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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 12:03

Ces syndicats qui dérangent    

Déjouant toutes les statistiques,  la CGT demeure la première organisation syndicale en France, en arrivant largement en tête des élections des TPE avec 10 points d'avance sur la CFDT, en seconde position. Dans un contexte où tout est fait pour affaiblir le syndicalisme revendicatif et de transformation. En France et dans le monde...

Il n'est pas difficile de comprendre les raisons qui, en France, font prévaloir le durcissement inédit du pouvoir et du patronat contre l’activité syndicale. Cette dernière relaie en effet, dans des conditions de plus en plus compliquées, les revendications du monde du travail.

Montée de la barbarie sociale

Pour le constater et trouver des raisons de s’opposer à ces attaques en règle, la lecture du livre de Bernard Thibault, La troisième guerre mondiale est sociale, est incontournable. Le tableau qu’il fait de la situation du monde du travail au niveau de la planète est précis et détaillé. La majorité des populations laborieuses n’a ni retraite, ni contrat de travail, ni couverture maladie. Le travail forcé est toujours présent, voire en hausse. Les femmes payent toujours le prix fort des crises sociales et des dizaines de millions d’enfants sont encore pris en otage pour faire baisser le coût du travail. Presque partout, la raison des puissances financières fait force de loi.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’en France une répression de grande ampleur soit menée contre les syndicalistes qui refusent le moins-disant social en vogue au nom de la mondialisation, et qui tiennent à faire progresser les acquis sociaux.

Construire pour inverser la tendance

Pour aider à inverser cette tendance mortifère, Bernard Thibault propose que l’OIT (Organisation internationale du travail) ne reste pas cantonnée à l’état de consultant par le G20. Mais plutôt, qu’elle serve de levier pour obliger les multinationales, par « un comité des firmes internationales » regroupant les plaintes et leur traitement, à respecter les normes internationales du travail, telles qu’elles sont définies par les textes fondateurs dont la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Ainsi, il serait possible de forcer les entreprises et les gouvernements à respecter la démocratie sociale. Il serait possible de l’inventer là où elle n’existe pas ou la reconquérir là où elle est réduite à sa portion congrue.

Bernard Thibault insiste aussi sur le fait que la solution de repli nationaliste ne peut que faire empirer les choses et que, au contraire, la solidarité internationale des travailleurs est une urgence pour que le XXIe siècle ne soit pas aussi cruel, voire plus encore que le siècle dernier pour l’humanité.


 

   
 

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:40

  Interpellons les députés et les ministères pour exiger le retrait des dispositions qui visent à taxer les prestations servies par les Comités d’Entreprises et à minorer l’ensemble des activités sociales et culturelles des salariés.

Après le retrait de l’amendement proposé dans le cadre de la loi El Khomri, concernant la taxation des activités sociales et culturelles des CE, le gouvernement profite de la discussion sur la Sécurité Sociale pour introduire cette dernière.

Trois ministres : Sapin (Economie et Finances), El Khomri (Travail) et Touraine (Santé et Social) mettront à mal, par cette taxation, les activités sociales et culturelles des comités d’entreprise dispensées à leurs ayants droits. Encore une fois, ce serait aux salariés d’être mis à contribution pour réduire les déficits de la Sécurité Sociale alors qu’ils ne portent aucune responsabilité.

Leur objectif est de vouloir récupérer 1,4 milliards d’euros sur la dotation attribuée aux salariés. Ainsi, ils veulent taxer les ayants droits qui percevraient plus de 322 € d’attributions par an, versés par le comité d’entreprise. Cela s’appliquerait à l’ensemble des activités proposées par le CE.

Au moment du 70ème anniversaire de la création des comités d’entreprise, c’est un coup porté à l’ensemble de l’économie sociale et solidaire. Au-delà, c’est l’emploi dans les secteurs du tourisme, de la culture et des loisirs qui serait menacé.Si ce texte voit le jour, ce serait une véritable atteinte au fonctionnement des CE en taxant les activités qui créent et développent le lien social dans une entreprise, mais également à l’ensemble des associations sportives, culturelles ou du Tourisme Social…

Ensemble, nous ne laisserons pas faire !

Téléchargez et signez la motion à envoyer aux parlementaires

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 18:31

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Les salariés doivent intervenir !

Malgré une stabilité des chiffres du chômage pour le mois de mai, la situation de l’emploi reste une vraie préoccupation pour la CGT.

 

Le bilan de la politique désastreuse de l’emploi se confirme de mois en mois. En France, comme en Europe, l’avenir ne peut plus progresser sans mettre la dimension sociale au cœur des politiques économiques et budgétaires. En effet, toutes les politiques d’austérité déjà menées ne font que mener à la récession. arton4568-1-.jpg

Lors de la Conférence Sociale des 20 et 21 juin, la CGT a fortement porté les attentes des salariés et ses propositions pour sortir de la crise. La croissance passe par l’augmentation des salaires, la création d’emplois, la réindustrialisation, le développement des services publics et la fin du dumping social.

Hormis de minces concessions sur la formation de 30 000 chômeurs, le Gouvernement n’a pas annoncé de mesures pour l’emploi. En matière de retraite, il a confirmé sa volonté de porter la durée de cotisations à 43 ans voir 44 ans. Img3[1]

Quant aux contrats aidés, chacun connaît désormais les immenses cadeaux accordés aux entreprises en matière d’exonérations de cotisations sociales en contrepartie d’un effet mineur sur l’emploi. Ultrariches-les-vrais-assistes-1-.png

C’est le message qu’a porté la semaine de mobilisation, à l’initiative de la Confédération Européenne des syndicats (CES), du 7 au 14 juin à travers l’Europe pour « changer de cap contre les politiques d’austérité ». Durant toute cette semaine, les mobilisations qui se sont déroulées en France dans les professions et dans les territoires, ont été un succès.

La CGT invite les salariés à s’emparer de la journée de mobilisation de septembre 2013.

 

 

Logo-CGT-Caterpillar450-336x150-1-.jpg 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 19:02

Budget 2014

      budget2013-tiles 0[1]

Les financiers mieux servis que les citoyens

 

 113419[1]

 

Le Premier Ministre vient de signer les « lettres de plafond de dépense », autrement dit le budget des ministères, qui prévoit une baisse de 1,5 milliard d’euros de dépenses de l’Etat, dont la moitié au détriment des collectivités territoriales.

 

Selon le Premier Ministre : « Chaque année depuis 1958, depuis le début de la Vème République les dépenses de l’Etat augmentent. Cette année pour la première fois elles vont diminuer, les dépenses de l’Etat seront en diminution de 1,5 milliard d’euros. Mais gouverner c’est choisir. Et le gouvernement, après un travail minutieux avec chacun des ministres, a pu financer dans ses dépenses de l’Etat les priorités. »

 dette charb[1]

Choisir certes mais au profit de qui ? La baisse des dépenses cible les citoyens et épargne les financiers qui continuent d’être rémunérés sur la dette publique.

Au moment où l’économie est en récession et où les recettes de l’Etat diminuent par rapport aux prévisions, à cause de la faiblesse de l’activité économique, l’annonce de la baisse des dépenses de l’Etat est pour le moins problématique. Comme l’atteste l’exemple grec, l’austérité budgétaire ne fait qu’aggraver la crise économique, le déficit budgétaire et la dette publique. dette-publique-marianne[1]

Le choix de porter les économies sur les collectivités est d’autant plus critiquable que celles-ci souffrent déjà de l’insuffisance de leurs moyens, alors qu’elles réalisent deux-tiers des investissements publics.

 

La gravité de la situation implique une gestion la plus rigoureuse du budget de l’Etat. Cela nécessite avant tout d’en finir avec les gâchis de fonds publics pour accroître les dépenses socialement et économiquement utiles.

Ainsi, par exemple, avec un coût budgétaire de 20 milliards d’euros, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), récemment instauré, est déjà critiqué pour sa faible efficacité en termes de ses impacts sur l’emploi et l’activité surtout dans l’industrie. arton21980-6da87-2-1-.jpg

 

Pour améliorer les finances publiques, la Cgt propose une réforme globale de la fiscalité, une mise à plat et un examen sérieux de l’efficacité de toutes les aides publiques accordées aux entreprises dont le montant avoisine les 200 milliards d’euros.

 Syndique[1]

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:26
    La conférence sociale n'a apporté aucune réponse aux urgences sociales dégagées par la Cgt : l'emploi, les salaires et les pensions. 
Deux points positifs : le dispositif gouvernemental "Crédit impôt compétitivité emploi" sera évalué ; Un observatoire de la rémunération sera créé.
Pour le reste, construire un rapport de force est indispensable 
 
     
   
5379648-8026341[1]   
         
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:19
    Construire un rapport de force unitaire pour  réussir une rentrée sociale à hauteur des enjeux ;
En septembre 2013 : Quatre grands meetings nationaux et une Journée  nationale d'action interprofessionnelle.  
 
 
Affiche[1]
   
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:11

 

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 Conférence sociale 20 et 21 juin 2013  

Rencontre avec le Président de la République
Intervention de Thierry LEPAON, Secrétaire général de la CGT

 

 

Monsieur le président de la République,

 

Vous allez ouvrir cette deuxième conférence sociale dans un contexte qui s’est fortement dégradé depuis un an.

Je saisis donc l’invitation que vous nous faites de donner une appréciation globale de la situation économique et sociale.

 

L’Europe est en récession et les politiques d’austérité qui font à la fois la preuve de leur injustice sociale et de leur inefficacité économique continuent d’être à l’ordre du jour.

Les recommandations que vient de faire la Commission européenne pour la France dans le cadre du programme de stabilité vont affaiblir davantage le potentiel de croissance économique et, par là même, les revenus et rentrées fiscales.

Elles mènent la France comme l’Europe dans une impasse économique et sociale.

Le sentiment de devoir céder une fois de plus aux injonctions de Bruxelles ouvre la porte à des postures nationalistes dangereuses.

Il faut au contraire développer une nouvelle stratégie européenne basée sur la création d’emplois de qualité pour relancer la croissance.

De ce point de vue, la tenue d’une table ronde sur la relance de l’Europe sociale est une excellente initiative.

 

En France, la consommation des ménages affiche des reculs historiques.

Les chiffres du chômage sont alarmants avec 1000 chômeurs de plus par jour.

 

L’économie française continue de détruire des emplois.

 

Pour la première fois, les pensions des jeunes retraités sont inférieures à celles des générations précédentes.

 

Les jeunes attendent en moyenne 28 ans pour obtenir leur premier CDI.

L’inquiétude des salariés face à l’avenir renvoie à cette question : quand cette spirale infernale va-t-elle s’arrêter ?

 

Cette situation appelle à arrêter les coupes budgétaires dans les dépenses publiques, à prendre des dispositions urgentes d’augmentation des salaires et de l’investissement, en faveur d’une croissance et d’emplois durables.

Il y a un an, Monsieur le président de la République, en ouverture de la grande conférence sociale, vous placiez l’emploi comme la première des priorités.

 

Vous preniez l’engagement d’une capacité d’action de l’Etat face aux plans sociaux.

Vous annonciez le début d’un processus nouveau et la mise en chantier de solutions nouvelles.

Le bilan que nous faisons de la période qui s’est écoulée depuis cette première conférence sociale est très mitigé.

Malgré quelques points positifs mis en œuvre dans le cadre de la feuille de route, comme la création de la Banque Publique d’Investissement ou des avancées sur les questions d’égalité professionnelle, aujourd’hui, c’est la déception qui domine.

 

Dans le contexte d’incertitude face à l’avenir, les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes attendent aujourd’hui des réponses et des résultats concrets.

 

Nous attendons de cette conférence sociale qu’elle soit en phase avec la réalité du monde du travail.

Nous attendons de ce gouvernement, élu pour mettre en œuvre le changement, qu’il porte des ambitions et un sens politique en faveur du progrès social, de la solidarité, de la coopération et d’une relance économique basée sur la réponse aux besoins sociaux.

 

Les préoccupations du monde du travail portent sur deux thématiques centrales : l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, et l’emploi.

 

La première remarque que nous avons faite dans le cadre de la préparation de cette conférence sociale est que l’emploi et les salaires sont les deux seuls sujets qui ne font pas l’objet de tables rondes.

 

Alors que l’augmentation des salaires est une préoccupation prioritaire pour les salariés et une nécessité pour relancer l’économie, il n’y a plus aujourd’hui en France, de lieu pour discuter des salaires de façon interprofessionnelle.

 

Concernant l’emploi, c’est d’un grand plan d’action dont nous avons besoin aujourd’hui.

L’inversion de la courbe du chômage ne pourra pas se faire en mobilisant les outils existants, mais nécessite de trouver de nouveaux leviers pour renouer avec la croissance.

La CGT se présente à cette conférence sociale dans un état d’esprit constructif et offensif.

Nous ferons des propositions concrètes dans chacune des tables rondes avec comme objectif : la création d’emplois stables, l’augmentation des salaires et des pensions, la conquête de nouveaux droits et une sécurisation sociale professionnelle pour les salariés.

Nous ferons des propositions de financement des mesures que nous avançons.

 

Pour apporter des réponses concrètes ambitieuses pour le développement social et économique, il est nécessaire d’abord de faire le bon diagnostic de la situation.

Nous ne considérons pas cet exercice comme une formalité. La démarche comptable qui prévaut dans la stratégie des entreprises comme dans les politiques publiques, s’appuie sur deux hypothèses erronées. La première est que la seule façon d’équilibrer un budget serait d’agir sur les dépenses.

Or, dans un budget, il y a les dépenses et les ressources.

Nous proposons d’agir sur les ressources.

C’est l’enjeu essentiel du financement de notre protection sociale et de notre système de retraite.

La deuxième est de considérer le travail comme un coût qui handicaperait la compétitivité des entreprises.

Lorsque les salariés passent la porte de leur entreprise ou de leur administration, ils ne se considèrent pas comme un coût pour la société.

Ils ont le sentiment avant tout de faire un travail utile.

Nous considérons au contraire que c’est la valorisation du travail, sa reconnaissance et l’ambition des salariés de faire un travail de qualité qui permettra de sortir durablement de la crise.

Nous ferons d’ailleurs des propositions sur les questions d’organisation du travail, d’égalité professionnelle et de droit d’expression des salariés.

Il faut également qu’à l’issue de cette conférence, soit décidé un plan d’ampleur pour la formation des salariés en place et des demandeurs d’emploi.

 

Notre analyse est que ce n’est pas la rémunération du travail qui handicape le développement des entreprises, c’est au contraire le surcoût du capital.

Des économistes chiffrent le surcoût de la rémunération du capital à 100 milliards d’euros par an pour les entreprises françaises, une somme considérable qui fait défaut au financement de l’investissement productif, à l’emploi et aux salaires.

Aujourd’hui, il y a deux fois plus d’argent qui va à la finance qu’à l’investissement, alors que c’était l’inverse au début des années 80.

La masse salariale a baissé de plus de 6 points dans la valeur ajoutée en 30 ans.

C’est cela le problème essentiel des entreprises.

La diminution du taux de marge des entreprises, qui ne concerne d’ailleurs pas toutes les entreprises ni tous les secteurs, n’explique pas l’insuffisance d’investissement des entreprises, ainsi que nous le montrent les périodes passées.

Il est nécessaire de disposer d’un observatoire qui permette d’évaluer comment sont réparties les richesses produites par le travail : quelle part va à la rémunération du travail dans sa globalité, y compris la protection sociale, quelle part va à la rémunération du capital, quelle part à l’investissement productif, et comment évoluent les lignes entre ces différentes composantes.

Se focaliser sur le coût du travail pour expliquer la perte de compétitivité conduit à exonérer les grands groupes de leurs responsabilités, y compris ceux maîtrisés par l’Etat.

La stratégie financière des groupes et le déficit de financement de la recherche, publique comme privée, sont durablement un handicap pour notre développement industriel.

Nous considérons que l’Etat ne joue pas son rôle en restant le plus souvent spectateur dans la disparition de secteurs stratégiques de l’industrie. Il faut que les outils de l’action publique permettent de réindustrialiser notre économie.

Là encore, des mesures concrètes peuvent être prises. C’est la condition nécessaire pour créer les emplois d’aujourd’hui et de demain.

Nous ferons des propositions précises.

 

Un changement de cap est aussi à opérer dans les politiques d’aides publiques aux entreprises.

Il est totalement anormal d’attribuer des aides financières publiques aux entreprises, quelle que soit la santé économique de l’entreprise.

On est passé d’une politique d’aide aux entreprises qui ont en besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l’argent public sans avoir de comptes à rendre.

Le moins que l’on puisse dire est que l’efficacité de ces aides en matière de création d’emplois n’est pas démontrée.

L’engagement pris en 2012 d’une évaluation contradictoire des aides pour juger de leur pertinence en termes de développement économique et d’emploi reste à tenir, y compris pour le CICE.

La CGT demande la mise en place d’une commission nationale de bilan tripartite.

L’argent pour reconnaître les qualifications, augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux et financer notre système de protection sociale existe bel et bien, il faut réorienter son utilisation.

 

En amont de cette conférence sociale a été présenté le rapport de Yannick MOREAU concernant l’avenir des retraites.

Les pistes retenues par ce rapport éliminent d’emblée deux objectifs essentiels pour les salariés : augmenter les droits des salariés et retraités, et s’appuyer sur d’autres sources de financement de la protection sociale.

 

La CGT propose deux pistes dont aucune n’a été explorée : augmenter l’assiette des cotisations en faisant contribuer les revenus financiers, substituer aux exonérations de cotisations actuelles une modulation des cotisations en fonction du rapport masse salariale sur valeur ajoutée, et en fonction de la politique d’emploi et de salaire pratiquée par l’entreprise.

L’allongement de la durée de cotisation, outre qu’elle réduit les droits des salariés à la retraite est un non- sens dans un contexte de fort taux de chômage des jeunes et des seniors. Ce serait une réforme contre l’emploi.

 

 La sous-indexation des salaires portés au compte est une mesure encore jamais envisagée qui est extrêmement grave. Si elles étaient retenues, les différentes pistes proposées obéreraient durablement la confiance des jeunes générations dans la solidarité du système.

Comment dans ces conditions affirmer vouloir assurer sa pérennité ? Pour redonner confiance dans notre système de retraites, nous proposons le retour de l’ouverture des droits à 60 ans avec un taux de remplacement à 75%, la prise en compte des années d’études et un départ anticipé avant 60 ans pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles.

 

Enfin, dernier point, vous le savez, le syndicalisme français et européen tient beaucoup au dialogue social comme moyen de la négociation.

Mais pour que la négociation débouche sur un véritable progrès social, elle ne peut être soumise en permanence aux surenchères du patronat : le droit à la négociation collective doit être élargi, démocratisé et conduire à des avancées sociales pour les salariés.

Nous n’avons pas seulement besoin de dialogue social, nous avons besoin d’une véritable démocratie sociale.

Nombre de salariés, notamment dans les PME et TPE n’ont pas les moyens de faire entendre leurs revendications auprès des employeurs.

Les salariés des TPE ont voté pour des sigles, il faut maintenant qu’ils puissent mettre des visages et des noms sur leurs représentants dans des commissions paritaires disposant de réelles prérogatives.

Les salariés ont besoin de nouveaux droits, notamment :
- Les droits d’une véritable intervention sur les choix stratégiques des entreprises avec l’obligation de prendre en compte les propositions des représentants des salariés, alternatives aux choix de gestion et aux licenciements ;
- Des droits de regard de leurs représentants dans les territoires pour qu’ils puissent exercer un contrôle, un suivi et une évaluation des aides publiques aux entreprises.

Les droits existants doivent être confortés, comme par exemple la juridiction prud’homale et la possibilité pour les salariés d’élire leurs représentants propres à cette juridiction à partir d’élections spécifiques.

 

Nous considérons le développement de la démocratie sociale comme une condition de sortie de crise.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 18:55

  Dans le cadre de la campagne syndicale européenne, CGT, CFDT et UNSA ont participé à un rassemblement à Paris, le mercredi 19 juin. Ce rassemblement s’est déroulé avant la rencontre à l’Elysée avec le président de la République François Hollande, avec Bernadette Segol, secrétaire générale de la Confédération Européenne des Syndicat (CES) et les secrétaires généraux des organisations syndicales CGT, CFDT et UNSA 

 

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Texte commun Rassemblement CFDT – CGT- UNSA, dans le cadre de l’initiative de la CES

Paris, le 19 juin 2013

Intervention de Thierry LEPAON au nom des trois organisations

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    Bernadette Segol, Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats

 

Bonjour à vous toutes et tous,

Au nom des organisations syndicales françaises membres de la CES qui ont appelé à ce rassemblement, je tiens à vous remercier de votre présence, comme je tiens également à saluer l’ensemble des salariés qui, en Europe, se sont mobilisés et se mobilisent, dans le cadre de la semaine d’action de la Confédération européenne des syndicats à partir d’une exigence : changer de cap, contre les politiques d’austérité. Alors que l’Union européenne et les Etats membres continuent à mener des politiques d’austérité, nous voulons ainsi peser partout en Europe avant le Conseil européen des 27 et 28 juin pour que celui-ci effectue un vrai changement de cap et de stratégie en donnant la priorité à la croissance et à l’emploi.

Les politiques d’austérité, injustes socialement, font la démonstration de leur inefficacité. Leurs effets s’appellent inégalités croissantes, augmentation de la pauvreté et de l’exclusion, explosion du chômage et de la précarité de l’emploi qui touchent tout particulièrement les jeunes.

Elles conduisent à une récession économique et industrielle qui fragilise l’Europe et tous les Etats. Si les politiques économiques coordonnées sont nécessaires pour assainir les finances publiques, nos organisations syndicales considèrent cependant avec la CES qu’il est urgent de mettre fin à des coupes injustes dans les dépenses publiques qui contribuent à augmenter le chômage, les inégalités, la pauvreté.

Elles dégradent les services publics et aggravent au final la récession. Il faut mettre fin aux politiques qui mènent à une concurrence entre Etats de l’Union européenne et entre salariés européens, que ce soit en matière de droits du travail, de salaires, de temps de travail, de sécurité sociale, d’impôts ou d’environnement.

Ces politiques poussent de plus en plus de salariés, non seulement à douter de l’Europe mais à s’en éloigner. Elles alimentent les replis nationaux, les discours populistes et tous les extrémismes. A cette Europe de la mise en concurrence des salariés, nous opposons celle de la coopération et de la solidarité en matière sociale, économique, industrielle et culturelle.

Oui, il faut d’urgence changer de cap en Europe. Avec un contrat social pour l’Europe porté par la CES et par l’ensemble des organisations qui la composent, nous affirmons qu’il est temps de mettre le développement de l’emploi de qualité au cœur d’une nouvelle politique de croissance durable, au cœur d’une nouvelle stratégie européenne, au cœur d’un projet européen dynamique, ambitieux, visant le progrès social.

Nous nous prononçons en faveur d’une politique d’investissement favorisant une croissance et des emplois durables, permettant de lutter contre le chômage à travers un Plan de relance européen à hauteur de 1 à 2% du PIB européen.

Nous voulons que la priorité soit donnée aux mesures qui favorisent la création d’emplois, les salaires et la qualité de la vie au travail.

Nous voulons que l’Europe et les Etats membres investissent dans des politiques qui permettent le développement économique et social, telles que l’éducation et la formation, l’amélioration des aptitudes et des compétences des salariés, de meilleures conditions de recherche et de développement.

Nous voulons des mesures permettant de mettre fin à la concurrence en matière de salaires et de conditions de travail.

Nous voulons que la fiscalité soit partie intégrante des politiques européennes afin de combattre la concurrence fiscale, la fraude et l’évasion fiscales, les paradis fiscaux. Nous voulons que soient garantis le dialogue social, la place des partenaires sociaux et de la négociation.

Voilà le sens du contrat social pour l’Europe que nous revendiquons avec la CES. Cela doit notamment se traduire par l’instauration d’un salaire et de revenus minimums dans chaque état européen et par la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’emploi des jeunes afin que ceux-ci ne soient pas la génération sacrifiée.

Cette volonté de voir l’emploi des jeunes devenir une priorité effective, nous irons la manifester en commun avec nos camarades allemands et le Comité des jeunes de la CES, le 3 juillet prochain à Berlin.

La dimension sociale de l’Europe doit maintenant faire partie intégrante de la gouvernance économique et budgétaire. Dans cet objectif, les organisations syndicales doivent être associées, aux niveaux national et européen, aux différentes étapes des processus d’élaboration des politiques au sein de la gouvernance européenne.

Voilà ce que, avec Bernadette Segol, Secrétaire générale de la CES, que je salue ici, nous irons dire tout à l’heure au président de la République dans la perspective du Conseil européen des 27 et 28 juin prochain qui doit traiter de la dimension sociale de l’Union économique et monétaire, y compris le dialogue social.

Voilà ce que nous demandons au président de la République de porter au nom de la France à ce Conseil européen.

Voilà ce que demain nous porterons aussi à la Table ronde sur l’Europe de la Conférence sociale.

Voilà ce que nous devons très largement porter auprès des salariés. Il ne s’agit pas en effet, comme certains voudraient le faire croire, d’« être pour ou contre l’Europe ».

Car oui, les salariés ont besoin d’Europe parce que chaque pays séparément, en concurrence avec tous les autres, ne pourra pas relever les défis de l’investissement, de la croissance et de l’emploi.

Oui, les salariés ont besoin d’une Europe qui fasse du social une dimension prioritaire.

Et c’est celle-ci que nous défendrons bec et ongles avec l’ensemble des organisations syndicales de la CES.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 10:57
 
Deux points fondamentaux : l'Emploi ;  Les salaires et le niveau des pensions
 
La France est un pays de bas salaires et de basses pensions ;
 
Rapport Moreau : La Cgt n'a pas été entendue, il faut agir le plus collectivement possible par la mobilisation 
   
 
 
5379648-8026341[1] 
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:20
Le débat sur les retraites doit s'engager sur d'autres bases 
 
 
 20120607 Logo MaRetraitesJVeuxLaVivre[1]
Nous venons de prendre connaissance du rapport de la Commission pour l’avenir des retraites. Nous en connaissions les grandes lignes, puisqu’elles nous avaient été annoncées par la Présidente Yannick Moreau. 000_Par7517612_0-1-.jpg
Si de vraies questions y sont abordées, les principales pistes évoquées dans le rapport n’augurent rien de bon et nous regrettons qu’aucune des propositions portées par la CGT n’ait été reprise.
 
L’allongement de la durée requise pour le taux plein, la désindexation ne sont en rien des solutions pour pérenniser et améliorer le système de retraite français dans l’intérêt des actifs et des retraités, toutes générations confondues.
 
Au contraire, leur mise en œuvre fragiliserait encore davantage le système et aurait des conséquences graves pour les retraités actuels et futurs.
    retraite[2]
Quant aux mesures tendant à l’alignement des régimes du privé et du public, elles s’effectueraient au nom de l’équité, mais n’auraient pas d’incidences financières sur les régimes, selon les termes du rapport. On est là en pleine démagogie puisque ces mesures ne seraient justifiées que par la volonté de plaire.
 
Nous considérons qu’il faut engager la discussion sur d’autres bases avec une prise en compte des propositions alternatives, notamment celles de la CGT.
  retraite[1]
Nous allons nous saisir de l’opportunité de la conférence sociale des 20 et 21 juin pour porter le débat sur l’ensemble des éléments qui permettrait de relancer une véritable dynamique de progrès social dans notre pays.
Les discussions des 20 et 21 juin doivent en particulier porter sur l’élaboration d’une autre politique de l’emploi et d’une autre politique salariale, conditions indispensables à la résolution des questions de financement de la protection sociale et de la retraite.
  retraites[1]
Nous ferons en sorte de construire, sur ces différentes questions, avec les salariés et les retraités, les rapports de forces et les mobilisations qui permettront d’inscrire le progrès social à l’ordre du jour des semaines et des mois à venir.
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