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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 19:22

Loi antiterrorisme

Aujourd’hui, l’assemblée nationale a voté la prolongation de l’état d’urgence pour la 6ème fois depuis les attentats de novembre 2015. L’état d’urgence dont les mesures sont attentatoires aux libertés individuelles et collectives a démontré son inefficacité pour contrer le terrorisme et a été largement détourné pour établir un contrôle social exorbitant sur les citoyens-e-s, manifestant-e-s et militant-e-s.
L’interdiction du droit de manifester, censurée par le Conseil constitutionnel le 9 juin dernier, a été réintroduite dans les textes par amendement le 28 juin.


Annonçant lors de son intervention devant le Congrès le 3 juillet qu’il « rétablirait les libertés aux Français en levant l’état d’urgence en automne », Emmanuel Macron a omis de dire qu’il comptait, après une dernière prolongation, faire voter une loi antiterrorisme faisant de l’état d’urgence un état permanent, inscrivant dans le droit commun les dispositions d’atteintes aux libertés individuelles et collectives, tels : les périmètres de protection avec fouille corporelle et de véhicule, le fichage généralisé de tous les voyageurs, l’assignation à résidence, le placement sous bracelet électronique, les perquisitions administratives, etc.


Derrière la démagogie sécuritaire du gouvernement qui instrumentalise les peurs, se cache la volonté de se doter de tout un arsenal pour tenter d’intimider les militant-e-s et, ainsi, museler toute forme de résistance et de mobilisation pour le progrès social et contre la casse des acquis sociaux.


La CGT réaffirme la nécessité de défendre les valeurs de démocratie, de solidarité et de paix.
Face aux mauvais coups et à l’urgence d’obtenir de nouveaux droits et de défendre la démocratie, la CGT continue avec détermination à développer les luttes pour la satisfaction de nos revendications et propositions.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 19:07

Campagne contre le racisme

La CGT a décidé de s’attaquer à la question du racisme. À cette occasion, une série d’événements sont organisés jusqu’en juin 2018. Pour marquer le lancement de la campagne, le grapheur Chanoir a réalisé une fresque accompagnée en musique par Tarik Chaouach le 29 juin dernier à la CGT.

Pierre Tartakowsky, Président d’honneur de la Ligne des Droits de l’Homme, intervenait également à l’occasion du lancement de la campagne. Il a rappelé combien il est important pour les travailleurs de faire bloc, en particulier face à l’instrumentalisation par l’État à des fins politiques du racisme ordinaire.

L’unité au-delà de la diversité fait partie de l’histoire de la CGT. Pascal Debay et Sonia Porot, respectivement pilote et membre du collectif contre les idées d’extrême droite sont intervenus en ce sens. Voir ci-dessous la performance de Chanoir accompagné en musique par Tarik Chaouach.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:56

La CGT a organisé le 29 mai 2017 à Montreuil une journée d’échanges autour du mix énergétique et l’énergie nucléaire.


Marie-Claire Cailletaud nous explique les enjeux de ces débats.

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 15:24

Paroles de retraités

Ils ont des raisons de se battre et de se faire entendre. Leurs pensions bloquées depuis 4 ans, l’annonce de l’augmentation de la CSG, la réduction des services publics…Ils n’ont pas l’intention de se laisser faire. À partir de leur situation, quatre retraités nous livrent leurs arguments.

Jean-Claude, 62 ans ex-bronzier.
Il a fait toute sa carrière dans la métallurgie, présent dans toutes les luttes concernant plus précisément la fonderie, autant dire que les conditions de travail extrêmes, il les a connues : chaleur à la limite du supportable, bruit assourdissant, air pollué, roulement en 3X8. Il est parti en retraite avant 60 ans, heureusement, il y aurait laissé sa peau. Alors ne venez pas lui dire qu'un politique assis derrière son bureau doré à Matignon veut encore reculer l'âge de la mise en retraite, il pourrait voir rouge !

 Geneviève, 72 ans ex-aide ménagère.
Suite à une période de chômage vers 50 ans, elle a dû « accepter » un poste d’auxiliaire de vie auprès des personnes âgées, une reconversion forcée ! Elle a fini par y prendre goût et avoir de la tendresse pour ses « mamies ». Mais devoir à 62 ans faire des tâches aussi lourdes que la toilette des personnes en perte d'autonomie, c'est pénible physiquement et psychologiquement difficile. Cette fin de carrière émaillée de précarité (paiement à l'heure effectuée) n'a pas permis d'avoir un montant de pension correct, à peine le Smic. Et le sentiment d'avoir beaucoup donné, du temps, des soins, des attentions pour un salaire de misère. La retraite, cette vie nouvelle, elle l'aborde épuisée, blessée par un manque de reconnaissance, à la limite de la pauvreté ! Alors se battre pour que cela cesse ? Oui, Oui et encore Oui !!

Christine, 63 ans ex-saisonnière.
Depuis la fermeture de son entreprise de textile, elle n'a pas retrouvé de travail stable. Comme il faut bien vivre, elle a tout fait : ramasser des pommes, des fraises, de la mâche, éclaircir les carottes, faire les vendanges, cueillir le muguet etc. Elle était « saisonnière », en d'autres termes, corvéable à merci pour les maraîchers. Payée à la tâche, penchée en avant ou accroupie toute la journée, dans des serres à 40°C ou sous la pluie. Aujourd'hui, le montant de sa retraite ne lui permet pas d'assumer toutes ses dépenses. Alors, elle refait les vendanges lorsqu'elle doit remplir sa cuve de fioul ou bien les pommes pour acheter des cadeaux à ses petits-enfants ! Elle s'est beaucoup impliquée dans les récentes initiatives engagées par l'UD et l'USR de Loire-Atlantique en direction des cueilleurs de muguet.

Alphonse ex-facteur.
En retraite depuis 5 ans, il s'adonne sans retenue à sa passion, la danse de salon. Mais on ne peut pas passer toute sa vie dans le service public le plus proche de la population, sans rester attaché viscéralement à ses valeurs. Dans le département, chaque nouveau bureau de poste fermé le blesse profondément. Car derrière cette suppression, c'est la désagrégation progressive du service public dont il était si fier. Donc, il continue à se battre pour le maintien des services publics de proximité et fait le lien entre les personnels de la poste et les retraités utilisateurs des services.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:12

Fonction publique

La CGT Fonction publique a aussitôt réagi à la publication de l’audit de la Cour des comptes sur les finances publiques, « dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif ! » La Cour des comptes, résume la CGT fonction publique, préconise le « gel de la valeur du point d’indice, la suppression du supplément familial de traitement, deux départs à la retraite sur trois non remplacés, la baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrière, l’augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants... » En revanche, la Cour des comptes ne s’interroge pas sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an – « qui depuis sa mise en place en 2013 a permis au chômage de s’accroitre d’un demi million de privés d’emploi supplémentaires ! »


Ces préconisations étaient tout de suite suivies, dans les médias, dès hier soir, de l’annonce par Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, du gel de la valeur du point d’indice jusqu’en 2018 ! « Le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs ! »
Sur le fond, déplore la CGT Fonction publique, une austérité accrue est bel et bien à l’ordre du jour.

C’est pourquoi la CGT Fonction publique appelle à s’emparer de la Journée d’action interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre !

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 20:23

Libéralisme et austérité sont les deux mamelles de la Cour des Comptes !

Pour la CGT, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes ! Ses préconisations d’hier le confirment amplement.

Constatant un « dérapage » des dépenses publiques, la Cour se fend d’un certain nombre de préconisations dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif !

Résumons :

- gel de la valeur du point d’indice ;
- suppression du supplément familial de traitement ;
- deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’État (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;
- baisse du nombre de promotions et freins au déroulement de carrière ;
- augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants de la fonction publique (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain).

N’en rajoutons plus, la coupe est pleine !

Au moins pourra-t-on sans regret dissoudre l’IFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) puisque la Cour des Comptes le concurrence et le dépasse dans son libéralisme délirant…
Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans ses recommandations, notons qu’à aucun moment elle ne s’interroge sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an - qui depuis sa mise en place, début 2013, a permis au chômage… de s’accroître d’un demi-million de privés d’emploi supplémentaires !

Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018.

On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…

Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le démantèlement de la grille indiciaire unique.



C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT appelle à s’emparer de la journée d’actions interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:48

Austérité à tous les étages !

 

Cette feuille de route entre dans le cadre du programme politique décidé par le président, ce qui ne rassure pas la CGT.
La ministre précise au début de sa feuille de route « mon action aura donc comme objectif de consolider la cohésion autour du bien commun qu’est notre système de santé ». C’est là une belle intention que partagerait la CGT si le reste du contenu ne venait pas en contradiction.
Alors que l’on nous parle de politique nationale, dans la continuité des politiques des gouvernements précédents, le renvoi sur quasiment tous les sujets, aux territoires, régions, ARS et autres groupements hospitaliers territoriaux va être accentué. Autrement dit, les mesures d’économies drastiques décidées par le gouvernement seront renvoyées dans leur mise en œuvre aux territoires ce qui ne pourra se traduire que par de nouvelles disparités, d’un territoire à l’autre en fonction de leur réalité économique et sociale, accentuant encore plus, pour certains, la désertification. Seuls victimes, les patients pour qui les difficultés d’accès aux soins, de prise en charge et d’accueil seront de fait aggravées.


15 milliards d’euros d’économie en 5 ans, c’est ce qui est annoncé. Là aussi, c’est en contradiction avec le contenu de la feuille de route dans laquelle il est indiqué un accroissement des inégalités, une baisse de l’accès aux soins, de la prise en charge et du suivi des patients et des carences avérées de l’action sociale. Une situation qui n’est que la résultante des politiques de réduction des coûts précédente.
La sécurité sociale « devra poursuivre sa modernisation […] en tirant tous les bénéfices de la transition numérique. » « Ces économies permettront de garantir une logique de proximité ». On sait où on en est aujourd’hui : les multiples réorganisations de la sécurité sociale ne se sont faites qu’à travers la réduction des effectifs et des services depuis plus de 10 ans, provoquant la fermeture de centaines de caisses en territoire et mettant en difficulté les usagers et les patients. Demain, avec ce qui est proposé, la proximité sera « numérique », autant dire virtuelle.


Sur la prévention en santé, il est indiqué entre deux virgules « la santé au travail » et rien de plus. C’est tant mieux car la santé au travail doit dépendre du ministère du travail. Là aussi on sait où l’on en est : la casse de la médecine du travail a produit ses effets.
Alors qu’il est prouvé qu’être en bonne santé dépend à 80% de nos conditions de vie, nos conditions de vie, elles, dépendent à 100% de nos conditions de travail. Pour la CGT, il est donc inacceptable que le gouvernement ne fasse pas une priorité de ce sujet et ne place pas la médecine du travail comme élément central dans les politiques de prévention, notamment en instaurant un service public de la médecine du travail intégré à la sécurité sociale.


D’autres sujets sont abordés dans la feuille de route : la famille, l’innovation, la retraite, etc. Là aussi, les ambitions affichées sont contradictoires. Comment répondre aux besoins, avoir une justice sociale quand on annonce une réduction des dépenses de 15 milliards ?


La CGT se mobilise pour une reconquête de la sécurité sociale, pour un droit à la protection sociale pour tous et dans toutes ses dimensions, pour une mise en sécurité sociale de chacun face aux aléas de la vie, pour un système solidaire et par répartition où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. C’est cela « un système équitable et profitable à tous », comme le dit la ministre dans sa feuille de route mais il est vrai que l’on ne met pas tous la même chose derrière les mots.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 22:26

 

La France condamnée pour non-respect de la vie privée

 

Depuis 2008, la Police est autorisée à prélever abusivement l’ADN de nombreux de nos militants, dès lors qu’ils sont placés en garde à vue et alors même que leur culpabilité n’est pas établie. Cette conservation de l’ADN dure 40 ans et les possibilités d’effacement du fichier, si la personne n’est pas condamnée, sont dissuasives du fait de la complexité de la procédure.

Le 22 juin, la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a mis des limites à cette législation, en condamnant la France, pour violation de l’article 8 de la Convention européenne des Droits de l’Homme, relatif au respect de la vie privée.

Le requérant, un agriculteur, avait participé à une manifestation en 2008, organisée par un syndicat agricole. Il a été condamné à deux reprises, une première fois pour avoir menacé, avec un parapluie, les gendarmes présents lors du rassemblement et, ensuite, pour avoir refusé un prélèvement de son ADN en vue de son inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

Sa requête auprès de la CEDH portait sur la condamnation pour refus de prélèvement ADN.

La Cour décide que « La condamnation pénale du requérant (...) s’analyse en une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et ne peut passer pour nécessaire dans une société démocratique. » Et, elle conteste dans ce même arrêt que la loi ne fasse « aucune différenciation [dans le prélèvement de l’ADN] en fonction de la nature et de la gravité de l’infraction commise ». Elle ajoute que la conservation des profils ADN « n’offre pas, en raison tant de sa durée (quarante ans après une condamnation) que de l’absence de possibilité d’effacement, une protection suffisante à l’intéressé. »

La CGT avait vivement protesté, lors de la création du fichier FNAEG, et a rappelé à plusieurs reprises son opposition aux extensions apportées. En effet, mis en place dans un premier temps pour le fichage des délinquants sexuels, il recense aujourd’hui 3.5 millions d’individus dont certains n’ont pas été condamnés mais simplement placés en garde à vue pour des faits mineurs. Les syndicalistes sont notamment visés par ce fichage accroissant la tendance à la criminalisation de l’action syndicale.

Pour la CGT, cette condamnation doit conduire la France à réviser fortement sa législation en matière de fichage.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 22:15

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DE LA CGT

 

Le gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif :
-  avoir une législation du travail renforçant les droits de l’ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;
-  dénoncer l’idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.
Sur la base d’un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus.


Où en est-on à ce jour ?


D’un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l’autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi.
On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille revendication du Medef.
On y apprend également qu’il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours.


Et la liste est longue…


Alors que 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente !
La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance.
Nous refusons d’ores et déjà d’entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C’est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d’information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l’été car il n’est pas question d’accepter ce marché de dupes.


La CGT considère que la mobilisation doit s’amplifier, s’ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d’une volonté de changement en matière économique et sociale.
C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d’action et de grève dans toutes les entreprises et services.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 20:32

Violente hausse du chômage : la précarité explose !

 

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (personnes sans emploi tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi) passe de 3 471 800 à 3 494 100 inscrits à Pôle Emploi (soit +0.6% sur 1 mois, + 0.9% sur 3 mois) alors que le nombre des demandeurs en catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite) augmente de 3 500 personnes pour atteindre les 2 066 700 (soit + 0.2 % sur 1 mois, + 0.8 % sur 3 mois et surtout + 8 % sur 1 an). Non seulement le chômage ne baisse pas mais les catégories de travailleurs précaires ne cessent d’augmenter.

Les demandeurs d’emploi inscrits en catégorie D sont en baisse de 12.6 % depuis le mois de janvier en raison de la fin progressive de l’effet du plan « 500 000 formations ». Les doutes concernant l’utilité de ce plan se confirment de plus en plus, sachant que seuls 56 % des demandeurs d’emploi qui ont suivi une formation accèdent à un emploi et que, parmi ceux-ci, 29 % uniquement trouvent un emploi de plus de 6 mois.
La qualité de ces formations est largement contestée par les privés d’emploi CGT qui déposent un recours auprès de Pôle Emploi ce mardi 27 en appelant au rassemblement devant la Direction Générale de Pôle Emploi, avant de rejoindre un rassemblement aux Invalides.

L’emploi intérimaire augmente de 16,1% sur 1 an. Il s’agit là aussi d’une forme de précarité qui se développe sans limites dans les secteurs de l’Industrie en particulier où se concentrent 42,5% des emplois.

L’échec des politiques d’austérité sous la Droite puis pendant le quinquennat de Hollande, l’insupportable montée des contrats courts devraient faire réfléchir Macron et son gouvernement : les mêmes recettes sévères donneront les mêmes résultats !

La CGT réclame une véritable politique de relance et le renforcement du code du travail, plutôt que sa destruction, pour lutter contre l’accroissement de la précarité.

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