Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 12:05

Hier, encore plus d’une centaine de rassemblements et manifestations dans tout le pays.   15 000 manifestants à Paris devant l’Assemblée nationale ont fait entendre de nouveau leur opposition au projet de loi régressif sur les retraites.

Après avoir décidé la procédure anti-démocratique du vote bloqué, il aura fallu des négociations en coulisses, menées par Marisol TOURAINE, avec certains députés de la majorité, pour que le projet de loi soit adopté par 291 voix contre 243 et 27 abstentions (dont 11 députés socialistes).

Ces négociations ont abouti à un léger assouplissement concernant les retraités : une aide à la complémentaire santé de 50 euros pour les plus de 60 ans sera accordée et deux revalorisations en 2014 verront le jour, au 1er avril et au 1er octobre pour les retraités bénéficiaires du minimum vieillesse, c’est-à-dire environ 500 000 sur 15 millions. Ce qui ne rend pas la loi plus juste et plus acceptable.

Le cœur de la réforme est maintenu, l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans demeure et le financement reposera essentiellement sur les salariés et les retraités. Pour la CGT, la mobilisation doit se poursuivre à l’occasion d’un nouveau passage au Sénat dès le mois de décembre et à l’occasion de la publication des décrets publiés dès la fin 2013 début 2014.

 

Notre mobilisation prévue en début d’année 2014 sur l’emploi, les salaires et le financement de la protection sociale sera l’occasion de réaffirmer au gouvernement qu’il faut changer de cap, que l’austérité nous mène dans l’impasse, une autre politique doit être menée. C’est à ce prix que nous retrouverons le chemin de la croissance et la réponse aux besoins sociaux qui manquent cruellement aujourd’hui.

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:37

La crise financière, économique, sociale et environnementale affecte au quotidien les conditions de travail et de vie de nombreux salariés, chômeurs, retraités et touche spécifiquement les jeunes.

L’ampleur des drames sociaux conduit à la désespérance et menace la cohésion sociale, la capacité à vivre ensemble et in fine la démocratie. L’expression légitime des intérêts particuliers ne peut sans danger laisser se développer les corporatismes en ignorant l’intérêt général. Cette crise qui dépasse nos frontières ne peut exonérer les responsables économiques et politiques de leurs propres responsabilités quant à leurs décisions et leurs choix.

Représentant les salariés dans leur ensemble et leur diversité, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FSU, UNSA considèrent que la leur (responsabilité) est d’agir avec les salariés pour apporter des solutions immédiates aux situations difficiles auxquelles sont confrontés nombre d’entre eux et construire des réponses à plus long terme permettant de redonner à tous sens et confiance dans l’avenir. C’est pourquoi doit s’engager ou se poursuivre un dialogue social avec ces objectifs, dans les entreprises comme dans les secteurs d’activités, les territoires et au niveau national.

Les organisations syndicales interpellent solennellement les responsables économiques et politiques pour que soient apportées des réponses en ce sens :

- par la mobilisation de tous les leviers disponibles pour favoriser l’emploi, en particulier l’accès à l’emploi des jeunes et l’accompagnement des salariés en difficulté ;

- par une plus grande justice sociale, en matière de pouvoir d’achat et de fiscalité ; il est particulièrement nécessaire de réduire les inégalités, d’assurer l’accès de tous à des services publics de qualité et d’évaluer l’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques, notamment des aides et exonérations accordées aux entreprises ;

- par l’engagement de la France en faveur d’un plan européen pour l’investissement, une croissance durable et des emplois de qualité en progressant significativement en matière de régulation financière et de financement de l’économie, tel que le propose la Confédération européenne des syndicats.

Ce plan d’investissement doit être accompagné d’un socle social européen évitant les concurrences sociales (salaires minimums, conditions de détachement des travailleurs,...). Les organisations syndicales demandent aux responsables économiques et politiques, au patronat et au gouvernement, de prendre la mesure des mécontentements qui taraudent la société et d’y apporter des réponses. C’est à un sursaut d’engagement qu’elles appellent afin de dépasser les discours et les pratiques qui dressent les uns contre les autres au détriment du « vivre ensemble ».

Pour ce qui les concerne, les organisations syndicales s’engagent à agir en ce sens. Il en va de la justice sociale, comme du progrès économique, de la vie démocratique et de la cohésion sociale. Les organisations syndicales rappellent leur condamnation des dérives racistes, leur engagement à les combattre dans les entreprises et les administrations et leur appel aux manifestations organisées dans toute la France le 30 novembre 2013.

Les présidents et secrétaires généraux des organisations manifesteront ensemble à Paris. Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FSU, UNSA conviennent de se revoir rapidement pour travailler sur les questions d’emploi, de fiscalité, de pouvoir d’achat et sur le plan d’investissement proposé par la CES afin d’étudier la possibilité de porter avec les salariés des propositions communes.

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 10:25

Thierry Lepaon a plaidé pour le rassemblement des syndicats et des salariés autour de revendications communes. Il a aussi critiqué le mouvement des Bonnets rouges " des employeurs qui profitent d'un mécontentement social pour rassembler une partie de la population qui risque de s'opposer à une autre".

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 10:10

Le secrétaire général de la CGT a rencontré le Premier ministre le 25 novembre 2013 dans le cadre des premiers échanges liés à la remise à plat de la fiscalité.

Thierry Lepaon a fait la déclaration suivante :

Monsieur le Premier Ministre,

Vous venez de faire l’annonce d’une remise à plat de la fiscalité d’ici à 2015 pour parvenir à des « règles plus justes, plus efficaces et plus lisibles ». Cette annonce intervient dans une situation d’insatisfaction aigue que votre gouvernement a contribué à créer en ne répondant pas aux exigences sociales, notamment celles des salariés et des retraités. L’inquiétude et le mécontentement social se traduisent d’ailleurs dans des luttes dans les entreprises sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail ou le respect du droit du travail. L’approfondissement des inégalités entre une infime minorité qui vit dans une opulence indécente et le monde du travail crée une réelle injustice sociale qui se cristallise sur un sentiment d’injustice fiscale.

La hausse de la TVA au 1er janvier 2014 et que vous persistez à maintenir contribue à cette injustice. Il ne nous échappe pas que la réponse politique que vous allez devoir apporter est sous influence : Celle des pressions politiques de la Commission de Bruxelles, sur le train de réformes de la France pour poursuivre les politiques d’austérité. Celle de l’intervention des agences de notation au moment même du vote de la loi sur la réforme des retraites et du vote du budget. Enfin, celle du MEDEF sur le coût du travail et la baisse des dépenses publiques. En même temps, les marges de manœuvre politiques sont ouvertes pour une réorientation en faveur de la relance économique en Europe et en France. 51% des européens estiment que les politiques d’austérité menées depuis le début de la crise ont échoué. Les économistes de l’OFCE indiquent qu’il faudra des années pour effacer la cure d’austérité menée depuis 2010. Le Président du Parlement Européen estime que l’austérité va beaucoup trop loin et « qu’aucune économie nationale ne se redresse sans une relance économique avec des investissements stratégiques". C’est aussi l’analyse que portent l’ensemble des organisations syndicales européennes qui composent la CES. Celles-ci viennent de rendre publique une proposition très construite et unanime pour un plan de relance des investissements industriels en Europe sur 10 ans qui permettrait de créer 11 millions d’emplois de qualité en Europe. Il y a besoin d’une réponse politique à la situation que vivent les millions de salariés et de retraités en France et en Europe. Il y a des choix à faire.

Faire des choix, cela passe par une confrontation des idées à la fois sur les causes de la crise et sur les solutions à apporter. C’est la raison de notre demande d’ouverture d’un débat sur la répartition des richesses créées par le travail et le surcoût du capital qui handicape le développement économique et social. La place du travail, sa reconnaissance, sa rémunération devrait être au centre de la démocratie sociale. La méthode consistant à réduire ce que vous appelez la concertation à des contacts bilatéraux entre le gouvernement et les partenaires sociaux est inacceptable. Cela vous permet de retenir ou non les analyses et propositions des uns et des autres. Cela nous prive de la confrontation des points de vue et des intérêts sociaux. Ce n’est pas notre conception de la démocratie.

Rompre avec les politiques suivies jusqu’à aujourd’hui dans un objectif de progrès social appelle une construction où des intérêts divergents puissent se confronter. Annoncée en début de quinquennat et sur la lancée des engagements de campagne du candidat Hollande, la réforme fiscale aurait dû être un marqueur au service d’une ambition politique de progrès social. C’est le sens politique qui est constitutif du consentement à l’impôt et de sa lisibilité, ce ne sont pas des mesures techniques. De ce point de vue, proposer la fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu entretient la confusion sur le financement de la protection sociale et de ses mécanismes. La CGT pense que les richesses créées par le travail peuvent financer le hors travail et donc les systèmes solidaires de protection sociale. Remettre en cause le financement de la protection sociale par le salaire socialisé, c’est une nouvelle fois faire un cadeau au MEDEF. Vous annoncez l’examen d’une retenue de l’impôt à la source : que cherche-t-on à faire ? Privatiser la collecte de l’impôt ? Les français ont l’exemple en tête de l’écotaxe : coût de la collecte par un prestataire privé : 25% de l’impôt, coût par le service public : 1%. Est-ce cela la visibilité qu’on veut donner au citoyen ? Nous sommes favorables depuis longtemps à une réforme de la fiscalité. Cette réforme porte un double enjeu : renforcer et développer nos capacités productives et rendre la distribution des richesses plus juste, entre individus mais aussi entre territoires. Le développement des services publics participe de ces deux objectifs. L’impôt est un élément de justice sociale pour les citoyens et les salariés, d’où la nécessité de réhabiliter l’impôt sur le revenu et d’assurer vraie progressivité de l’impôt.

La fiscalité des entreprises doit aussi être un élément de justice entre les grandes entreprises, les PME et les TPE. Le cadre législatif et réglementaire qui permet aujourd’hui un taux effectif d’imposition des entreprises du CAC 40 de 8% en moyenne, et jusqu’à 30% pour les petites et moyennes entreprises, doit être modifié. La fiscalité locale pèse de plus en plus sur les ménages. Il faut revoir la taxation des entreprises au service des politiques économiques et de développement humain durable dans les territoires. C’est cet ensemble qui caractérise le rôle de l’impôt qui permet de « faire société ». La réforme fiscale doit accompagner des choix politiques qui aillent en ce sens. Le cadrage dans lequel vous inscrivez le projet de réforme ne semble pas relever de ces ambitions puisque vous vous situez dans une contraction durable et historiquement forte de la dépense publique. Le terme même de dépense publique est contestable puisqu’il s’agit en réalité d’investir pour l’avenir. Un nouveau dogme vient de surgir : on aurait atteint en France un maximum de prélèvements publics. Qu’est-ce qui permet de dire ça ? Nous avons fait en France le choix politique de financer solidairement l’accès à la l’éducation, aux services publics, aux infrastructures, à la culture … Le champ du service public et des systèmes sociaux solidaires nous est envié par bon nombre de pays et reconnu comme un amortisseur social efficace à la crise.

 

Les comparaisons internationales n’ont donc pas grand sens, avec des pays qui ont fait d’autres choix et d’autres organisations de l’Etat. Pour autant, nous sommes favorables au contrôle de la dépense publique. Nous avons demandé, avec d’autres, un audit citoyen de la dette publique, une demande qui va dans le sens de l’attachement des citoyens à plus de traçabilité, et plus de contrôle. Pour cela, il faut une volonté politique d’évaluation et des moyens publics, donc des fonctionnaires en nombre suffisant et correctement rémunérés. Avoir des moyens publics s’oppose à la réduction du budget de l’état. L’autre élément de cadrage est celui de la compétitivité des entreprises : là aussi ouvrons le débat. Évaluons le coût de la financiarisation des entreprises sur leur efficacité économique et sociale. Redéfinissons le rôle des banques dans l’accès au crédit pour financer les investissements des entreprises au travers d’un pôle financier public. Redéfinissons les rapports entre donneurs d’ordre et sous-traitants. Donnons des droits d’intervention aux salariés sur le contrôle des aides publiques, leur utilisation et leur efficacité. C’est le sens de notre demande d’évaluation des 200 milliards d’aide publique accordés aux entreprises. Rémunérons les qualifications et investissons dans la recherche et la formation. L’augmentation des salaires est à la fois un élément de justice sociale et un moteur de la relance économique et donc de l’emploi. Augmentez le SMIC de façon significative pour aller rapidement à 1 700 euros bruts par mois, augmentez le point d’indice des fonctionnaires ! Engagez un vrai plan d’action avec un objectif de résultat dans les entreprises pour assurer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

Voilà les mesures constitutives d’une réorientation politique qui permette de sortir notre pays de la crise.

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 17:22

Le MEDEF ne veut pas réellement négocier !

 

La négociation n’a de sens que si chaque organisation syndicale et patronale entre honnêtement dans cette démarche avec la volonté d’aboutir. Les président et vice-président du MEDEF ont fait récemment des déclarations inquiétantes. Elles marquent une volonté de rupture avec les fondements du dialogue social dans notre pays.

Ainsi, pour le Medef, la négociation n’a plus pour objectif d’aboutir à des convergences entre les intérêts des salariés et ceux des employeurs, mais d’arriver « à un accord qui corresponde au mandat adopté à l’unanimité par le comité directeur du Medef ».

Pour la CGT, la négociation n’est pas un engagement à signer, mais à travailler ensemble et à construire une position où chacun peut se retrouver. En affirmant son refus d’aboutir à des accords « qui ne satisferaient pas pleinement le Medef », son président place les organisations syndicales devant un chantage inacceptable.

 

La négociation formation professionnelle qui est en cours fait les frais de ce chantage. Elle a si peu avancé en quatre séances, que l’on se demande si elle a encore une chance d’aboutir dans les délais fixés par le ministre en charge de la formation professionnelle.

La CGT avait exprimé ses réserves sur l’ouverture d’une nouvelle réforme de la formation professionnelle, annoncée comme globale, à partir de la création d’un nouveau dispositif, le compte personnel de formation (CPF). Elle avait alerté sur l’impréparation de la démarche et la contradiction entre l’ambition d’une réforme prétendant changer profondément le système actuel de la formation professionnelle et les délais excessivement courts imposés à cette négociation.

Nos inquiétudes étaient justifiées. Le Medef veut se saisir de la situation ainsi créée pour tenter de passer en force et remettre en cause les droits obtenus dans les accords nationaux interprofessionnels de 2003 et 2009, que la CGT avait signés. Ces exigences rendent inutile une nouvelle bilatérale.

La responsabilité des cinq confédérations syndicales, ainsi que celle des deux autres organisations patronales, est engagée. Se laisseront-elles dicter un accord aux seules conditions du Medef ou sauront elles construire ensemble les bases d’un accord profitable à tous ?

Le Medef a annulé la séance de négociation qui était prévue le  21 novembre 2013. Cet évènement inédit met désormais sur la place publique de graves dissensions entre les délégations patronales.

La tentative de passage en force du Medef sur la suppression de l’obligation légale aura conduit à cette situation.

Sur la question cruciale des moyens financiers, la CGT réaffirme sa volonté de voir maintenues une obligation de financement et une mutualisation de haut niveau qui dégage les moyens d’une politique nationale interprofessionnelle :

- participant au développement économique des secteurs d’activité et des territoires,

- permettant de corriger les inégalités d’accès à la formation des publics les plus fragiles,

- concourant à la mise en d’oeuvre d’une sécurité sociale professionnelle.

Lors des séances précédentes, à l’exception du Medef, les participants ont marqué leur volonté de construire et d’améliorer le système de formation professionnelle dans l’état d’esprit qui a permis les accords unanimes de 2003 et 2009. Pour la CGT, la négociation ne se résume ni au maintien de l’obligation légale, ni à l’intégration du CPF et du CEP. Elle entend faire valoir les propositions qu’elle a rendues publiques et note avec satisfaction que plusieurs organisations syndicales et patronales, dans une démarche responsable, avancent elles aussi des propositions constructives.

Le Medef aurait déclaré qu’un bon accord n’était pas nécessairement signé à 8. Pourquoi ne pas le prendre au mot et aboutir à un accord signé à 7 sans le Medef ?

 

 

 

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 19:43

Réforme des retraites

 

 

Après le rejet par le Sénat, l’action continue Les députés examinent une version du projet de loi quasi identique à celle adoptée le 15 octobre à l’Assemblée nationale par un vote étriqué, rejetée ensuite à l’unanimité au Sénat.

Le gouvernement y a notamment rétabli la mesure phare de cette réforme qui consiste en un allongement de la durée de cotisation. Une mesure injuste qui va condamner les jeunes salariés d’aujourd’hui à travailler 43 ans, les privant ainsi du droit effectif à une retraite à taux plein à 60 ans.

Ce projet injuste et inacceptable conduirait aussi à un appauvrissement des futurs retraités, notamment les femmes. A l’occasion du comité confédéral national des 6 et 7 novembre, les organisations de la CGT ont décidé, à l’unanimité, d’organiser des initiatives revendicatives les plus unitaires possibles, et notamment des rassemblements devant les préfectures et  l’Assemblée Nationale, le 26 novembre 2013, jour probable du vote du texte.

 

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 08:53

Réforme fiscale

  Le Premier Ministre a voulu provoquer un effet de surprise en annonçant : « le temps est venu d’une remise à plat, en toute transparence, de notre système fiscal ». Ce n’est qu’une réaction tardive au désaveu et au discrédit que le pouvoir politique a lui-même provoqués en appliquant à la lettre les injonctions du MEDEF et de la Commission européenne. Le résultat est une situation sociale très dégradée. Les salaires et l’emploi restent les préoccupations premières des salariés.

C’est cette injustice sociale qui provoque un sentiment d’injustice fiscale.

A l’issue de son congrès confédéral, la CGT n’a eu de cesse de porter ses exigences : la nécessité du changement de cap, notamment au travers d’un courrier au président de la République, ou encore lors de la conférence sociale. C’est la même logique qui l’a conduite, lors du dernier Comité confédéral national, à décider de lancer une grande campagne nationale sur le « coût du capital ».

Il est nécessaire de réhabiliter l’impôt, de lui redonner son sens : faire contribuer chaque acteur, entreprises comme particuliers, en fonction de ses capacités contributives, au financement des dépenses publiques.

 

La CGT est porteuse de multiples propositions pour rendre le système fiscal plus juste et plus efficace. De telles évolutions ne peuvent que passer par un débat public d’ampleur dans toute la société sur les besoins en matière de politiques publiques et ses besoins de financement. Il faut en finir avec cette fiscalité au service des lobbies les plus puissants.

 

 

Plutôt que d’augmenter la TVA qui pèse proportionnellement plus lourd sur les bas revenus, la CGT se prononce pour une réforme fiscale ambitieuse :

- Réhabiliter et rendre plus progressif l’impôt sur le revenu,

- Renforcer l’impôt sur la fortune,

- Réexaminer l’impôt sur les sociétés,

- Réformer la fiscalité locale,

- En finir avec l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.

Au regard des enjeux, la CGT ne se contentera pas de rencontres bilatérales avec le gouvernement mais exigera des rencontres permettant la confrontation des idées.

 

 

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 14:03

La Cgt lance une camapgne sur le partage des richesses

Repost 0
Published by retraitecgtmanche
19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:41

Les chiffres de l’INSEE

  

Les chiffres de l’INSEE confirment l’analyse de la CGT sur le contexte économique et social : Le PIB chute à -0,1 point, tout comme le recul de l’emploi qui s’accentue particulièrement dans l’industrie sur cette même période. Les plans de destructions d’emploi se sont d’ailleurs accentués et ont accéléré ces derniers mois. Les annonces se multiplient. Cette situation est la combinaison de mesures fiscales et de déréglementations des règles de licenciements en faveur du patronat.

Les 20 milliards du CICE un an après leur application, ajoutés aux 172 milliards d’exonérations sociales et fiscales débouchent sur un ralentissement économique et des destructions massives d’emplois dans tous les secteurs. Ce sont les salariés qui sont d’ailleurs appelés à payer le CICE au travers d’une augmentation de la TVA au 1er janvier prochain, injuste socialement et inefficace économiquement.

*

La généralisation des accords de compétitivité emploi entraine un chantage massif sur les salariés pour les contraindre à baisser leurs salaires et à augmenter leur temps de travail et n’arrête en rien la casse de l’emploi. La CGT dénonce les pressions faites par les directions et les représentants de l’Etat sur les salariés et leurs syndicats pour faire passer ce chantage à l’emploi. La réduction des délais de licenciement et l’abus des ruptures conventionnelles ouvrent un boulevard au chômage de masse.

Il est grand temps pour le gouvernement de réagir et de prendre des mesures urgentes pour relancer la croissance en augmentant salaires, smic en tête et redonner du pouvoir d’achat. Il est grand temps d’évaluer les centaines de milliards d’aides fiscales accordées aux entreprises et de les conditionner à l’investissement dans la recherche, l’emploi, la formation et la rémunération du travail. Il est grand temps de doter les salariés et leurs représentants de droit nouveaux d’intervention comme le droit pour les comités d’entreprises de contrôle et de de suspension des aides versées à l’entreprise.

La politique de l’offre s’est résumée à ouvrir les caisses publiques aux actionnaires des grandes entreprises. La CGT lance une grande campagne pour la revalorisation des salaires, du travail et contre la financiarisation de l’économie et le coût du capital. Elle appelle les salariés à se mobiliser pour les salaires, l’emploi et la protection sociale dans leurs entreprises et lors des rendez-vous interprofessionnels des 19 et 26 novembre.

 
Repost 0
Published by retraitecgtmanche
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 10:01

Les organisations syndicales régionales de Bretagne (CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CGC, FSU) n’entendent pas laisser le patronat dévoyer le mécontentement social dans une région en proie à des suppressions massives d’emploi, non seulement dans la filière agroalimentaire, mais aussi dans l’industrie. Après une première mobilisation qui avait rassemblé 3000 personnes à Carhaix en même temps que la manifestation des bonnets rouges à Quimper, le front syndical s’est élargi.

 

CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE engagent une "démarche unitaire forte de propositions constructives" dans la cadre des discussions ouvertes avec les pouvoirs publics sur un "Pacte d’avenir". Elles estiment qu’une réponse conjoncturelle ne peut suffire à une crise structurelle. Elle appellent
Les organisations syndicales bretonnes "sont pleinement solidaires des salariés actuellement victimes des licenciements et partagent leur colère, l’angoisse de leur famille et de leur entourage. Pour autant, face aux manœuvres de récupération de cette détresse, nos organisations dénoncent les discours et postures réactionnaires et affirment leur refus de la violence et du vandalisme, de la destruction de biens publics à ce jour impunie."
Elles appellent à "une expression claire des salariés et agiront pour faire entendre leurs voix dans les groupes de travail, dans la construction du plan breton, sur les lieux de travail. à la mobilisation pour porter haut et fort nos revendications :
- en permettant l’émergence de mobilisations dans les territoires pour favoriser les solidarités autour des entreprises en difficultés
- en appelant les salariés à se mobiliser sur les lieux de travail,
- en appelant à une mobilisation régionale le 23 Novembre 2013 dans chaque département breton."

 

 

 

 

 
 

  •  
 
Repost 0
Published by retraitecgtmanche

Présentation

  • : Retraités C G T Manche
  • Retraités C G T Manche
  • : Construire une société pour tous les âges par l'action revendicative et la réflexion. Favoriser la syndicalisation, la continuité syndicale et développer les convergences avec les salariés actifs.
  • Contact

  • retraitecgtmanche
  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts
  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts

Météo

Horloge