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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 09:41

Nouvelle hausse du chômage en Novembre.

Les chiffres du chômage pour le mois de novembre viennent de tomber. Tous les clignotants restent au rouge. Le chômage des jeunes augmente de 0,5% et celui des seniors de 1% en novembre. Ce sont donc 27 400 demandeurs d’emploi supplémentaires en catégorie A et 22 100, en catégories A, B et C confondues.

Malgré les annonces, les contrats aidés et  les cadeaux aux entreprises au nom de l’emploi, rien n’y fait. Le nombre de demandeurs d’emploi continue sa progression.

Alors de quoi avons-nous besoin ?

Pour la CGT, la clé est dans une autre politique de l’emploi et des salaires.

Les évolutions législatives comme les accords nationaux interprofessionnelles, notamment celui du 13 janvier 2013, concourent à une baisse de pouvoir d’achat :

  • Pour les demandeurs d’emploi qui, avec la nouvelle convention d’assurance chômage, vont devoir financer les 800 millions d’économie prévus dans celle-ci.
  • Pour les 15 millions de retraités (perte de la demie part fiscale pour les veufs et les veuves  fiscalisation de la majoration de 10% pour 3 enfants et plus, CASA de 0,3%  pour financer la perte d’autonomie, sous indexation de 1% en dessous de l’inflation, report de la revalorisation des pensions au 1er octobre 2015).
  • Les salariés avec des revalorisations de salaires bloquées par les employeurs dans les entreprises du privé, le refus de donner un coup de pouce au SMIC et la non revalorisation du point d’indice pour les fonctionnaires depuis 2010.
  •  

Toutes ces mesures ont une même conséquence, un pouvoir d’achat atone et une consommation en berne. Quand on sait que la consommation compte pour 57% dans le produit intérieur brut, tout le monde comprend que les politiques menées nous mènent droit dans le mur.

 Aussi, la CGT défend une autre politique et réclame  la fin des aides aveugles aux entreprises,  une relance de la consommation et  une remise à plat du financement de la protection sociale pour favoriser l’emploi.

  Seule la mobilisation des salariés  pourra  changer la donne.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 14:31

De nombreux retraités attendent de recevoir leur pension !

Les économies budgétaires décidées par le gouvernement, au nom de la réduction des déficits publics, conduisent à un véritable scandale, tant sur le traitement en retard de dizaines de milliers de dossiers pour l’ouverture de droits, que pour le paiement des pensions de milliers de retraités qui se retrouvent sans ressources.

Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle, nous la connaissons depuis juin 2013. Cela avait conduit l’ensemble des organisations syndicales à alerter la direction sur la dégradation des conditions de travail, les surcharges de travail et le manque d’effectifs se traduisant par un retard important des dossiers.

Stock de dossiers élevé, des accueils de plus en plus souvent fermés, une explosion du nombre d’appels à la plateforme téléphonique qui ne répond quasiment plus, des départs non remplacés. Ce sont aussi des fermetures d’agences et points d’accueils programmées dans l’objectif de les passer de 193 à 60. La direction ne méconnaît pas la situation faite aux personnels et aux retraités. Et pourtant elle continue à aggraver la dégradation avec l’objectif de poursuivre dans les économies budgétaires selon l’expression même de la direction des CARSAT Nord/Pas-de-Calais, Picardie, Languedoc-Roussillon qui met en avant la convention d’objectifs de gestion imposant une baisse de 15% des fonds de gestion au nom de la rentabilité financière.

Cette politique conduit, à ce jour, de plus en plus d’assurés sociaux qui voient leurs dossiers retraite prendre du retard et pour de nombreux retraités qui attendent toujours le versement de leur pension. Nombreux sont les retraités en colère. Une colère qui s’exprime de plus en plus fortement.

Scandale !

 C’est également le cas dans d’autres départements.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 15:16

Depuis la fin du mois d’octobre, la CGT est fragilisée par une succession de « révélations » visant à mettre en doute l’honnêteté de son secrétaire général, Thierry Lepaon, et, au-delà de lui, jetant l’opprobre sur la CGT toute entière, ses militantes et militants, ses syndiqués.

Des sommes très importantes, parfois totalement extravagantes, des informations partielles, et souvent partiales, ont été jetées en pâture à travers les médias, jetant l’opprobre sur la CGT toute entière, en créant des amalgames malsains sur la notion « d’affaires » et en entretenant, parmi l’opinion publique et les salariés, l’idée du « tous pourris »

. Cette campagne médiatique, facilitée en interne de manière inadmissible, touche au cœur les syndiqués de la CGT, car les valeurs de la CGT sont mises en cause. Parce qu’il est primordial que chacun puisse aujourd’hui disposer de tous les éléments pour apprécier les faits et se forger sa propre opinion sur les difficultés que traverse la CGT, cette dernière fait le choix aussi inédit que la situation l’est de mettre à disposition de tous ses syndiqués et de tous les salariés l’ensemble des documents d’information et d’analyse qui ont fait l’objet de débats, de propositions, d’analyses et de décisions à la Commission exécutive confédérale et été partagés avec les organisations du Comité confédéral national (CCN), depuis la fin du mois d’octobre.

 

Le point à ce jour :

 

La Commission exécutive confédérale (CEC) se réunira, les 6 et 7 janvier 2015, pour, notamment, valider des propositions d’évolution totale ou partielle de la composition du bureau confédéral qui seront faites au Comité Confédéral National (CCN).

Au lendemain de l’assemblée des secrétaires généraux des organisations du CCN, qui s’est tenue, à Montreuil, le 15 décembre dernier, la direction confédérale a confirmé la nécessité de la tenue des 7 rencontres interrégionales « Partageons nos succès » qui se tiendront du 15 au 28 janvier 2015, à travers toute la France

. Elle a également établi les ordres du jour des deux prochains Comité confédéraux nationaux (CCN) qui porteront sur les éléments suivants :

Ordre du jour du CCN extraordinaire du 13 janvier 2015 :

- Présentation des dispositions adoptées par la CEC du 6 janvier 2015 sur les règles et nouvelles procédures financières par la confédération.

- Place et rôle des instances de la direction confédérale et propositions issues de la CEC des 6 et 7 janvier 2015 sur l’évolution des responsabilités au sein du bureau confédéral (secrétaire général, administrateur et autres membres).

Ordre du jour du CCN ordinaire des 3 et 4 février 2015 :

- Premier bilan sur la mise en œuvre des orientations du 50e congrès confédéral, devant servir à préparer le 51e congrès, via cinq points développés par Thierry Lepaon lors de l’assemblée générale des secrétaires généraux des organisations du CCN le 15 décembre 2014 :

1) Notre démarche syndicale, notre rapport aux salariés dans la construction des revendications avec le choix que nous avons fait de rentrer par la porte du travail.

2) Le processus de construction des luttes.

3) Le rapport de la CGT avec les autres organisations syndicales, le politique et le monde associatif.

4) Notre place dans le syndicalisme mondial et européen.

5) Notre démocratie interne. - Initiative et modalités d’une action interprofessionnelle décidée au CCN de novembre - Projet de syndicalisation des privés d’emploi et des précaires, et élection du conseil national des privés d’emploi.

Lettre de Thierry LEPAON aux syndiqués de la CGT (19 décembre 2014 )

Documents d'information et d'analyse

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 18:41

 Le gouvernement augmente le SMIC mensuel de 15 euros

Le gouvernement a annoncé ce matin une augmentation du SMIC de 0,8 %, limitée à l’application des seuls critères légaux et n’a pas exercé de coup de pouce. Le montant du SMIC mensuel est désormais de 1457,52 euros bruts.

De plus en plus de salariés ont des problèmes pour boucler leurs budgets, un nombre croissant peut même être qualifié de « travailleurs pauvres ». L’économie française a du mal à redémarrer, engluée dans une politique de cadeaux aux entreprises qui privilégient leurs profits à la rémunération de la force de travail, alors qu’elle aurait besoin d’une politique volontariste basée sur une augmentation de la consommation des ménages et des investissements des entreprises.

L’augmentation du SMIC annoncée ce jour est dérisoire et ne correspond ni aux attentes des salariés français ni aux besoins de l’économie française. Obnubilé par le dogme de la « baisse du coût du travail », aiguillonné en permanence par des instances européennes, le gouvernement se trompe de politique et se borne à satisfaire aux exigences du patronat, qui a d’ailleurs applaudi aux annonces du ministre de ce matin.

Alors que 4 organisations syndicales sur 5, représentant 70 % des salariés du secteur privé, réclamaient un coup de pouce, le gouvernement a manifestement choisi son camp et donné un nouveau geste d’allégeance aux principes portés par le patronat, sur la politique de l’offre, l’affaiblissement des services publics et de la sécurité sociale.

La CGT continuera, dans les prochains mois, à réclamer un changement drastique de politique avec notamment sa revendication d’un niveau de SMIC à 1700 euros bruts, et à se battre pour imposer dans les entreprises une augmentation de tous les échelons de salaires.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 23:35

 Retraites

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient de rendre publique l’actualisation de ses projections à l’horizon 2060. Ces projections confirment que la situation financière des retraites dépend avant tout de facteurs économiques, et non des évolutions démographiques. C’est ce que la CGT n’a de cesse d’affirmer depuis de nombreuses années.

En même temps, les projections montrent les effets négatifs des réformes réalisées, y compris de celle de 2013. Si, dans les scénarii économiques les plus favorables, le système des retraites deviendrait excédentaire à partir de 2030, cela est réalisé au prix d’un report massif de l’âge moyen de liquidation de la retraite (64 ans à l’horizon 2040), et d’un décrochage des pensions de retraite par rapport aux revenus d’activité, résultant notamment de l’indexation de ces dernières sur les prix, de plus de 20% dans les scenarii les plus « favorables ». L’exercice réalisé par le COR montre bien qu’une poursuite durable de la stagnation économique actuelle, a l’instar de ce qu’a connu par exemple le Japon, se traduirait par des difficultés majeures à financer les retraites.

Par ailleurs, on peut être interrogatif sur l’exercice de variante consistant à combiner un taux de chômage massif sur très longue période avec des hypothèses très contrastées de productivité. Un tel taux de chômage massif aurait des conséquences particulièrement délétères sur l’économie dans son ensemble, avec une explosion des besoins de financement de l’assurance chômage et des dispositifs liés à la pauvreté comme le RSA.

On peut douter que ceci soit sans conséquences sur la croissance économique à long terme. En tout, cas les projections du COR montrent à quel point l’enjeu d’autres choix économiques pour le plein emploi et la croissance durable, celui du développement humain durable, sont cruciaux pour garantir l’avenir des retraites. Pour ne prendre qu’un seul exemple, la réalisation de l’égalité salariale femmes/hommes, dont des études commandées aux régimes de retraite par la CGT montrent l’impact considérable sur les ressources du système de retraite, permettrait un retour à l’équilibre dès la première moitié des années 2020.

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 23:14

Venus des magasins Printemps Haussmann, Galeries Lafayette, BHV, Fnac, Gibert Joseph, Le Bon Marché, Carrefour Market ou Monoprix, quelques 3000 salariés du commerce ont manifesté à Paris entre les grands magasins du quartier de l’Opéra et la place de la République.

Ils répondaient à l’appel du du Clic-P, l’intersyndicale du commerce qui rassemble la CGT, la CFDT, le Seci-Unsa, SUD et la CFE-CGC et de la fédération CGT du Commerce et des Services. Scandant par exemple "nocturnes, dimanches et jours fériés, ça suffit !", ils ont ainsi dénoncé le projet de loi Macron.

Parmi les mesures du projet de loi sur l’activité du ministre de l’Economie qui sera débattu à partir du 22 janvier, les commerces non alimentaires pourront ouvrir jusqu’à 12 dimanches par an. Des zones touristiques seront créées dans lesquelles le travail le dimanche et en soirée sera possible toute l’année.

La mobilisation des salariés du commerce contre cette extension du travail dominical et nocturne le 16 décembre 2014 à l’appel de la CGT Commerce et Services est une première riposte et un temps fort pour porter des revendications telles que la hausse du Smic à 1700 euros bruts et sa traduction dans tous les minimas de branches.

Le projet de loi Macron porte différentes mesures de déréglementation dont la plus médiatisée touche à l’élargissement du travail du dimanche et de nuit dans le commerce. Cette mesure représenterait un recul considérable des droits des salariés de ce secteur, et l’extension assurée à d’autres champs.

Pour la CGT, cet élargissement est aussi un puissant marqueur du changement de société : une activité continue et le règne du tout marchand. Or, la démonstration a été faite et les chiffres en attestent : les achats effectués pendant ces périodes ne le seront plus aux heures « normales » d’ouverture. S’il ne va pas doper l’activité économique et si même cette ouverture risque de provoquer une distorsion supplémentaire de concurrence entre les grandes enseignes et le petit commerce, alors ce projet de loi est porteur d’un enjeu plus important aux yeux du patronat. Il s’agit  de lui accorder une liberté totale  sur tous les marchés, y compris celui de l’emploi.

Le projet de loi Macron prévoit notamment :

- un nombre annuel d’ouvertures dominicales autorisées par les maires porté à 12 dimanches contre 5 actuellement ;

- des ouvertures dominicales autorisées dans les centres commerciaux

- création de zones touristiques internationales en plus des actuelles zones touristiques ;

- travail de nuit autorisé jusqu’à minuit dans ces zones touristiques et centres commerciaux ;

- les commerces dans les gares pourraient ouvrir le dimanche.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 14:16

 Retraites Complémentaires : Rapport sur l’ARRCO et l’AGIRC

 

Plusieurs médias reprennent les grandes lignes d’un rapport de la Cour des comptes sur la situation des régimes de retraite complémentaires des salariés du privé. Trois grands sujets sont évoqués :

 

Les coûts de gestion ; La situation financière des régimes ; Les préconisations de la Cour.

Sur le premier point : La Cour mettrait en évidence des coûts de gestion très élevés, notamment par rapport à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Rappelons que ces régimes ont des attributions différentes et que les comparaisons effectuées n’ont pas grand sens. La CNAV n’effectue pas le recouvrement des cotisations dévolu aux Urssaf alors que l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (ARRCO) et l’Association générale des institutions de retraite des cadres (AGIRC) l’opèrent pour leur propre compte. Ils sont différents aussi par leur histoire : l’ARRCO, en particulier, est issue d’une multitude de régimes d’entreprises et de branches, avec des paramètres diversifiés. Il en résulte au bout du compte une gestion plus complexe. On serait curieux de comparaisons avec les opérateurs de retraite par capitalisation.

Sur le second point : Les difficultés de financement remontent à 2009, moment de la baisse nominale historique de la masse salariale par rapport à l’année précédente. C’est donc la crise qui est principalement à l’origine de la situation actuelle. Il n’en reste pas moins qu’il y a, depuis 2003, un sous financement chronique de l’AGIRC, régime des cadres. C’est la raison pour laquelle la CGT et son Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT) réclament depuis de nombreuses années une augmentation des cotisations AGIRC, en particulier de la part dite patronale.

La CGT et son UGICT sont également porteuses de propositions de nature à assurer la pérennité des régimes sur le long terme. Citons l’élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale et une augmentation modulée de la part de cotisation dite patronale en fonction du rapport masse salariale sur valeur ajoutée et de la politique d’emplois et de salaires des entreprises. D’autre part, un chiffrage sur l’égalité salariale femmes-hommes a été effectué à la demande de la CGT par les services de l’ARRCO et l’AGIRC. Il montre que la progression vers l’égalité salariale aurait des conséquences très positives sur les ressources des régimes avec par exemple, un solde positif de 4 Md€ des 2017. Cela permettrait de rétablir l’équilibre de l’ARRCO tout en maintenant jusqu’en 2040 des réserves de précaution représentant 13 mois d’allocations.

Sur le dernier point : La Cour des comptes ne fait que reprendre à son compte, et ce n’est pas nouveau, la rhétorique du mal nommé « coût du travail ». Dans cette approche d’essence patronale, les cotisations ne peuvent pas augmenter, mais doivent au contraire baisser. Ce terme de l’équation étant posé, il ne reste plus pour les régimes de retraite qu’à abaisser les prestations et/ou à reculer l’âge d’ouverture des droits. La Cour des comptes n’est-elle pas chèrement payée pour délivrer des analyses et recommandations aussi peu originales ?

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 09:24

 Projet de loi relatif aux agences d’emploi privées

Le jeudi 18 décembre 2014, le gouvernement tentera de faire voter en procédure accélérée, c’est-à-dire sans créer de réelles conditions propices à un vrai débat citoyen, le projet de loi de ratification de la convention 181 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relative aux agences d’emploi privées.

Cette convention vise à la libéralisation du placement des demandeurs d’emploi au profit d’agences « dites » d’emploi privées : intérim, cabinets de placement, opérateurs privés de placement, notamment. Outre le démantèlement des missions de service public de Pôle Emploi, les expériences déjà réalisées par le passé démontrent que le recours aux structures privées n’a jamais amené de meilleurs résultats que ceux obtenus par des opérateurs de service public de l’emploi et cela malgré le peu de moyens donnés à ceux-ci en matière de suivi et d’accompagnement des travailleurs privés d’emploi.

                   

Pire, il suffit de lire les différentes annonces d’emploi publiées dans la presse ou sur des sites tels que Le Bon Coin pour prouver que la fin du monopole de la prise d’offre d’emploi du service public n’a jamais garanti le respect du droit notamment en matière de discriminations à l’embauche, portant ainsi atteinte aux valeurs socles de notre République.

Les agences privées existent déjà en France. On connaît leurs motivations : capter des marchés publics en faisant apparaitre le service public de l’emploi comme inefficace, archaïque et trop couteux, comparé à celui qu’elles affirment assurer. Si la convention 181 de l’OIT peut représenter un progrès pour les pays qui ne sont pas dotés d’un service public de l’emploi, sa ratification par la France n’apporterait aucune amélioration du service que la collectivité doit aux millions de personnes privées d’emploi dans notre pays. Il apparaît donc évident que la seule motivation de cet acte précipité consiste à rendre irrémédiable le recours aux agences privées par le gouvernement français qui se mettrait, par conséquent, en faute au regard du droit international s’il voulait faire machine arrière.

Enfin, ce projet de loi, dans le texte, fait insidieusement disparaitre la gestion de l’indemnisation des demandeurs d’emploi des missions de Pôle Emploi. Cet aspect soulève de multiples questions... Dans le même temps, la loi sur la réforme territoriale précise les volontés du gouvernement de mettre en œuvre des expérimentations régionales en matière d’accompagnement vers l’emploi. Ainsi c’est l’universalité du service public, seul garant de l’accès égalitaire à l’ensemble des droits et de leur mise en œuvre qui est attaqué. Ces projets savamment orchestrés - s’ils passent – auront pour conséquence de priver Pôle Emploi  des capacités d’intervention au service des demandeurs d’emploi qui lui sont nécessaires et  qui deviendra une plateforme d’aiguillage chargée au plus des statistiques, de l’inscription et surtout du contrôle de la recherche d’emploi.

La situation exige que le service public de l’emploi soit repensé dans sa globalité, dans ses missions et dans son efficacité. Une nouvelle multiplication des opérateurs n’est pas une réponse au besoin de cohésion de coordination attendu par les travailleurs privés d’emploi et par les entreprises. C’est par des politiques publiques tournées vers l’emploi et les moyens de service public adaptés à ses politiques que l’on fera reculer le chômage.

La seule logique de restriction budgétaire est une véritable catastrophe : cette logique mène notamment à transférer le rôle du Service Public de l’emploi vers les opérateurs privés à but lucratif. Au contraire il faut redonner toute sa légitimité au service public de l’emploi en matière de gestion de l’indemnisation, d’orientation et d’insertion professionnelle. La CGT s’y emploie avec les usagers et les personnels du service public de l’emploi

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 15:03

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel réduit coupe la parole aux syndicats

 Après la suppression des élections des conseillers prud’hommes et alors que se multiplient les attaques contre les droits d’expression des salariés, la CGT dénonce la décision unilatérale du CSA et de France Télévision de réduire le temps de parole accordé aux organisations syndicales et professionnelles dans le cadre des émissions « Expression directe ».

Sans aucune concertation, ni information préalable des organisations syndicales et professionnelles représentatives à l’échelle nationale, décision a en effet été prise, le 12 novembre dernier, de modifier les modalités de programmation du temps d’émission attribuée à ces organisations pour l’année 2015.

Cette décision, publiée au Journal officiel du 27 novembre, supprime la seule émission de télévision de 5 minutes accordée, deux fois par an, aux organisations représentatives des salariés, pour la remplacer par une émission de 4 minutes. De fait, et alors que les organisations représentants les salariés sont extrêmement rarement invitées sur les plateaux de télévision, ce sont au total 2 précieuses minutes de droit d’expression sur les chaînes de télévision publique qui seront supprimées, chaque année, sans qu’effort soit fait pour modifier les horaires de diffusion des émissions d’ « Expression directe », et encore moins pour examiner la possibilité de compenser cette suppression de droit d’expression par une émission télévisée de 2 minutes.

Malgré les demandes répétées des organisations syndicales, la mise en place d’un mécanisme permettant de mesurer la répartition du temps de parole des organisations syndicales sur les chaînes de télévision et les radios n’est pas davantage à l’ordre du jour, alors que c’est depuis longtemps le cas s’agissant du temps de parole accordé aux organisations politiques. Il serait alors aisé de constater que, la plupart du temps, ce sont les journalistes spécialisés, les personnalités politiques et les experts en expertises qui sont invités à commenter la place, le rôle, l’action et la parole des syndicats… très rarement les intéressés eux-mêmes.

Il en va pourtant du respect du pluralisme et de la démocratie sociale dans notre pays. La place donnée à la parole des organisations représentatives des salariés est aujourd’hui profondément déséquilibrée dans les medias publics face à celle accordée aux organisations patronales et particulièrement au Medef. Est-il en effet nécessaire de rappeler que France Télévision aura fait un pont d’or au Medef, quasiment toute l’année 2014, en tendant le micro sans compter à Pierre Gattaz et à ses lieutenants, et en diffusant 115 programmes courts, sur France 2 et France 3, chaque soir, à des heures de très grande écoute, depuis mai et jusqu’au 26 décembre ?

                                                

De la suppression des élections des conseillers prud’hommes aux attaques incessantes du Medef contre les droits de représentation des salariés dans les entreprises, en passant par la multiplication des annonces de fermeture de bourses du travail et autres lieux d’information, d’organisation et de défense des salariés, chaque jour marque un recul des droits d’expression des salariés en France.

Le dernier épisode en date, créant un groupe de neuf chefs d’entreprise et experts chargés de donner leur avis sur les projets de loi avant leur présentation au Parlement, illustrent parfaitement la conception dogmatique à l’œuvre : l’entreprise dicte désormais la loi !... Et pour qu’elle le fasse d’autant plus tranquillement, les salariés, premières victimes des choix politiques et économiques, et leurs représentants, devraient se taire ! C’est évidemment l’inverse qu’il faut faire.

La CGT, qui vient de signer, aux côtés de plusieurs autres organisations syndicales, une lettre au Président du CSA pour l’inviter à réviser la décision du 27 novembre, appelle tous les salariés, les retraités et les privés d’emploi à se faire entendre.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 19:51

Les usagers des autoroutes ne sont pas là pour satisfaire aux appétits financiers des actionnaires 40 !

Le débat sur l’avenir des autoroutes concédées a le mérite de reposer la question de la gestion des autoroutes dans le cadre d’un service public routier national et de la maîtrise publique des dépenses d’avenir pour les infrastructures de transports.

Chacun comprend aisément que la situation de « rente » des sociétés concessionnaires, dénoncée par l’Autorité de la concurrence en septembre 2014, ne peut laisser croire que le gouvernement ne pourrait rien faire pour mettre fin à ce modèle économique qui a fait la preuve de sa nocivité pour la société, les usagers et les salariés des sociétés d’autoroutes qui ont subit une hémorragie des emplois, soit plus de 15% des effectifs globaux du secteur autoroutier.

Les concessionnaires diminuent leur masse salariale pour augmenter leurs profits colossaux au détriment de la qualité de service et de la sécurité. Il faut mettre fin au scandale national de la privatisation des autoroutes en 2006 qui a abouti à distribuer 14,7 milliards d’euros aux actionnaires en 7 ans, au détriment d’un réinvestissement dans les infrastructures d’intérêt général permettant le report modal de la route et de son rééquilibrage vers les transports alternatifs : ferroviaire, fluvial et maritime.

Par ailleurs, cette situation ne peut plus perdurer avec le choix du gouvernement de mettre en place son plan de relance autoroutier sur la période 2015-2020 qui poursuivrait de nouvelles privatisations du réseau routier national que la CGT dénonce auprès des salariés et des populations.

En effet, le Gouvernement demande aux sociétés concessionnaires de s’engager sur des travaux routiers estimés à 3,2 milliards d’euros, montant qui leur a été réparti par l’Etat, sans appel d’offre par « adossement » des projets aux réseaux de chaque société, avec la bénédiction de la Commission Européenne, dans son avis de novembre 2014. Les durées des concessions actuelles seront rallongées de 2 à 4 ans comme compensation à l’investissement de leur part dans le cadre des contrats de plan en cours de négociations entre l’Etat et chaque société concessionnaire.

Mais la réalisation de la plupart de ces travaux va tomber, à l’issue des appels d’offre qu’elles vont lancer dès 2015, dans l’escarcelle de leurs filiales appartenant aux groupes de BTP Vinci et Eiffage !

Les profits ne s’arrêtent pas à l’exploitation des autoroutes, ils se nichent aussi dans le marché des travaux autoroutiers ! La réappropriation publique du réseau autoroutier est donc possible, l’argent disponible existe. Cela suppose une volonté politique de réorienter l’argent public et des péages payés par les usagers en hausse continue déconnectée des coûts réels, vers l’emploi, les investissements en infrastructures de transports dans notre pays et de l’aménagement des territoires indispensables à l’activité économique.

Pour la CGT, l’Etat, qui a privatisé les sociétés d’autoroutes, au moment où celles-ci commençaient à être bénéficiaires, doit racheter les concessions actuelles pour reconquérir dans le giron public la gestion des réseaux d’autoroutes qui relève d’un grand service public routier national. Il n’y a pas d’autre alternative qu’une renationalisation de nos autoroutes concédées.

Le Premier ministre semble enfin ouvrir le débat sur la possibilité de rachat des concessions. La CGT n’acceptera pas de nouveaux renoncements à une maîtrise publique qui tomberait à nouveau dans l’escarcelle d’une gestion privée, dans une logique de libéralisation totale des transports.

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