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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 13:59

  La guerre commerciale est inhérente au capitalisme

Sortie de l’accord sur le nucléaire iranien, taxes sur l’acier et l’aluminium, la politique de Trump oblige à s’interroger sur les conséquences de ces décisions et sur la capacité de la France et de l’Europe à développer une politique industrielle. Les seuls perdants d’une guerre économique seraient les travailleurs de tous les pays.
Il est nécessaire d’agir pour impulser la construction d’une réponse, en France et en Europe, qui parte de la satisfaction des besoins des populations et de la prise en compte des défis environnementaux. C’est le seul chemin pour bâtir la paix ici et ailleurs.
La mise en compétition des pays, la mise en concurrence des travailleurs font que la politique industrielle européenne est inexistante. C’est encore plus vrai pour la France dont l’obsession à offrir aux actionnaires des dividendes toujours plus élevés a conduit à des sous-investissements massifs dans l’appareil productif, la recherche, la formation, les qualifications, les salaires. Cela rend notre système productif encore plus sensible aux politiques des autres pays en la matière avec des répercussions directes sur l’emploi.
L’arme de justice extraterritoriale américaine a déjà servi à liquider certains de nos fleurons industriels. Le scandale d’Alstom et de la vente de la branche énergie à Général Electric revient sur le devant de l’actualité avec le piétinement par Général Electric de son engagement à créer 1000 emplois en France.
Nous sommes dans un affrontement qui dépasse les enjeux commerciaux à court terme.
Pour résister, il est nécessaire d’avoir une véritable politique industrielle pour notre pays et que la France joue son rôle pour impulser la construction d’une politique industrielle européenne qui fait cruellement défaut.


Pour la CGT, le moment est venu d’une mise à plat des questions fondamentales :

  •   Clarification de la logique des échanges. Multilatéralisme maîtrisé. Ni libre-échange, ni fermeture des frontières ;
  •  Remise en ordre du système monétaire international et fin du privilège du dollar.
  • Mobilisation de la création monétaire en euro au service d’un nouveau développement ;
  •   Elaboration d’une politique industrielle européenne et nationale ouverte aux coopérations mutuellement avantageuses ;
  •   Prise en compte des intérêts sociaux et climatiques dans les échanges. Mesures en faveur des pays les moins développés ;
  • Fin du privilège juridique d’extraterritorialité de la législation américaine.
  •  

Loin d’un repli, la mise en place de mécanismes de coopération ainsi que de filtres aux frontières de l’Europe pour « avantager » les produits correspondants à des normes sociales, environnementales, fiscales dignes de ce siècle et la vérité des prix pour favoriser les produits issus d’une économie réellement circulaire avec des circuits courts constitueraient une ébauche de réponse.


Au final, il s’agit d’impulser une autre construction européenne, sociale, solidaire et démocratique avec l’intervention des citoyens, des travailleurs, pour peser dans le sens de l’intérêt des peuples

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 20:04

 Contre la politique de redistribution des richesses à une minorité de privilégiés.

Environ 200 personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale FO, CGT,  Sud et UNL(lycéens) et se sont rassemblées Place Jean Jaurès à CHERBOURG, le 28 juin entre 11h30 et 14h00, convaincues que seuls les rapports de force permettront de faire entendre les revendications.

 

 

 

 

 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 16:37

 

Précarité, toujours précarité

 

Le nombre de privés d’emploi en catégorie A est en baisse légère de 0.9% sur un mois, soit 3 294 700 inscrits sur les listes de Pôle Emploi. On note une augmentation du côté des précaires. La catégorie C (chômeurs en activité réduite à plus de 78 heures par mois) passe à 1 482 700 personnes, soit +1.9 % en un mois, ce que ne compense pas la baisse de la catégorie B (en activité réduite de moins de 78 heures par mois) qui compte 751 900 chômeurs, soit -3.4% en un mois.
Nous comptons donc 2 234 600 chômeurs qui travaillent à temps partiel et perçoivent une indemnisation, soit + 0.1 % en un mois, + 1.6 % en trois mois ou + 7.5 % en un an. En ce qui concerne l’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits, c’est 6 187 000 personnes qui comptent sur l’aide de Pôle Emploi pour retrouver un travail qui leur permette de vivre dans la dignité.
Le chômage global ne baisse donc quasiment pas, du fait de la précarité.
La précarité se mesure très bien dans les catégories B et C qui augmentent inexorablement depuis le 1er trimestre de 2009 où nous pouvions décompter 1 034 300 demandeurs d’emploi inscrits.


Une étude sur les contrats très courts vient de confirmer que, sur 16 ans, le nombre d’entrées en CDD a été multiplié par 2.5, avec une durée d’emploi qui diminue de 112 à 46 jours. La part des CDD d’une seule journée est établie à 30% en 2017. C’est une précarité toujours plus forte qui s’intensifie, avec la flexibilité instaurée par les ordonnances.
Depuis plusieurs années, la CGT dénonce cette montée du nombre de personnes en situation de travail précaire et fait des propositions de réduction du temps de travail avec maintien des revenus. Il n’est pas possible de rester dans cette optique de dégradation des conditions de vie, sans travailler à la diminution du nombre de contrats courts et à la relance de l’emploi stable : en premier lieu, par la mise en place d’une sur-cotisation significative au bénéfice de l’assurance chômage à laquelle les contrats courts coûtent 8 milliards d’euros annuellement. Il faut noter, par ailleurs, qu’un bonus pour ceux qui utilisent l’intérim, plutôt que l’embauche, ne serait pas le bienvenu.


La CGT insistera toujours, que ce soit avec le rassemblement de chômeurs devant le Conseil d’Administration de l’UNEDIC du 29 juin ou dans d’autres instances, pour faire entendre les revendications des travailleurs privés d’emploi ou pas, dans le sens d’une justice sociale au bénéfice de toutes et tous, notamment les plus fragilisés.

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 18:37

 

Pas plus de dialogue social mais des licenciements facilités

 

L’agence gouvernementale France Stratégie qui réunit régulièrement le Comité d’évaluation des ordonnances Macron vient de publier des enquêtes qui rendent compte de la façon dont les dirigeants d’entreprise et les DRH s’approprient les ordonnances et entendent les mettre en œuvre.
Dans un document de synthèse, le Comité d’évaluation des ordonnances commente les résultats de l’enquête CSA dont il ressort que « certaines mesures sont mieux connues : les mesures relatives à la rupture des contrats de travail (plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif, rupture conventionnelle collective, formalités simplifiées dans le cadre du licenciement) »
Dans le même sens, le Comité d’évaluation des ordonnances relève que les DRH « sont peu nombreux à considérer que les ordonnances permettent de recruter plus facilement, mais largement majoritaires pour dire qu’elles simplifient les procédures de licenciement »


Tout est dit. Comme la CGT l’affirme depuis le départ, le principal objet des ordonnances consiste bien à faciliter les licenciements. Mais, cette fois, ce sont les dirigeants d’entreprises et les DRH qui le reconnaissent !
Le Comité d’évaluation des ordonnances poursuit en constatant qu’à une forte majorité les « dirigeants n’envisagent pas de recourir plus souvent à la négociation. »
Et, parmi les mesures « mieux connues » des dirigeants et des DRH, il y a bien sûr « les possibilités de négocier avec un salarié mandaté ou élu en l’absence d’un délégué syndical » C’est sûr que lorsqu’il s’agit de contourner les syndicats, les dirigeants se montrent intéressés !
Ce premier bilan confirme que les ordonnances Macron visent bien à faciliter les licenciements et que le développement du dialogue social n’était qu’un prétexte.
Pourtant, à l’été 2017, le gouvernement promettait de faire de la négociation et du dialogue social les maîtres mots de sa réforme du Code du travail. Un an après, on ne peut que constater que ce n’était qu’une diversion lui permettant de fossoyer les droits des salariés.


Il faut donc redoubler de vigilance quant à la négociation version Macron, comme le montre « l’accord de performance collective » qui vient d’être signé par certains syndicats de PSA à Vesoul. Cet accord met fin aux 35 heures, imposant aux salariés de travailler plus sans compensation intégrale de salaire. Les salariés qui refusent peuvent être mutés ou licenciés. Cet accord ne fait que « performer » les dividendes des actionnaires !

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 15:05

 

Pour le progrès social, Contre les politiques d’austérité, la lutte continue !
 

Cette lutte s’inscrit dans la contestation de la politique idéologique menée par le gouvernement, y compris dans l’éducation en instaurant la sélection à l’université et laissant des milliers de lycéens sur le côté, en mettant fin au caractère national qu’est le baccalauréat, vecteur d’égalité.


 
La journée de mobilisation du 22 mai, menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires et avec la présence de toutes nos organisations, tout comme l’ensemble des actions menées dans le privé, a constitué un signal fort.
 

 

Nos organisations saluent et soutiennent la lutte unitaire des Cheminots et réaffirment la nécessité d’un service public du ferroviaire.
 

 

Nos organisations s’inquiètent d’une remise en cause de notre modèle social, et ce dans un contexte d’explosion des inégalités. La persistance de l’austérité entraîne des réductions drastiques de missions publiques et sociales et menace les services publics comme l’intégralité de la protection sociale. La modération salariale et plus largement la non-redistribution des richesses, ainsi que les choix fiscaux qui sont faits en faveur des riches, viennent réduire le pouvoir d’achat des travailleurs et aggrave la paupérisation.
 
Les politiques mises en œuvre relèvent d’une logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études. Elles
mettent à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.
 
Nos organisations affirment que leur rôle est essentiel à la démocratie sociale, y compris au travers de la négociation et du paritarisme. Elles constituent un contrepoids plus que jamais nécessaire dans une société qui se fracture et où le social devient une « simple » variable d’ajustement budgétaire.
 
Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social. Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, UNL-SD 50, FSU et Solidaires s’engagent, dès à présent, dans la construction d’un rapport de force interprofessionnel.
 
Dans ce cadre, elles appellent à faire de la journée du 28 juin 2018 une grande journée de revendications et de mobilisations, de rencontre des travailleurs et de la jeunesse. Ce n’est ni un « baroud d’honneur » avant la période estivale, ni une fin en soi.
 
Au-delà des organisations appelantes, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse est invité à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les initiatives à prendre, dans le cadre d’une démarche unitaire la plus large possible.

Photo FO

RASSEMBLEMENT DEPARTEMENTAL À CHERBOURG « CARREFOUR DES LUTTES » 11H30 – 14H00 PRISES DE PAROLE (INTERSYNDICALE ET DES CHEMINOTS) BARBECUE SOLIDAIRE

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 14:26

Revers cuisant pour la direction de la SNCF

 

Le tribunal de grande instance de Bobigny a condamné la direction de la SNCF pour entrave aux droits syndicaux et de grève, en raison des cumuls qu’elle a pratiqué pour le décompte des retenues sur salaire.

 

« Le tribunal de grande instance de Bobigny vient de rendre sa décision : la victoire est sans appel. » C’est en ces termes que la fédération CGT cheminots a annoncé sa victoire dans son communiqué du 21 juin 2018.

Depuis le début du conflit unitaire contre le pacte ferroviaire du gouvernement, la direction de la SNCF considérait que l’action entamée fin mars et toujours en cours devait s’interpréter comme un seul et unique mouvement de grève, malgré le dépôt de préavis des différentes séquences de grève. Elle a donc pratiqué des cumuls pour le décompte des retenues sur salaires.

Déclarée coupable d’entrave aux droits syndicaux et de grève par le tribunal de grande instance de Bobigny, la direction de la SNCF est condamnée à ne plus décompter les repos compris entre les séquences de grève couvertes par des préavis distincts, rembourser aux cheminots les sommes indûment retenues et verser aux fédérations CGT, Unsa et CFDT des dommages et intérêts pour atteinte au droit syndical. Cette décision est immédiatement applicable, quand bien même la direction envisagerait de faire appel.

À la fin de son communiqué, la fédération appelle les cheminots « à poursuivre l’action pour l’ouverture de véritables négociations afin de préserver et développer le service publique ferroviaire ». Elle conseille également au gouvernement et à la direction SNCF de revenir à la raison…

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 14:12

Des retraités au Secours Populaire

Moins d’un sexagénaire sur deux se dit confiant sur sa possibilité d’aider ses enfants en cas de besoin. 6% des personnes soutenues par le Secours populaire français (SPF) ont 60 ans et plus. 

Entretien avec Julien Lauprêtre, son emblématique président.

Quelle place les retraités prennent-ils dans l’animation des activités du SPF ?

Très importante. Comme dans bien d’autres domaines du mouvement associatif…Et ils savent faire la place : 20 jeunes viennent d’être élus au sein de notre direction nationale. Souvent des jeunes retraités que nous rencontrons nous disent : « Quand j’aurai atterri dans ma nouvelle vie, je vous aiderai…» Nous leur disons : « Pourquoi attendre pour donner sens et contenu à cette nouvelle vie ? » Les jeunes viennent à partir de leurs occupations et préoccupations de jeunes : musique, sport, etc.

Quelle place les retraités occupent-ils en tant que bénéficiaires des actions du SPF ?

Nos associations multiplient « les banquets des cheveux blancs », des séjours de vacances, des sorties culturelles pour les seniors. À ces occasions, à ces personnes aidées, nous demandons de le faire autour d’elles, à leur tour. Il y a là pour elles une dimension de dignité retrouvée. C’est ainsi que la personne aujourd’hui chargée de l’organisation de nos grandes initiatives nationales de solidarité est un ancien bénéficiaire. Le nombre augmente, par ailleurs, de ceux et celles qui, ayant travaillé et produit des richesses toute leur vie, se retrouvent dépendants de la solidarité pour simplement se nourrir. Mais incompréhensiblement, cela a été le moment choisi en Europe, par certains pour mettre fin à l’aide alimentaire européenne, laissant chaque pays se débrouiller seul. Nous n’en sommes pas restés là.

Avec nos partenaires, nous avons même organisé une manifestation d’assiette vide devant le Parlement européen à Strasbourg, à Bruxelles et dans des dizaines de villes. Tout cela a été rétabli… mais jusqu’en 2020 ! Le SPF, les Restos du cœur, la Banque alimentaire et la Croix rouge restent donc, ensemble, très vigilants.

Donc la solidarité doit poser la question des raisons qui la rendent nécessaire ?

Notre leitmotiv au SPF, c’est « lier celui qui donne à celui qui reçoit ». Nous agissons sur les conséquences, quelles que soient les causes. Nous sommes les avocats des pauvres, pas les procureurs des fautifs. Une personne se noie devant vous. On l’accuse de s’être mise en danger ou bien on lui lance une bouée ?

Oui mais vous parlez de « fautifs » ?

…Cela ne nous empêche pas de mettre le doigt sur les conséquences des mesures prises. E. Macron était l’autre jour auprès d’enfants ne partant pas en vacances. Bien. Mais nous l’avons interpellé sur les conséquences qu’avait – pour le financement d’associations comme la nôtre – sa décision de suppression de la réserve parlementaire. Nous en sommes souvent les « bénéficiaires » de la part d’élus qui font, pour certains, ce choix de l’utilisation d’une partie de cette « réserve ». Ce sont 200 000€ qui ne tomberaient plus dans nos caisses.

Parlons de la dimension planétaire de votre intervention ?

Nous avons initié ce que nous appelons « les enfants copains du monde ». Avec du mal au départ, mais notre dernier congrès a été le témoin de notre avancée en ce domaine dans un monde qui va mal. Plus de 30 Villages « Copains du monde » venant de 50 nationalités. Le concept que nous développons est simple : en aidant les enfants à construire leurs solidarités - entre eux, à leur façon et sur leurs thèmes - nous construisons l’avenir de la solidarité. Lorsque des enfants palestiniens et israéliens se côtoient dans nos initiatives, il sera plus difficile qu’ils s’affrontent demain lorsqu’ils seront adultes.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 14:03

Palestine

Systra se retire du projet de tramway à Jérusalem

Guillaume Pépy président de la SNCF, a annoncé le retrait de la filiale Systra des lignes « rouge » et « pourpre » du tramway de Jérusalem.

 

Première victoire pour le collectif de campagne « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé ». Interpellé pour la deuxième fois lors du comité d’entreprise européen SNCF (CEESNCF), Guillaume Pépy, président de l’entreprise, a annoncé le retrait de sa filiale Systra des lignes « rouge » et « pourpre » du tramway de Jérusalem.

Cette victoire fait suite à la publication d’un rapport corédigé par les huit organisations du collectif — dont la CGT — mettant en lumière la participation des entreprise françaises (Egis Rail, Alstom et anciennement Systra) à ce projet, qui visait à relier Jérusalem-Ouest aux colonie israélienne de la Jérusalem-Est palestinienne, en totale violation du droit international.

Le CEESNCF indique qu’il « reste vigilant concernant les agissements du groupe SNCF dans le monde et s’engagera dans toutes les actions pour faire respecter la dignité et le droit ».

La CGT avait déjà participé à la rédaction d’un rapport dénonçant la participation des banque françaises dans le processus de colonisation israélienne, qui avait eu, lui aussi, un impact médiatique retentissant.

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 19:09

DIRECTIVE EUROPÉENNE

Jeudi 21 juin, le projet de directive vie privée vie familiale sera examiné à Bruxelles lors du sommet des ministres du travail européens. À l’issue de cette réunion, sera validé ou non le projet de directive. S’il est validé, le projet sera ensuite négocié, entre le Parlement Européen, la Commission Européenne et le Conseil (rassemblant les chefs d’États européens).
Le projet de directive vie privée vie familiale a été rédigé par la Commission européenne suite à la mobilisation de la Confédération Européenne des Syndicats. Il prévoyait une harmonisation par le haut des droits familiaux au service de l’égalité Femmes/Hommes et, notamment :

  •   un congé paternité de 10 jours rémunéré au niveau de l’arrêt maladie ;
  •   un congé aidant-e-s familiaux de 5 jours par an rémunéré au niveau de l’arrêt maladie (droit inexistant en France) ;
  •   un congé parental de 4 mois minimum pour chaque parent, non transférable et rémunéré au niveau de l’arrêt maladie (il est aujourd’hui indemnisé de manière forfaitaire à hauteur de 390 euros/mois en France) ;
  •   le droit pour les salarié-e-s parents à des aménagements d’emploi du temps ;
  •   une protection contre le licenciement et les discriminations des salarié-e-s durant leurs congés familiaux.

Ce projet est en train d’être détricoté par les chefs d’États européens, à l’opposé de leurs déclarations publiques.

Côté pile, ils appellent à une Europe plus sociale et à l’effectivité de l’égalité F/H. Côté face, ils font obstacle à toute directive qui se traduirait par une avancée sociale dans leur pays.

La France a donné le ton, en refusant que le projet de directive ne prévoit une harmonisation du niveau d’indemnisation des congés familiaux, considérant que cela serait « insoutenable pour les finances publiques ».

L’Allemagne s’est ensuite battue contre le congé paternité qui n’existe pas chez elle et contre le caractère non transférable du congé parental, suivie sur cette question par l’Autriche, la Grande-Bretagne et les pays de l’Est. L’Allemagne a également dénoncé les protections contre le licenciement. Enfin, les pays nordiques ont exigé le retrait des congés pour les aidants familiaux. Tout ceci, bien sûr, dans les discrets conclaves bruxellois, bien loin des travailleuses et travailleurs européens qui soutiennent ces avancées.


La Confédération Européenne des Syndicats et ses 89 affiliés interpellent les chefs d’États européens. Pas question qu’encore une fois, après la directive sur le congé maternité torpillée en 2015, une directive porteuse de progrès pour les salarié-e-s passe à la trappe.
Grâce à l’interpellation par les syndicats français d’Emmanuel Macron, la France soutient désormais le projet de directive, tout en ayant discrètement exigé la suppression des obligations de rémunération des congés.

Nous refusons les doubles discours de la France. Comment soutenir, en face des citoyen-ne-s, une Europe sociale et l’égalité Femmes/Hommes et, à Bruxelles, faire reculer les rares textes sociaux ?
Nous appelons le gouvernement français à soutenir un projet de directive de haut niveau pour créer de nouveaux droits pour les parents en France et en Europe.

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 19:07

INDUSTRIE DE DÉFENSE

L’industrie de Défense doi être « faiseuse de paix ».

 

L’avenir de l’industrie navale militaire française est aujourd’hui profondément remis en question pour des intérêts purement capitalistiques et négligeant toute dimension stratégique et d’indépendance de la France dans ce secteur d’activités industrielles si particulier qu’est l’armement.

Missionnés par les gouvernements français et Italien, les directions des entreprises « Naval Group », côté français, et « Fincantieri », côté italien, travaillent à leur « rapprochement ». L’objectif clairement annoncé est de former un géant mondial dans le seul objectif de gagner de nouveaux marchés !

La CGT dénonce cette opération de rapprochement/fusion qui, non seulement, va générer des suppressions d’emploi par centaines via des économies d’échelle mais, aussi, transférer certaines activités potentiellement stratégiques au partenaire italien. C’est là une mise en danger en termes de savoir-faire et de maitrise technologique. C’est aussi une question politique quant à l’indépendance de la France dans ce secteur d’activité hautement stratégique.


« Naval Group » est une entreprise industrielle de référence et de pointe dans plusieurs domaines d’activité : navires, sous-marins, maintien en conditions opérationnelles des forces, énergies marines renouvelables, nucléaire civil, construction de bases navales, etc. Elle répond, aujourd’hui encore, à l’ensemble des besoins de la Marine Nationale Française.
« Naval Group » doit rester sous le contrôle de l’État garant de l’indépendance et de la souveraineté de la nation.
Quel choix fera cette société italo-française de droit privé lorsqu’il s’agira de choisir entre un besoin de l’État français et un autre d’un client capable de payer le même matériel plus cher ? Cette même capacité à décider doit aussi permettre de maîtriser ce qui est vendu et à qui.

Les armes ne sont pas des marchandises comme les autres !

La CGT propose :

 

  1.   l’ouverture d’un débat parlementaire sur ce projet de rapprochement/fusion. Au regard des enjeux qu’elle recouvre, cette question ne peut être laissée aux seules directions d’entreprises (!) ;
  2.   la création d’un « Pôle Public National de Défense », seule structure capable de garantir la maîtrise publique des industries d’armement ;
  3.   d’instaurer la démocratie par l’intervention citoyenne sur les questions de défense ;
  4.   de développer l’intervention des salariés sur la gestion des établissements, industries et groupes concourant aux missions de la Défense nationale.

La CGT œuvre et milite pour la Paix.

L’indépendance de la France en est une des conditions.

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Présentation

  • : Retraités C G T Manche
  • : Construire une société pour tous les âges par l'action revendicative et la réflexion. Favoriser la syndicalisation, la continuité syndicale et développer les convergences avec les salariés actifs.
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  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts
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