompagnement vers l’emploi. Ainsi c’est l’universalité du service public, seul garant de l’accès égalitaire à l’ensemble des droits et de leur mise en œuvre qui est attaqué. Ces projets savamment orchestrés - s’ils passent – auront pour conséquence de priver Pôle Emploi  des capacités d’intervention au service des demandeurs d’emploi qui lui sont nécessaires et  qui deviendra une plateforme d’aiguillage chargée au plus des statistiques, de l’inscription et surtout du contrôle de la recherche d’emploi.

La situation exige que le service public de l’emploi soit repensé dans sa globalité, dans ses missions et dans son efficacité. Une nouvelle multiplication des opérateurs n’est pas une réponse au besoin de cohésion de coordination attendu par les travailleurs privés d’emploi et par les entreprises. C’est par des politiques publiques tournées vers l’emploi et les moyens de service public adaptés à ses politiques que l’on fera reculer le chômage.

La seule logique de restriction budgétaire est une véritable catastrophe : cette logique mène notamment à transférer le rôle du Service Public de l’emploi vers les opérateurs privés à but lucratif. Au contraire il faut redonner toute sa légitimité au service public de l’emploi en matière de gestion de l’indemnisation, d’orientation et d’insertion professionnelle. La CGT s’y emploie avec les usagers et les personnels du service public de l’emploi

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 15:03

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel réduit coupe la parole aux syndicats

 Après la suppression des élections des conseillers prud’hommes et alors que se multiplient les attaques contre les droits d’expression des salariés, la CGT dénonce la décision unilatérale du CSA et de France Télévision de réduire le temps de parole accordé aux organisations syndicales et professionnelles dans le cadre des émissions « Expression directe ».

Sans aucune concertation, ni information préalable des organisations syndicales et professionnelles représentatives à l’échelle nationale, décision a en effet été prise, le 12 novembre dernier, de modifier les modalités de programmation du temps d’émission attribuée à ces organisations pour l’année 2015.

Cette décision, publiée au Journal officiel du 27 novembre, supprime la seule émission de télévision de 5 minutes accordée, deux fois par an, aux organisations représentatives des salariés, pour la remplacer par une émission de 4 minutes. De fait, et alors que les organisations représentants les salariés sont extrêmement rarement invitées sur les plateaux de télévision, ce sont au total 2 précieuses minutes de droit d’expression sur les chaînes de télévision publique qui seront supprimées, chaque année, sans qu’effort soit fait pour modifier les horaires de diffusion des émissions d’ « Expression directe », et encore moins pour examiner la possibilité de compenser cette suppression de droit d’expression par une émission télévisée de 2 minutes.

Malgré les demandes répétées des organisations syndicales, la mise en place d’un mécanisme permettant de mesurer la répartition du temps de parole des organisations syndicales sur les chaînes de télévision et les radios n’est pas davantage à l’ordre du jour, alors que c’est depuis longtemps le cas s’agissant du temps de parole accordé aux organisations politiques. Il serait alors aisé de constater que, la plupart du temps, ce sont les journalistes spécialisés, les personnalités politiques et les experts en expertises qui sont invités à commenter la place, le rôle, l’action et la parole des syndicats… très rarement les intéressés eux-mêmes.

Il en va pourtant du respect du pluralisme et de la démocratie sociale dans notre pays. La place donnée à la parole des organisations représentatives des salariés est aujourd’hui profondément déséquilibrée dans les medias publics face à celle accordée aux organisations patronales et particulièrement au Medef. Est-il en effet nécessaire de rappeler que France Télévision aura fait un pont d’or au Medef, quasiment toute l’année 2014, en tendant le micro sans compter à Pierre Gattaz et à ses lieutenants, et en diffusant 115 programmes courts, sur France 2 et France 3, chaque soir, à des heures de très grande écoute, depuis mai et jusqu’au 26 décembre ?

                                                

De la suppression des élections des conseillers prud’hommes aux attaques incessantes du Medef contre les droits de représentation des salariés dans les entreprises, en passant par la multiplication des annonces de fermeture de bourses du travail et autres lieux d’information, d’organisation et de défense des salariés, chaque jour marque un recul des droits d’expression des salariés en France.

Le dernier épisode en date, créant un groupe de neuf chefs d’entreprise et experts chargés de donner leur avis sur les projets de loi avant leur présentation au Parlement, illustrent parfaitement la conception dogmatique à l’œuvre : l’entreprise dicte désormais la loi !... Et pour qu’elle le fasse d’autant plus tranquillement, les salariés, premières victimes des choix politiques et économiques, et leurs représentants, devraient se taire ! C’est évidemment l’inverse qu’il faut faire.

La CGT, qui vient de signer, aux côtés de plusieurs autres organisations syndicales, une lettre au Président du CSA pour l’inviter à réviser la décision du 27 novembre, appelle tous les salariés, les retraités et les privés d’emploi à se faire entendre.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 19:51

Les usagers des autoroutes ne sont pas là pour satisfaire aux appétits financiers des actionnaires 40 !

Le débat sur l’avenir des autoroutes concédées a le mérite de reposer la question de la gestion des autoroutes dans le cadre d’un service public routier national et de la maîtrise publique des dépenses d’avenir pour les infrastructures de transports.

Chacun comprend aisément que la situation de « rente » des sociétés concessionnaires, dénoncée par l’Autorité de la concurrence en septembre 2014, ne peut laisser croire que le gouvernement ne pourrait rien faire pour mettre fin à ce modèle économique qui a fait la preuve de sa nocivité pour la société, les usagers et les salariés des sociétés d’autoroutes qui ont subit une hémorragie des emplois, soit plus de 15% des effectifs globaux du secteur autoroutier.

Les concessionnaires diminuent leur masse salariale pour augmenter leurs profits colossaux au détriment de la qualité de service et de la sécurité. Il faut mettre fin au scandale national de la privatisation des autoroutes en 2006 qui a abouti à distribuer 14,7 milliards d’euros aux actionnaires en 7 ans, au détriment d’un réinvestissement dans les infrastructures d’intérêt général permettant le report modal de la route et de son rééquilibrage vers les transports alternatifs : ferroviaire, fluvial et maritime.

Par ailleurs, cette situation ne peut plus perdurer avec le choix du gouvernement de mettre en place son plan de relance autoroutier sur la période 2015-2020 qui poursuivrait de nouvelles privatisations du réseau routier national que la CGT dénonce auprès des salariés et des populations.

En effet, le Gouvernement demande aux sociétés concessionnaires de s’engager sur des travaux routiers estimés à 3,2 milliards d’euros, montant qui leur a été réparti par l’Etat, sans appel d’offre par « adossement » des projets aux réseaux de chaque société, avec la bénédiction de la Commission Européenne, dans son avis de novembre 2014. Les durées des concessions actuelles seront rallongées de 2 à 4 ans comme compensation à l’investissement de leur part dans le cadre des contrats de plan en cours de négociations entre l’Etat et chaque société concessionnaire.

Mais la réalisation de la plupart de ces travaux va tomber, à l’issue des appels d’offre qu’elles vont lancer dès 2015, dans l’escarcelle de leurs filiales appartenant aux groupes de BTP Vinci et Eiffage !

Les profits ne s’arrêtent pas à l’exploitation des autoroutes, ils se nichent aussi dans le marché des travaux autoroutiers ! La réappropriation publique du réseau autoroutier est donc possible, l’argent disponible existe. Cela suppose une volonté politique de réorienter l’argent public et des péages payés par les usagers en hausse continue déconnectée des coûts réels, vers l’emploi, les investissements en infrastructures de transports dans notre pays et de l’aménagement des territoires indispensables à l’activité économique.

Pour la CGT, l’Etat, qui a privatisé les sociétés d’autoroutes, au moment où celles-ci commençaient à être bénéficiaires, doit racheter les concessions actuelles pour reconquérir dans le giron public la gestion des réseaux d’autoroutes qui relève d’un grand service public routier national. Il n’y a pas d’autre alternative qu’une renationalisation de nos autoroutes concédées.

Le Premier ministre semble enfin ouvrir le débat sur la possibilité de rachat des concessions. La CGT n’acceptera pas de nouveaux renoncements à une maîtrise publique qui tomberait à nouveau dans l’escarcelle d’une gestion privée, dans une logique de libéralisation totale des transports.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 12:46

Projet de loi Macron

 Le projet de loi « Macron » affiche l’objectif de moderniser l’économie et lever les freins à l’activité, pour renouer avec une croissance durable. Il s’agit en fait d’un texte fourre-tout allant de la libéralisation du transport non urbain  voyageur par autocar aux professions règlementées, en passant par la justice sociale et le droit du travail.

Nous pourrions le résumer très simplement : réduction des droits pour les salariés, liberté pour les patrons ! L’équation est simple, les droits des travailleurs et les règles qui régissent le « vivre ensemble » sont des obstacles à l’activité des entreprises, il faut les supprimer ! Quelle drôle de conception du rôle de la puissance publique : plutôt que de porter une réelle stratégie s’agissant de la politique économique, et notamment industrielle, le gouvernement préfère dérèglementer à tout va.

La mesure la plus médiatisée du projet de loi est l’élargissement du travail du dimanche et de nuit dans le commerce. Cette mesure représente un recul considérable des droits des salariés de ce secteur, et l’extension assurée à d’autres champs. Cet élargissement est aussi un puissant marqueur du changement de société : travailler et consommer 24 heures sur 24 !

L’enjeu, c’est d’abord d’augmenter les salaires, les pensions, et les minima sociaux. Les propositions concernant la justice prud’homale constituent une véritable provocation. C’est la mise au pas des conseillers prud’hommes dont le rôle sera affaibli. Par ailleurs rien dans ce texte ne permet d’améliorer le fonctionnement des conseils de prud’hommes et les procédures pour les salariés. La justice prud’homale est primordiale, elle doit absolument pouvoir se développer. La loi porte par ailleurs un véritable projet de dépénalisation du droit du travail et cherche à éloigner les patrons des tribunaux et des audiences publiques…

 

Inacceptable !

 

En conclusion ce projet constitue une nouvelle régression sociale et ne répond en rien à l’objectif de création d’emplois et de réduction du chômage. Elle confirme le besoin de construire une mobilisation au plus près des salariés, nous nous y employons.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 11:21

BUDGET 2015 DE LA CAISSE NATIONALE DE SOLIDARITE AUTONOMIE

  •  Mise en place en mai 2005, la Caisse Nationale de Solidarité Autonomie est depuis le 1er janvier 2006, chargée de :
  • Financer les aides en faveur des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées ;
  • Garantir l’égalité de traitement sur tout le territoire et pour l’ensemble des handicaps ;
  • Assurer une mission d’expertise, d’information et d’animation pour suivre la qualité du service rendu aux personnes.

Son budget  se compose principalement de :

* - L'Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (l'ONDAM) qui est essentiellement du budget de la Sécurité Sociale et plus précisément de l'ONDAM médico-social,  qui est  la  contribution de l'assurance maladie aux dépenses en établissements et services pour personnes âgées et et aux dépenses en établissements et services pour personnes handicapées.

* - La Contribution sociale généralisée (CSG) ;

* - la contribution solidarité autonomie (CSA) plus connue sous le nom de journée de solidarité versée par les actifs ;

* - La contribution additionnelle de solidarité autonomie (CASA) qui est le prélèvement de 0,3% sur les retraites ;

* - Une participation des organismes de retraites.

Pour 2015, le projet de budget de la CNSA n'échappe pas à la politique actuelle et aux restrictions budgétaires. L'ONDAM médico-social perd un point par rapport à l'année dernière. Une perte  compensée en partie par une ponction de 100 millions sur les réserves de la CNSA. Cependant,  la couverture de la CNSA pour les dépenses d'allocation compensatrice tierce personne de l'allocation personalisée autonomie, perdrait 1% environ. Une diminution de ressources  qui va encore aggraver la qualité du service rendu dans les établissements médico-sociaux et les services d'aide à domicile. Aujourd'hui, le constat est accablant : manque de personnel, gel des rémunérations, licenciement du personnel qualifié pour embaucher des non qualifiés....

La CNSA retrouve cependant l'intégralité des financements de ses ressources propres. En effet depuis deux ans, le budget de la CNSA voyait son montant de CSG diminué de la même hauteur que la CASA : 400 millions d' euros la première année de CASA ; 600 millions d'euros en 2013. Au total le budget de la CNSA a été amputé d' un milliard d euros !

Les résultats des bilans précédents sont excédentaires depuis plusieurs années. Pour 2015, le budget de la CNSA retrouve une CSG à la hauteur de la CSG 2012 et la CASA est versée intégralement pour le financement de la future loi sur l'adaptation de la société au vieillissement. Mais ce n'est qu'une ligne budgétaire. La nouvelle loi n'est toujours pas votée et ne sera mise en place qu'au cours du 2ème trimestre 2015. De ce fait il y aura sous consommation de la CASA. Quand au second volet du texte, consacré à la prise en charge de la dépendance en établissement, il s'éloigne de plus en plus compte-tenu du contexte budgétaire.

Que va-t-il se passer ?

La CNSA gardera-t-elle l'intégralité de son budget ?

La sous consommation de CASA ne va- t-elle pas venir augmenter les réserves ?

Malgré les garanties de la Ministre , il y a de quoi être sceptique et inquiet. On se souvient de la ponction de 170 millions effectuée en 2012 par l'Etat sur les réserves de la CNSA pour " soutenir le financement des missions de solidarité " des départements. Le conseil de la CNSA avait été mis devant le fait accompli.

                                

En conclusion le budget s'inscrit bien dans les orientations arrêtées par le gouvernement. Il s'inscrit dans la poursuite du plan d'austérité associé au pacte de responsabilité. Il ne répond pas aux besoins de la population et des personnes âgées. On est bien devant un choix de société : aider les retraités et personnes âgées à bien vieillir ou faire des cadeaux au patronat et actionnaires.

 

La CGT a voté contre le budget présenté.

 

Nous rappelons que la CGT a toujours été contre la CSG et la CASA et reste opposée à la journée de solidarité, c'est pourquoi la CGT revendique une prestation de l'aide à l'autonomie qui soit intégrée dans la branche maladie de la Sécurité sociale et qui prenne en compte la perte d'autonomie de la naissance à la mort, comme un des aléas qui a prévalu à la constitution de notre Sécurité Sociale.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 23:26

 Elections du 4 décembre 2014 dans la Fonction publique

 Plus de 5 millions de salariés, titulaires et non titulaires de la Fonction publique d’Etat, Hospitalière, et Territoriale ont été appelés à s’exprimer pour élire leurs représentants dans 22 000 institutions représentatives du personnel.

Alors que les salariés de la Fonction publique subissent en première ligne les politiques de rigueur et de désengagement de l’Etat, ils ont envoyé un signal clair en plaçant en tête une organisation qui résiste et propose.

Avec un résultat de 23,1 % la CGT confirme sa première place, devançant de 4 points la seconde organisation. Pour la CGT ce résultat est un encouragement à se tourner vers tous les salariés, quels que soient leurs statuts et leurs situations. Au-delà de la disparité de ces résultats, le recul de 2,3 % de son audience sur l’ensemble de la Fonction publique, invite la CGT à réfléchir à son activité.

Dans une Fonction publique percutée de plein fouet par les politiques d’austérité, les salariés attendent de leurs organisations syndicales des propositions concrètes à leurs problèmes quotidiens. Le défi de la proximité, de la présence auprès des salariés sur toutes leurs revendications est posé.

La CGT engagera avec les organisations qui la composent et qui sont concernées par ce scrutin, une profonde réflexion sur son activité, son rapport au salariat dans sa diversité. Forte de sa responsabilité de première organisation syndicale du pays la CGT continuera d’agir et rassembler pour que les revendications des salariés soient entendues.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 14:29

Union locale des Syndicats CGT de CHERBOURG

 

 

Premières tendances des élections professionnelles dans la fonction publique du 4 décembre 2014, à l'échelon local :

 

 Sur le territoire, les syndicats CGT maintiennent globalement leurs positions ou progressent.

 

  • Le syndicat de la  Communauté urbaine de Cherbourg progresse en voix et en pourcentage. Il obtient un siège supplémentaire en CTP et  un siège en CAP B ;
  • Le syndicat des Territoriaux de Cherbourg maintient tous ses sièges ;
  • Le syndicat desTerritoriaux de Tourlaville maintient tous ses sièges
  • Le syndicat desTerritoriaux de Beaumont-Hague obtient 2 sièges au CTP. Un résultat qu'il convient de souligner puisque pour la première fois la CGT présentait  une liste aux élections.

A la Commission d’avancement des Ouvriers d’Etat  DCNS, la CGT vire en tête et progresse de +1%

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 12:19

 Vote du budget du Conseil Général de la Manche MANCHE

Le 30 septembre, avec la manifestation des retraités et le 16 octobre avec l’action interprofessionnelle, la CGT s’est clairement mobilisée pour la défense et la reconquête de la protection sociale. La loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2015, votée le 1er décembre 2014 à l’assemblée nationale prévoit des plans d’économie de plusieurs milliards d’euros dans la santé, à l’hôpital, la famille, la gestion de la Sécurité sociale….

Alors même que les inégalités progressent, l’accompagnement des personnes âgées reste très peu pris en charge ainsi que l’aide aux familles pour les personnes en situation d’handicap. En matière d’action sociale, la baisse des budgets de la Sécurité sociale et des conseils généraux va se traduire par : 

  • Moins de financement pour les centres sociaux et associations ;
  • Moins d’heures attribuées au secteur de l’aide et du maintien à domicile ;
  • Moins de moyens pour l’aide sociale à l’enfance ;
  • Moins de moyens pour les personnes handicapées.

Aujourd’hui, dans le département de la Manche, ce sont les associations telles que l’APEI, l’UNA de la Manche, l’ADMR qui souffrent d’un manque de budget qui entache les conditions de travail des salariés. Ces mêmes salariés qui disent être plus en souffrance que les personnes prises en charge et qui travaillent dans des conditions fortement dégradées.

Comment gérer la dépendance, la perte d’autonomie et l’aide aux familles quand on n’a pas les moyens de bien faire son travail ?

En bref, moins d’argent pour fonctionner, c’est le mot d’ordre du gouvernement aux structures en territoire. C’est dans cette mouvance que le Conseil Général fait des choix budgétaires orchestrant ainsi la marchandisation du secteur de la prise en charge des personnes âgées dépendantes pour céder au secteur privé lucratif les activités les plus rentables.

C'est le même Conseil Général qui aura à décider de l’utilisation de fonds publics pour l’organisation du Tour de France en 2016 dans la Manche, ce que nous ne remettons pas en cause, au contraire. Mais est-il normal, aujourd’hui de devoir faire le choix de donner moins à certains, notamment à ceux qui en ont le plus besoin, sous couvert de coupes drastiques de budget imposées par les mesures successives du gouvernement ?

L’humain doit être au coeur de nos préoccupations. Ce n’est pas au capital de décider des conditions de fin de vie. Il nous faut exiger d’autres choix de société pour le respect et la dignité des personnes ainsi que celle des salariés. C’est bien notre système de protection sociale qui a participé à la croissance et a permis l’allongement de la durée de la vie. Il nous faut garantir et maintenir le financement de la perte d’autonomie, du handicap, de l’accompagnement des familles, assis sur le travail par les cotisations sociales.

                                   

Le vote du budget du Conseil Général prévu le 12 décembre prochain, doit être l’occasion de réaffirmer nos propositions CGT.

Pour cela, la commission Exécutive CGT de la Manche réunie le 21 novembre dernier, a décidé un rassemblement à 8h30 dans la cour du Conseil Général à Saint-Lô. L’ensemble des syndicats actifs et retraités du département et plus particulièrement ceux de l’action sociale sont invités à participer à cette action.

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  • : Retraités C G T Manche
  • Retraités C G T Manche
  • : Construire une société pour tous les âges par l'action revendicative et la réflexion. Favoriser la syndicalisation, la continuité syndicale et développer les convergences avec les salariés actifs.
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  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts
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