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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 10:09

 

 Depuis quelques semaines sur toutes les ondes on nous répète : « La France va mieux, la croissance est de retour ». Mensonge ou omission, car chacun sait que le faible rebond de la croissance est dû à la baisse du prix du pétrole, or celui-ci-repart à la hausse. Refusant de tirer les enseignements de l’échec de sa politique, le gouvernement maintient le cap de la purge sociale.

Or, ce sont les politiques d’austérité, de réduction des dépenses publiques et de baisse du «coût du travail» (pression sur les salaires, cotisations patronales) menées partout en Europe qui créent la récession, la destruction de millions d’emplois et la diminution des cotisations sociales.

Malgré nos interpellations, nos actions, le gouvernement comme le Medef sont bien décidés à entériner la baisse du pouvoir d’achat des retraites.

Notre pouvoir d’achat

Cela fait plus de trente mois que nos pensions sont bloquées hormis le 0,1 %  "royalement" accordé. Beaucoup de retraités ont le sentiment que l’on se moque d’eux et pour cause !

Le patronat avec le soutien de certains syndicats, notamment la CFDT a décidé de bloquer pour trois années les retraites complémentaires. Beaucoup  desalariés devront attendre maintenant 67 ans pour obtenir une retraite complète, alors que le chômage des séniors atteint dorénavant des sommets.

Nous pouvons être inquiets pour le devenir des pensions de réversion qui risquent d’être prochainement remises en cause, selon les indications du ministère du budget lui-même. Il faut rappeler que ce sont les femmes (89 %), qui perçoivent les plus petites re- traites. Il faut continuer d’interpeller les parlementaires sur cette question, afin de repousser ce projet néfaste.

Nicolas SARKOZY avait décidé la suppression de la demi-part fiscale aux parents isolés ou aux veufs et veuves ayant eu un enfant, ainsi que l’imposition de la majoration de 10 % pour les retraités ayant élevé 3 enfants. Beaucoup de retraités ont perdu des exonérations en matière d’impôts locaux ou de cotisations sociales. Alors que le gouverne- ment annonce de nouvelles baisses d’impôts pour les plus démunis, droit dans ses bottes il refuse le rétablissement de la demi-part ! Quelle duperie !

Le candidat Hollande avait promis une grande réforme fiscale pour aller vers un impôt plus progressif, avec plus de tranches et surtout réduire le poids de la TVA. Cet impôt particulièrement injuste : que l’on soit retraité avec 1000 € mensuels ou que l’on ait un revenu mensuel de 20 000 à 50 000 €, la TVA sur la baguette de pain, le KW d’électricité, ou le litre de carburant est identique.

Alors quid de la grande réforme fiscale ?

Pourtant les recettes fiscales existent: qui parle des quelque 300 milliards d’exonérations d’aides diverses accordées au plan fiscal et social aux entreprises, principalement les plus grandes, sans qu’aucun emploi supplémentaire ait été créé, ou les 85 milliards liés à la fraude et l’évasion fiscale !?

Aujourd’hui, trop de retraités hésitent à se soigner par manque d’argent, à cause des dépassements d’honoraires ou n’ayant pas les moyens de se payer une complémentaire santé. La loi santé va encore réduire l’offre de soins et les hôpitaux de proximité, alors que les besoins sont grandissants et que le vieillissement de la population suppose d’offrir des lieux d’accueil capables de prendre en charge la population à tous les stades de la vie.

Parallèlement, le patronat travaille à la privatisation de l’assurance-maladie. 70 ans après sa création, la Sécurité sociale est toujours une idée moderne qu’il nous faut préserver dans sa conception et reconquérir dans sa gouvernance.

Retraités nous sommes nombreux à manifester avec les jeunes, les salariés et les privés d’emploi pour refuser le projet de loi Travail. Qui aurait imaginé qu’autant de personnes descendent dans la rue pour refuser ce recul social sans précédent ! Beaucoup de retraités sont mobilisés, inquiets pour leurs enfants, petits-enfants, mais aussi pour défendre le droit à vivre dignement leur retraite.

Ce projet de loi a pour objectif de faire « baisser le coût du travail » pour satisfaire le patronat. Cela aurait pour conséquence une baisse des cotisations versées aux caisses de retraite, qu’elles soient de base ou complémentaires. Il y a donc un grand danger pour nos pensions de retraite et notre Sécurité sociale.

Le gouvernement a dû utiliser le coup de force du 49-3 pour faire adopter une loi rejetée par plus de 70 % de la population et une majorité de dé putés.

Un déni de démocratie !

Depuis 2014, à l’appel des organisations et associations de retraités (CGT, CFE-CGC, CFTC, FGR-RP, FSU, FO, Solidaires, LSR, UNRPA), les retraités se mobilisent nombreux pour le droit de vivre dignement leur retraite.

 

À l’appel des organisations syndicales et associations de retraités

 

Le 9 juin 2016

 

Rassemblements et manifestations unitaires dans toute la France

 

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 16:26

Loi Travail

La violence occupe nos écrans, chacun en voit les effets, mais la combattre suppose d’en identifier les causes. Ces causes si elles sont multiples sont à rechercher dans les effets précisément.

En d’autres termes : à qui profite ce climat de violence ?

A LORIENT-56- les gendarmes mobiles ont chargé les manifestants au port de commerce le 20 mai

Une voiture de police incendiée

Habituellement l’information dominante sur les manifestations contre le projet de loi Travail sont immédiatement couvertes par des images de violences qui masquent opportunément le sens de la manifestation. Avec pour effet d’intimider, d’effrayer et d’empêcher celles et ceux des 74 % des Français opposés au projet de rejoindre la protestation et évidemment d’enfouir les raisons de cette opposition sous la violence des images.

Mercredi jour de la manifestation des policiers on a assisté à une exception : les images de la voiture de police incendiée ont conforté la manifestation des policiers qui s’étaient mobilisés contre la « haine des flics »

 Que manifestent les policiers ?

Le ressentiment des policiers toutefois n’est pas dirigé seulement contre les manifestants. À lire le témoignage de certains d’entre eux, gradés y compris, l’engrenage de la violence auquel ils participent et qu’ils subissent tient pour beaucoup à l’apparente incohérence des ordres qui leur sont donnés : les casseurs sont souvent épargnés en début de manifestation et laissés libres de leur mouvement, jusqu’à ce qu’ils se mêlent aux manifestants et suscitent les charges policières. La police est aussi sommée de repousser violemment les manifestants pacifiques ce qui ne manque pas évidemment de transformer une marches tranquille en affrontements.

Une police qui inquiète :

La situation ainsi créée soulève un autre problème qui n’est pas moins inquiétant. S’il s’avère que des milliers de policiers en uniforme et en civils sont incapables de neutraliser quelques centaines de personnes particulièrement agressives à leur égard, comment imaginer qu’ils puissent nous protéger des terroristes ? Et ce n’est pas en insistant lourdement sur la « mobilité des casseurs et leur armement » que les policiers pourront convaincre la population de leur efficacité. Que se passe-t-il ?

Le ministre doit s’expliquer

Il serait temps que le ministre de l’Intérieur, qui ne cesse de féliciter la police, s’explique sur l’étrange comportement de la hiérarchie policière. On voudrait en haut lieu retourner l’opinion favorable aux protestations contre le projet de loi Travail qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Sauf à supposer que cette hiérarchie ne tient plus ses troupes, ce qui est difficile à croire.

Des syndicats soucieux de la sécurité des manifestants

Les services d’ordre syndicaux sont également accusés de violence, particulièrement ceux de la CGT, alors qu’ils s’efforcent d’éviter que les manifestations dégénèrent. Ce ne sont certainement pas les syndicats qui ont un quelconque intérêt à des affrontements qui dénaturent l’objet des manifestations. Se demander à qui profitent ces violences c’est une bonne manière d’en identifier les causes, les objectifs et les responsables. Vouloir, contre la majorité des salariés, de la population et des syndicats, imposer une loi par la force d’un article anti-démocratique de la Constitution et par les forces de l’ordre ne peut conduire qu’au désordre. C’est visiblement le choix fait par nos gouvernants dont on n’a même plus envie de rappeler qu’ils se prétendent de gauche, ni même qu’ils n’ont pas été élus pour ça. Susciter la peur par médias interposés, semer la haine, qu’elle soit contre la police ou contre les manifestants, les syndicats et les participants aux Nuits debout, est certes une méthode de gouvernement efficace, mais combien de temps ?

L’expérience précieuse des syndicalistes retraités

Les syndicalistes retraités CGT que nous sommes ont connu ces moments de grande tension, de criminalisation de l’action syndicale, de répression, dans les entreprises et dans les rues. Ils savent que c’est le fait d’un pouvoir en rupture avec ses citoyens. Ils savent aussi que cela peut créer des situations dangereuses. Mais ils savent surtout que c’est la mobilisation du plus grand nombre qui peut, qui doit écarter ces dangers et ramener le pouvoir à la raison.

Ils veulent nous diviser, il nous faut convaincre et rassembler

Se mobiliser les jours qui viennent sous toutes les formes d’actions possibles, de la pétition à la manifestation et à la grève, pour obtenir le retrait du projet de loi dit Travail, c’est désormais la meilleure garantie de retrouver un climat apaisé pour construire un mouvement social combattif qui mette fin à la déliquescence de la démocratie en France.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 13:53

Le gouvernement Valls n'entend rien, pourtant la mobilisation se fait entendre. Dès 6 heures ce matin, les actions contre la loi Travail se mettaient en place aux ronds-points principaux de l'agglomération cherbourgeoise. Au fil des heures, il est devenu difficile d'entrer et de sortir de Cherbourg-en-Cotentin. Sous l'impulsion des syndicats de l'union locale Cgt de Cherbourg et de FO, le rond-point Malraux à LA GLACERIE et celui de TOLLEVAST, déservant la zone commerciale ont été bloqués.

                         

Rond-point Malraux à LA GLACERIE

La force de la mobilisation a permis d'accentuer la pression sur les points majeurs de circulation dans l'agglomération.

Rond-point des Mielles

Ainsi, à TOURLAVILLE, les ronds-points des Mielles et de la Bâte ne pouvaient plus être empruntés par les véhicules et les bus ont dû restés au dépôt de Zéphir-Bus. Le rond-point  de Martinvast était également bloqué et le traffic perturbé sur la RN 13.

La RN 13 très encombrée !

Vers 14h00 les participants à la manifestation des ronds-points ont convergé vers TOURLAVILLE et le rassemblement qui s'est effectué au rond-point des Mielles s'est dirigé en cortège motorisé et pédestre vers le centre ville et la place de la République où ont eu lieu les prises de parole.

Thierry LACOMBE rappelle les actions de la matinée

Prise de parole très ferme de Pascal Besuelle de la FSU au nom de l'intersyndicale (voir vidéo)

Puis, emmenés par les syndicats CGT et FO, les manifestants (3000 personnes selon notre syndicat et 1500 selon la police) ont formé un cortège qui a parcouru les rues de la ville au rythme des slogans hostiles à la loi TRAVAIL et au gouvernement de regression sociale. Revenus Place de la République, salariés, privés d'emploi, retraités et lycéens se sont dispersés dans la bonne humeur. Tous ont dit qu'ils reviendraient ! On ne lâche rien !

Le défilé dans les rues de Cherbourg-en-Cotentin

Les manifestants Place de la République

Prise de parole très ferme de Pascal Besuelle au nom de l'intersyndicale

Prise de parole de la représentante des lycéens

Le cortège dans les rues de la ville

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 11:09

Emission diffusée sur France5

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:19

Les syndicats catégoriels de police appellent le 18 mai 2016 à une manifestation politique

L'art de l'amalgame pour manipuler l'opinion publique

 

Pour les médias bourgeois et les syndicats de police corporatistes, les affiches du syndicat Info’Com-CGT seraient « dégradantes » à l’égard des policiers. Elles ne sont pourtant publiées que pour attirer l’attention sur la violence du pouvoir.

Emboîtant le pas du ministre de l’Intérieur, les syndicats corporatistes de policiers sont montés au créneau.

Alliance Police Nationale (CFE-CGC), à l'origine de la manifestation y voit « ni plus ni moins qu’un appel à la haine et à la violence envers les forces de police et de gendarmerie"  ;

Le syndicat d’officiers Synergie (CFE-CGC) estime, pour sa part, que l’initiative démontre « la connivence intellectuelle existant entre ceux qui mettent les policiers au pilori et les casseurs qui pillent, saccagent et agressent sans relâche les forces de l’ordre » ;.

Unité SGP Police (FO) s’est dit « indigné » par cette publication « honteuse appelant à la haine du policier » ;

Le syndicat des cadres de la sécurité intérieure-CFDT écrit « Ces spécialistes de la guérilla urbaine  ont bénéficié du soutien implicite de tous ceux qui  par leurs communications ou leurs propos anti-policiers, n’ont cessé de jeter de l’huile sur le feu et d’exacerber les tensions. » Il demande des poursuites judiciaires ;

 Le syndicat des commissaires de la police nationale estime que «Certains faits ont donné lieu à un travestissement médiatique de l'action policière, permettant à la frange « ultra » de surfer sur l’une de ses thématiques favorites : "Les violences policières, sources de tous les maux ! " ;

Le syndicat indépendant des commissaires de police pense que « Les deux derniers tracts émanant de la CGT présentant des policiers comme auteurs de violences et pataugeant dans des mares de sang, sont particulièrement éloquents et révélateurs de l’infamie de leurs auteurs. De tels agissements ne doivent pas rester impunis non seulement en ce qu’ils portent atteinte à l’image et à l’honneur de toute la Police Nationale mais surtout en ce qu’ils incitent à la haine envers les effectifs de Police et tentent de justifier ainsi les violences dont ils ne sont que trop victimes. »

Tous ont demandé au ministre de l’Intérieur « de déposer plainte contre ces propos de provocations et de haines envers la police ».

Ainsi, le 2 mai, le syndicat Police Force Ouvrière (Unité SGP Police FO) a annoncé déposer plainte (sans doute sur instructions) contre ces affiches.

Le même jour, un syndicat se réclamant de la CFE-CGC a titré : « CGT : l’affiche rouge », comparant ces affiches avec celle des occupants nazis, propagandistes racistes et antisémites qui assimilaient à des terroristes étrangers, un groupe de résistants se battant contre la dictature et pour le progrès social.

Ces organisations de droite ou proches de la droite, assimilent sciemment à un appel à la haine des affiches démocratiques, appelant la police, comme l’indiquent les slogans pourtant faciles à lire (mais que personne ne mentionne) à « protéger les citoyens » et « à stopper la répression brutale du mouvement social. » Tout le monde, gouvernement, opposition de droite, extrême-droite et syndicats de police catégoriels trouve un intérêt à cet amalgame.

Dans ce contexte, la CGT-Police-Paris avait publié un communiqué, dès le 19 avril 2016, intitulé :

 « L’affiche qui agite l’extrême droite et fait oublier l’acteur principal dans ces violences : Le gouver­nement ! »

Le texte précisait : « L’affiche du syndicat CGT Info’Com a le mérite de dénoncer des faits pour ramener un gouvernement, dit de gauche, dans la voie du progrès social et non de l’arbitraire. » Ces affiches visent bien à dénoncer ces faits et à mettre en lumière les méthodes d’un gouvernement qui préfère le tout-répressif à une doctrine de pacification des cortèges.

Le 18 mai, des syndicats de policiers, auxquels risque de se joindre une fraction de la CGT-Police, manifesteront sur un seul mot d’ordre : « Halte à la haine anti-flic ».

 Les militants historiques de la CGT-Police, engagés pour un syndicalisme vivant, fiers de leurs luttes et de leurs acquis, ne participeront pas à ce rassem­blement politique qui cumule tant d’amalgames sur les policiers, le mouvement social en cours et la CGT, organisation de masse, progressive et interprofessionnelle !

Les syndicats Info’Com-CGT et la CGT-Police historique, fidèles aux valeurs de la Confédération ne se trompent pas : Les responsables de cette situation sont bien le patronat et son fidèle servant : Le gouvernement.

Le passage en force de la loi EL KHOMRY est également une vraie violence ! La loi Travail  ne peut être adoptée contre l’opposition massive des travailleurs, de plus de 70% de l’opinion publique et de l’Assemblée nationale. Le coup de force institutionnel du 11 mai, s’appuyant sur l’article 49-3 de la Constitution, exacerbe la colère des futures victimes de cette loi. Il ne peut que renforcer la lutte pour le retrait pur et simple de la loi Travail.

La censure de cette politique de casse du droit du travail ne pourra se faire que par la convergence de tous les progressistes prônant la transformation sociale, avec les luttes des cheminots, des fonctionnaires, des routiers, des salariés du privé et du public, des privés d'emploi et des retraités et non par des manifestations corporatistes dénonçant une fantasmagorique  « haine anti-flics ».

Nous appelons les forces vives du pays à poursuivre, le 19 mai, le mouvement de protestation pacifique contre la loi El Khomri .

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 14:43

Philippe MARTINEZ sur Antenne 2 le 16 mai

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:57

Ce long week end aura été l’occasion via les médias bourgeois, de tenter de déstabiliser l’opposition grandissante à la loi dite Travail. L’imagination n’étant guère l’apanage des politologues attitrés, on retrouvait d’une chaîne à l’autre deux arguments qui justifieraient le coup de force.

74 % de la population serait manipulée…

Premier argument. Le projet a évolué, il a été largement amendé au point que le Médef lui-même ne le soutient plus. Si, malgré les changements qu’a subi le projet, les opposants continuent de vouloir son retrait c’est qu’ils sont instrumentalisés à des fins politiciennes : conforter une candidature de la gauche radicale aux prochaines élections présidentielles. Dès qu’il s’agit d’évacuer le débat de fond on invoque les tactiques politiciennes.

Mais tout dans ce mouvement, des grèves aux manifestations en passant par les Nuits debout, démontre que les manœuvres politiques sont le dernier des soucis de celles et ceux qui, en toute connaissance de cause et en toute conscience ne veulent pas de cette loi. D’ailleurs si c’était le cas comment expliquer l’acharnement du gouvernement à vouloir imposer de force une loi qui à l’évidence va à l’encontre de l’opinion majoritaire en France.

Les Français seraient hostiles à toute réforme…

Deuxième argument récurrent. Les Français sont rétifs aux réformes. Réformes qui sont pourtant essentielles pour relancer l’emploi à l’instar de ce qu’ont fait nos voisins Allemands ou Italiens. Nous avons déjà montré que contrairement à ces allégations la situation de l’emploi en Allemagne n’est guère enviable, car le chômage est masqué par la précarisation généralisée des emplois et en Italie où la création d’emplois est due à une manipulation des chiffres du chômage.

Et si on essayait des réformes favorables au monde du travail ?

Si les salariés Français résistent aux réformes que les différents gouvernements ont tenté de leur imposer n’est-ce pas tout simplement parce qu’ils sont parfaitement conscients qu’elles ne répondent ni à leur intérêt ni à celui de l’emploi et de l’économie du pays.

A qui doit-on le plus grand paquebot du monde ?

Le plus grand paquebot du monde vient d’être lancé depuis les chantiers de Saint Nazaire et tout le monde s’en félicite. Pourtant ne nous avait-on pas dit et répété que la mondialisation rendait notre industrie non-compétitive ? Si les salariés et la CGT en particulier ne s’était pas mobilisés pour conserver les chantiers navals et leurs emplois, nous ne fêterions pas ce grand succès de l’industrie navale Française. Il en est de même pour les réformes, si les gouvernements souhaitent vraiment des réformes utiles et d’avenir ils devraient consulter et écouter les salariés et leurs syndicats.

Pourquoi tant d’obstination ?

Mais s’ils ne le font pas c’est qu’ils ne le veulent pas ou plutôt ils ne souhaitent pas d’autres propositions que celles qu’ils ont décidé de mettre en œuvre : le libre épanouissement de la financiarisation de nos économies, qui pourtant enfonce chaque jour un peu plus la France, l’Europe et le monde même dans un chaos inédit.

Rien dans l’évolution du texte n’a mis en cause sa philosophie initiale : démanteler le code du travail, maintenir l’inversion de la hiérarchie des normes pour faire prévaloir les accords d’entreprises sur les accords de branches et sur la loi, affaiblir la protection des salariés en les mettant à la merci des exigences des actionnaires des entreprises plus soucieux de leurs dividendes que des investissements nécessaires.

Affaiblir les syndicats les plus représentatifs en permettant aux syndicats minoritaires de déclencher des référendums qui permettent de contourner les positions des syndicats majoritaires.

Un projet en voie d’aggravation

Pire : il n’est pas exclu que les amendements que retiendra le gouvernement aggraveront encore les effets du texte. Des amendements déposés par deux députés socialistes prévoient en effet de légitimer « l’ubbérisation du travail » et ainsi d’atomiser le travail et l’emploi. Ces amendements prévoient que le code du Travail ne s’appliquerait pas aux « travailleurs utilisant une plateforme de mise en relation par voie électronique ». C’est une attaque en règle contre le statut de salarié et contre les protections dont ils bénéficient.

Climat oppressant pour les manifestants : Le 12 mai à Paris, la police était placée en tête de la manifestation

Ni instrumentalisés, ni opposés par nature aux réformes, les salariés, la plupart des syndicats, la majorité des Français ont toutes les raisons d’exiger le retrait du projet de loi  Travail. Ni les campagnes de dénigrement, ni la répression féroce et les provocations n’affaibliront le mouvement car il prend conscience de sa puissance et de son unité dans la diversité des situations et des revendications.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:45

 Une fois de plus, de nombreuses violences ont eu lieu dans les différents rassemblements et manifestations organisés jeudi 12 mai, réclamant le retrait du projet de loi Travail. Le cortège Parisien n’a pas pu, une fois encore, atteindre son point d’arrivée du fait des affrontements ayant lieu entre une minorité d’individus extérieurs au cortège des organisations et les forces de l’ordre. Le carré de tête a d’ailleurs été attaqué par ces mêmes individus, et nos camarades du service d’ordre ont été invectivés, insultés et ont  essuyé des jets de pavé. Nous tenons à saluer le travail effectué par l’ensemble des militants du service d’ordre. Nous assurons à nos quatorze camarades blessés notre totale solidarité. Nous leur souhaitons un prompt rétablissement.

Nous condamnons fermement de tels agissements, et nous mettrons tout en oeuvre pour que la clarté soit faite et les responsabilités établies.

Par ailleurs, la manifestation a été bloquée par les forces de l’ordre qui ont empêché une dispersion rapide et sereine des manifestants. A cette occasion de nombreux manifestants ont été gazés, voire frappés par les CRS.

Une rencontre, à notre demande, avec la Préfecture de Police de Paris aura lieu prochainement. En effet, depuis plusieurs manifestations, des « perturbations » ne nous permettent pas de faire vivre notre mobilisation pour le retrait de la Loi Travail. Il est temps que cette situation cesse et que chacun assume pleinement ses responsabilités afin que le droit de manifester, en toute sécurité, soit respecté.

C’est dans ce sens que le ministre de l’Intérieur a été interpellé.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:56

1 000 salariés, retraités et lycéens ont manifesté à Cherbourg-en- Cotentin, le 12 mai 2016

Malgré un temps exécrable, 1 000 personnes avaient répondu à l’appel des organisations syndicales et lycéennes : CGT, FO, FSU, SUD-SOLIDAIRES, LE MOUVEMENT LYCEEN, à se rassembler à 10H30 aujourd’hui devant la Cité de la Mer à CHERBOURG-en-COTENTIN.

Un lieu inhabituel dont le choix était dicté par l’actualité locale. C’est à la Cité de la Mer que le président de Région, Le Républicain Hervé MORIN, devait annoncer la construction d’une usine de construction d’éolienne à CHERBOURG. Mais, accompagné du président du Conseil départemental de la Manche  et du directeur de DCNS, le trio avait préféré se mettre à l’abri à l’intérieur de l’Arsenal. Courage, fuyons !

Les salariés, retraités et lycéens font peur. Les participants, opposés à la loi EL KHOMRY et déterminés à obtenir son retrait, ont quitté la Cité de la Mer ; Qui en voiture ; Qui a pied mais tous en cortège, pour rejoindre l’Arsenal.

 

Les prises de parole se sont faites sous la pluie. Thierry LACOMBE, secrétaire général de l’Union Locale des syndicats CGT de CHERBOURG a dénoncé le recours à l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement et réaffirmé l’opposition de l’intersyndicale au projet de loi. La représentante des organisations de jeunesse a appelé à poursuivre l'action contre la loi Travail et à construire un code du Travail, plus juste et adapté à notre temps.

La députée de CHERBOURG a annulé le rendez-vous qu'elle avait accordé à l'intersyndicale le 13 mai. Le recours à l'article 49-3 de la Constitution était passé par-là ! Mais ... pouvions-nous attendre autre chose d'un parlementaire godillot ?

Thierry LACOMBE, secrétaire général des syndicats CGT de CHERBOURG

La représentante des lycéens a également pris la parole

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 22:07

Loi Travail et 49-3

  Depuis maintenant près de trois mois, une mobilisation exceptionnelle a pris racine en France pour combattre le projet de loi Travail et porter l’exigence de nouveaux droits sociaux pour les salariés.

Quelle est la réponse du gouvernement ?

Le passage en force !

Ce projet de loi ne figurait pas dans le programme du candidat Hollande.

L’utilisation du 49-3 pour faire adopter une loi rejetée par plus de 70% de la population est inadmissible. C'est une véritable honte ! Cette décision ne vient que s’ajouter à un processus antidémocratique depuis le début. Faut-il rappeler la non consultation des organisations syndicales avant l’écriture du texte, les rencontres éclair avec la Ministre du travail, le blocage des votes à l’Assemblée nationale ?

Les salariés sont méprisés, les citoyens bafoués et leurs représentants ignorés.

La CGT condamne ce déni de démocratie et la brutalité affichée par le gouvernement.

Elle poursuivra et amplifiera la mobilisation et appelle tous les salariés à s’inscrire dans le mouvement, se réunir en assemblées générales pour décider ensemble la poursuite de la mobilisation jusqu’au retrait et pour un code du travail du XXIème siècle. Plus que jamais, l’urgence est à la mobilisation.

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