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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 11:29

 

Affaire Tefal : l’inspectrice du travail devant la Cour de Cassation

  « Selon que vous serez puissant ou misérable, - Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Jean de la Fontaine

Laura Pfeiffer, 38 ans, était inspectrice du travail à Annecy, en Haute-Savoie. En charge du secteur où se trouve Tefal (groupe Seb), son inspection va tourner au calvaire, la conduisant à devenir lanceuse d’alerte sur les pressions subies par sa profession. Elle est aujourd’hui, mercredi 5 septembre, devant la Cour de Cassation, où un rassemblement à lieu à l’appel de la CGT SNTEFP.

Tout commence lorsque Laura est sollicitée par les organisations syndicales de l’entreprise Tefal sur leur accord d’aménagement de la durée du travail. En l’espèce, les agents de maîtrise de l’entreprise font beaucoup d’heures, mais ils ne sont pas au forfait et ne pointent pas, laissant toutes leurs heures supplémentaires impayées. Les salariés sont volés, l’État aussi (via la fraude aux cotisations sociales).

La pointeuse installée, Tefal s’aperçoit que le coût en heures supplémentaires est trop important. Elle décide de faire signer des conventions de forfait à ces agents de maîtrises. Saisie, Laura Pfeiffer s’aperçoit que les conventions ne sont pas valides et enjoint l’entreprise à en faire de nouvelles qui soient cette fois légales, avec des dispositions claires, conformes à la loi.

En 2013, elle est convoquée par son supérieur, le directeur départemental de l’inspection du travail. Ce dernier, pendant deux heures et demi, l’invective, exerce du chantage et menace sa carrière si elle ne revient pas sur sa position vis-à-vis de Tefal : « Moi je suis en fin carrière je n’ai rien à craindre, mais vous, vous êtes en début de carrière, méfiez-vous. » S’en suivirent six mois d’arrêt maladies pour Laura, dévastée par cette réunion qui « a saboté tous les fondements sur lesquels je m’appuyais pour exercer mes missions ».

En octobre 2013, elle reçoit des documents d’une personne anonyme qui prouvent qu’il y a un complot contre elle. Son directeur départemental est de mèche avec la société Tefal. Dans des notes internes, l’entreprise planifie, via le Medef de la métallurgie, d’user de ses relations pour dégager Laura. Elle saisit le conseil national de l’inspection du travail (CNIT) pour atteinte à son indépendance, joignant les documents prouvant l’exercice de pressions extérieures indues et mettant en copie les organisations syndicales.

En 2014, les relations avec son directeur départemental se dégradent, elle porte plainte à son encontre pour harcèlement moral. Cependant, c’est bien elle qui recevra plus tard une convocation au tribunal correctionnel d’Annecy, pour recel de documents volés et violation du secret professionnel. C’est le coup de massue : elle qui avait toujours cru en la justice et l’État de droit se rend compte que lorsque ce sont des puissants aux manettes, qu’il y a des enjeux politique forts et de l’argent en jeu, des emplois, tout ce qui est justice, droit et morale n’existe plus. Le procureur de la République d’Annecy en est le bien triste exemple.

Avant même la tenue du procès de Laura, ce dernier s’est permis une sortie dans le journal l’Humanité du 21 mai 2015 soulignant qu’il connait « très bien le directeur en question, qui est un homme charmant ». Alors que l’enquête pour sa plainte est en cours, le procureur de la république déclare que son potentiel agresseur est un homme charmant qu’il connait personnellement...

Son procès se traduira par 7 heures 30 d’invectives à son égard, l’avocat de la partie civile (Tefal) finissant même les auditions par « je n’ai pas grand-chose à dire, madame, la présidente et monsieur le procureur ont fait le travail à ma place ». Choquant ! Laura est condamnée, peine qui sera confirmée en appel en octobre 2016 : elle forme alors un pourvoi en cassation.

Résultat, Tefal a eu ce qu’il voulait : Laura ne les contrôle plus, les agents de maîtrise ont signé des avenants où ils gagnent la même chose que lorsqu’ils travaillaient 35h, alors qu’ils en travaillent 41. Le DRH, Dan, est devenu DRH France pour service rendu. En l’espèce, tous les PV dressés à son encontre ont été classés, tout comme la plainte de Laura contre son directeur départemental pour harcèlement.

Ainsi, pour la CGT, c’est le procès d’une société, dans le contexte de la loi de protection des lanceurs d’alerte promulguée le 9 décembre 2016, mais aussi de celle toute récente sur le secret des affaires, pour la liberté d’expression et contre l’impunité organisée des puissants !

Devant la cour de cassation, le ministère public a plaidé pour l’annulation des décisions et le renvoi en appel.Le sort de Laura Pfeiffer sera fixé le 17 octobre 2018

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 08:25

Privé.e.s d’emploi

<b>Pole Emploi</b>. <b>50</b> % <b>des offres</b> d'<b>emploi</b> sur le site seraient erronées, selon la CGT

50% des offres de Pôle emploi sont toujours illégales

Le comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires CGT vient de publier les résultats de l’étude menée sur les offres d’emploi disponibles sur le site pole-emploi.fr. En 2017, il avait déjà révélé que 50 % de ces dernières étaient illégales.

Les chiffres sont indéniables : en 2018, 50% des offres d’emploi disponibles sur le site pole-emploi.fr sont toujours illégales, illustrant l’absence de mesures pour enrayer ce problème. Pôle emploi, qui préfère stigmatiser les privés d’emploi via le renforcement des sanctions en cas de refus d’offres d’emploi « raisonnables », diffuse des offres non-réelles, illégales et non conformes au droit de travail.

1 offre d’emploi sur 2 est illégale sur pole-emploi.fr ...

Sur 1708 offres étudiées, 75% venaient de plateformes privées et 50% comportaient des mentions illégales. De plus, si on s’intéresse en profondeur aux chiffres, on remarque que 62% des offres illégales venaient de plateformes privées et 68% des offres du secteur du service à la personne et à la collectivité sont illégales.

Outre les offres illégales, ce manque de contrôle se traduit par de nombreuses offres qui ne sont en réalité que des vitrines publicitaires. En ouvrant le site de pôle emploi aux sociétés privées de diffusion d’offres, son directeur général, Jean Bassères, a délibérément décidé de privilégier la quantité sur la qualité, les offres n’étant désormais plus contrôlées avant leur diffusion par un agent de Pôle emploi.

Le rapport souligne également qu’il faut en finir avec la légende des « offres non pourvues », puisque ces dernières, selon plusieurs études, ne représentent en réalité que 0,6% des contrats. Le but des privés d’emplois est de sortir de la précarité, pas de sombrer dans la misère et le déclassement. Or, l’étude montre que la majorité des offres diffusées ne sont que des contrats de travail temporaires d’une semaine (souvent annoncés comme des contrats de six mois).

Ainsi, le comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires CGT exige Pôle emploi honore sa toute première mission : proposer des offres d’emploi légales.

Pour en savoir plus :

 
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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 08:30

Un aveu d'échec

nicolas-hulot-youtube-afp

Nicolas Hulot, ministre d’Etat, a donc décidé de quitter le gouvernement. Un aveu d’échec qu’il assume avec une certaine objectivité en mettant en cause le modèle économique dominant. Quel rapport avec les retraités ? C’est au nom de ce modèle que le gouvernement accepte la dégradation de notre environnement et justifie la saignée qu’il inflige aux retraités. C'est bien pour cela qu'il faut en changer.

Les raisons énoncées d’une démission attendue

Il reconnaît n’avoir pas su convaincre le gouvernement de la gravité de la situation climatique en France et dans le monde. Il évoque le manque de cohérence et l’absence de soutien des membres du gouvernement pour élaborer une réponse adaptée aux dérèglements climatiques qui se multiplient. Il ne souhaite pas mettre en difficulté le gouvernement ni le président Macron, mais il apporte une explication pertinente à son échec : « On s’évertue à entretenir et à réanimer un modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres » « (…) Est-ce qu’on a essayé de sortir de l’orthodoxie économique et financière (…). Non. » (France Inter 28/08/2018). Il n’ose cependant pas mettre en cause le libéralisme car c’est la philosophie même de la politique menée par Emmanuel Macron, mais c’est pourtant le nœud de l’affaire. A son corps défendant, cette déclaration pèse lourd car elle résume l’impasse et son lot de conséquences dramatiques de la politique d’Emmanuel Macron et de de son gouvernement.

La logique destructrice du capitalisme débridé

Comment peut-il alors vouloir absoudre ce gouvernement et rendre l’opposition et l’ensemble de la société responsables de son échec ? Il ne sortira pas de cette contradiction en regrettant qu’une union nationale ne se réalise pas autour de la question écologique. Une auditrice a mis en lumière ce qui explique bien des choses : la politique du gouvernement crée de telles inégalités sociales qu’il n’est pas possible de demander à celles et ceux qui luttent contre la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, voire pour leur survie, de s’impliquer dans l’action quotidienne pour la survie de la planète. La logique libérale est incompatible avec la survie de la planète, car ce qui fait le ciment du libéralisme c’est la recherche de l’intérêt financier particulier et il ne consent à prendre en compte l’intérêt général que sous la contrainte des luttes sociales. Même quand l’avenir de notre civilisation est en jeu.

La vieille politique libérale produit les mêmes résultats

Le chômage et particulièrement celui des jeunes a-t-il baissé ? Les investissements qui devaient suivre la suppression de l’impôt sur la fortune et la réduction de l’impôt sur le capital ont-ils augmentés ? L’économie du pays s’en porte t-elle mieux ? La balance commerciale s’est-elle rétablie ? La pauvreté a-t-elle reculé ? Les Français sont-ils satisfaits de la politique menée ? Les retraités sont-ils moins en colère ? Non. L’échec d’Emmanuel Macron est total. Et pourtant, comme le dit Nicolas Hulot, « on s’évertue », le mot est pour le moins impropre et le on bien vague, à poursuivre la politique de casse des services publics et de privatisation, donnant ainsi plus de poids encore au « modèle économique marchand » responsable de ces désordres, économiques, sociaux et environnementaux.

Pour les retraités Macron réinvente la saignée

Le gouvernement veut encore frapper les retraités en limitant l’augmentation des pensions à 0,3 % au 1er janvier 2019 alors que l’inflation sur les 12 mois passés s’élève à 2,3 %. Après le blocage des pensions pendant 4 ans, le gel des retraites complémentaires pendant 3 ans, la hausse de la CSG, une année 2018 sans augmentation, après les cadeaux somptueux accordés aux très riches du pays, c’est une nouvelle et grave atteinte aux conditions de vie des retraités et de leur famille.
Feignant une fois de plus de prétendre privilégier le travail pour justifier les sacrifices demandés aux retraités, il omet cyniquement d’évoquer les privilèges accordés aux « premiers de cordée », les déjà très riches. A eux on ne leur demande rien en retour alors qu’ils pourraient aisément contribuer au redressement de nos recettes fiscales.

Ce président, qui s’était confectionné une image de jeune réformateur qui allait changer le cours des choses, se révèle un piètre apothicaire qui réinvente la saignée. A ceci près que les « médecins » du Moyen Age appliquaient la saignée en toutes circonstances et principalement à ceux qui avaient les moyens de se payer un médecin. Macron après d’autres a inventé la saignée populaire.

Et bien les retraités ne se laisseront pas traiter de la sorte. Ils étaient très en colère après la hausse de la CSG ils le sont plus encore après les annonces du Premier ministre et ils vont le montrer. Les 9 organisations de retraités leur en donnent l’occasion le 9 octobre en les appelant à des rassemblements dans toutes les villes de France.

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 11:01

Résultat de recherche d'images pour "retraités en colère 2018"

Retraités maltraités, retraités révoltés !

Résultat de recherche d'images pour "retraités maltraités"

Dimanche 26 août 2018, le Premier ministre Édouard PHILIPPE a annoncé différentes mesures qui vont à nouveau toucher le pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Parmi celles-ci, il en est une qui va gravement impacter le pouvoir d’achat des retraités : après 3 ans de blocage des pensions, une année 2018 sans aucune augmentation, la hausse de la CSG, le Premier ministre annonce une hausse des pensions de + 0,30 % en 2019 et 2020. Or, le taux d’inflation mesuré par l’INSEE est de + 2,30 % sur les douze derniers mois. C'est une régression insupportable du pouvoir d'achat des retraités que le Premier ministre a tenté de justifier en prétendant vouloir privilégier le travail. Mensonge : réduire le pouvoir d'achat des retraités n'a jamais favorisé et ne favorisera ni l'activité ni l'emploi.

Résultat de recherche d'images pour "retraités cgt maltraités"

La CGT revendique que les pensions soient indexées automatiquement sur l’évolution des salaires et non pas soumises au bon vouloir du gouvernement.

Les retraités n’accepteront pas d’être à nouveau les dindons de la farce. L’UCR-CGT ainsi que 8 autres organisations syndicales ou associations, appellent les retraités à se mobiliser pour faire entendre leurs voix et manifester leur mécontentement et leur colère à l’égard du gouvernement et de son Président.

Faisons du 9 octobre une grande journée nationale d’actions et de manifestations à travers toute la France.

L’intersyndicale retraités des « 9 » se réunira le 7 septembre pour apprécier la situation. Elle a d’ores-et-déjà prévu de mobiliser dans l’unité, le plus grand nombre de retraités en septembre pour organiser la riposte.

Des délégations venues de tout le pays vont déposer les pétitions recueillies au Président du groupe LREM, le 5 octobre à l’Assemblée nationale. Les retraités CGT appellent les retraités à se mobiliser sans attendre sous toutes les formes appropriées, en participant notamment aux initiatives proposées par l’intersyndicale.


 

 

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 19:08

International

  Une fois de plus, dimanche, Israël a violé les conventions internationales en interceptant la flottille de la Liberté.
Le bâtiment principal de la flottille a été intercepté dans les eaux internationales (à 50 milles nautiques de Gaza), détourné vers le port israélien d’Ashdod. Toutes les personnes à bord (équipage et passagers) ont été incarcérées.
Parmi ces militants se trouve une de nos compatriotes Sarah Katz.
Le comportement des autorités françaises dans cette affaire est plus que pitoyable. Les victimes sont traitées comme des chiens. Les dizaines de coups de fil passés à la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères ou au consulat de France à Tel-Aviv ont abouti à des réponses frisant l’indécence.

L’Awda apportait une cargaison de médicaments dont la Bande de Gaza manque cruellement, et devait elle-même être remise en cadeau aux pêcheurs palestiniens de Gaza. Rien, absolument rien, qui puisse porter atteinte à la « sécurité d’Israël ». Ses 22 passagers et membres d’équipage, de 16 nationalités différentes, apportaient un message bien plus dangereux pour la politique israélienne : la solidarité et l’espoir. Un espoir qu’Israël cherche méticuleusement à tuer, jour après jour, en continuant à réprimer dans le sang les Marches du retour, et en étranglant chaque jour un peu plus la Bande de Gaza.

La CGT exige :

Que le gouvernement français et le président de la République agissent pour que cesse le scandale que constitue ce blocus.
Que le gouvernement français et le président de la République accorde, à Sarah Katz, la protection consulaire à laquelle elle a le droit en toute légitimité.
Nous demandons que les membres de l’équipage de l’Awda ainsi que ses passagers soient relâchés immédiatement et sans sanctions, lesquelles seraient dans tous les cas illégales.
Nous demandons que l’Awda soit relâché et qu’il puisse poursuivre son chemin, ainsi que sa mission humanitaire.
Nous demandons au gouvernement français d’agir dans ce sens, de toute urgence et publiquement, en prélude à une indispensable intervention, ferme et assortie de sanctions, pour la levée du blocus de Gaza.

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 09:32

Toujours pas de baisse… de la précarité !

La ministre du Travail ne commente plus les chiffres du chômage, elle a même changé le thermomètre pour ne plus commenter les chiffres des inscrits à Pôle Emploi qui sont pourtant terriblement graves.


Le chômage ne baisse globalement pas, ni en métropole, ni en Outre-mer. La catégorie A augmente même de 0,1 %, entre le premier et le deuxième trimestre, à plus de 3,2 millions de chômeurs n’ayant pas pu travailler du tout.
Mais, les chiffres des catégories B et C sont tout aussi terribles : les travailleurs précaires, visés par la double peine de leur précarité forcée et de la baisse des allocations (quand ils en bénéficient) sont désormais 2 222 600, en augmentation de 4,3% sur un an.
Le président Macron a lui-même annoncé une nouvelle négociation pour faire plaisir au nouveau président du Medef et éviter, ainsi, toute surcotisation patronale sur les contrats courts. Le gouvernement entend également fondre dans l’assurance chômage certains minima sociaux comme l’ASS (allocation spécifique de solidarité, ouverte dans certains cas aux chômeurs en fin de droit).


On admire le double discours : officiellement, il s’agit de créer une allocation pour chômage de longue durée, alors que le gouvernement entend en réalité économiser 2,4 milliards d’euros de prestations sociales.
La politique menée depuis des années conduit à la destruction des emplois et de la protection sociale : Macron cherche à faire croire que la potion libérale n’a pas été efficace parce qu’elle n’a pas été assez forte…
Exigeons une politique de relance et soyons vigilants, dès la rentrée, lorsque les négociations assurance chômage reprendront en septembre !

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 10:05

Le gouvernement sort de l’ombre !

 

Une modification de grande portée qui risque de changer la nature même de la Sécurité sociale

C’est en pleine nuit et en catimini qu’un amendement d’un député LREM a été adopté pour remplacer le terme « Sécurité sociale » par « Protection Sociale » dans plusieurs articles de la Constitution.

Loin d’être un amendement de forme, cette modification portera gravement atteinte à la nature même de la Sécurité Sociale. Cela prépare à la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage et s’inscrit dans le projet de réforme des retraites envisagé pour 2019 par le Président de la République et son gouvernement.

La Sécurité Sociale impose la notion de redistribution. Pas la protection sociale !

Il n’existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de « Sécurité Sociale qui inclut une notion de redistribution (entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades etc.). Remplacer « Sécurité Sociale » par protection sociale est une remise en cause du sens de la Sécurité Sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

De plus, l’objectif à peine voilé de ce changement est de soumettre l’assurance-chômage et les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, comme les régimes spéciaux, aux futures lois de financement de la protection sociale. Cet amendement rétrograde, vise à permettre au gouvernement d’engager son projet de remise en cause de notre système de retraite solidaire par répartition !

La Sécurité Sociale repose sur des droits financés par des cotisations, c’est-à-dire par le travail et non pas, par ce que vise le gouvernement : l’impôt, c’est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité Sociale.

On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt !

La Sécurité Sociale n’est pas soumise à la concurrence, la protection sociale si !

La CGT agit pour la reconquête de la Sécurité Sociale, c’est là un choix de société qui appel à l’intervention et à la mobilisation de tous !

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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 10:33

Alexandre BENALLA

L’un des collaborateurs de l’Élysée, Alexandre Benalla, a été identifié sur une vidéo tournée lors des manifestations du 1er mai dans laquelle il frappe l’un des participants, équipé d’un casque des forces de l’ordre et entouré de CRS.

Avant qu’une enquête soit ouverte après la sortie de l’affaire dans la presse, ce membre de l’équipe présidentielle n’avait écopé que de quinze jours de suspensions.

 Entretien avec Anthony Caillé, le secrétaire général de la CGT-Police Île-de-France.

Comment réagissez-vous à cette affaire Benalla ?
Anthony Caillé : Nous sommes outrés que l’on puisse faire intervenir de cette façon particulièrement illégitime un conseiller de la présidence de la République sans aucun titre particulier, ni aucun rôle officiel dans des opérations de maintien de l’ordre, qui plus est équipé avec du matériel de police. La grande question, c’est : pourquoi le pouvoir politique envoie un émissaire en plein milieu d’une opération de maintien de l’ordre ? C’est du délire.  Nous avons adressé un courrier au ministre pour lui demander comment une telle situation a pu être possible. C’est l’exécutif tout entier qui engage sa responsabilité dans cette affaire si une enquête sérieuse et des sanctions proportionnées à la gravité des faits devaient ne pas être mises en œuvre.
 
Pourquoi estimez-vous que les valeurs de la République sont en cause ?
Anthony Caillé : L’implication d’Alexandre Benalla dans cette opération de maintien de l’ordre et avec un tel usage de la violence porte atteinte aux valeurs de notre République et nuit gravement à l'image de la Police nationale. Ces actes, même du fait d’un policier, ne sont pas tolérables et sont condamnables. Aucune violence ne saurait être légitime ou légale. Ce n’est pas comme cela que l’on procède sur une manifestation sociale. Laisser faire ce genre d’exaction alors que l’image de la police est déjà ternie et que nombre de policiers essaient de faire leur boulot le mieux possible, c’est catastrophique et cela met en péril l’équilibre de nos institutions. En outre, cela traduit une collusion très forte entre ces personnages, conseillers de Macron, et la Police nationale. La révélation des conditions dans lesquelles ce grave débordement a pu se produire est indispensable.
 

Le fait qu’Alexandre Benalla n’ait été que peu sanctionné, sans enquête ouverte avant les révélations dans la presse, témoigne-t-il d’une certaine impunité ?

Anthony Caillé : On est tristement habitué à ce genre de réaction. Plus les hiérarques font de conneries et moins ils sont punis. En règle générale, j’appelle cela la purge vers le haut : quand un haut gradé de la Police nationale ou un hiérarque commet ce genre de chose, on l’envoie dans un service ailleurs et on lui donne le galon supérieur. Je ne suis pas étonné, c’est ce qui se passe régulièrement.
 
Entretien réalisé par Julia Hamlaoui du quotidien l'Humanité

Violences commises le 1er mai 2018 et imputées à Alexandre BENALLA

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 15:53

 

Associations, syndicats et sociétés de journalistes s’associent à la saisine du conseil constitutionnel

38 organisations (associations et syndicats) et 10 sociétés de journalistes déposent une contribution au conseil constitutionnel (sous forme d’une « porte étroite ») pour s’associer aux recours déposés par les parlementaires contre la loi sur le secret des affaires. En effet, cette loi, en faisant du secret la règle et des libertés des exceptions inverses nos principes républicains. Elle fragilise un certain nombre de principes constitutionnels, et notamment la liberté de la presse et d’expression ainsi que le droit à la participation et à la mobilité des travailleurs.


Pour concilier protection des savoirs et savoir-faire avec nos libertés, la coalition propose depuis plusieurs mois une disposition simple : restreindre le secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels, afin d’exclure clairement les risques de poursuites les journalistes, lanceurs d’alertes, syndicalistes ou associations. Cette proposition n’a malheureusement pas été entendue. Ainsi, avec une définition large et floue du secret d’affaires, la loi ouvre la porte à des abus sous forme de procédures baillons des entreprises, qui pourront empêcher la divulgation d’informations d’intérêt général.


La coalition compte sur le conseil constitutionnel pour faire respecter les équilibres fondamentaux et garantir le respect des libertés, pilier de notre démocratie.

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 13:51

Service Public

« Comme à l’usine »

 

Le service public : comment se porte-il ? Quelle vision en ont ceux qui le « font » ? Dans le film de 16 minutes « Comme à l’usine », des cheminots, postiers, agents de ramassage des déchets, des professionnels de santé posent, depuis leur lieu de travail, leurs regards sur leurs activités et sur les logiques adoptées par leurs employeurs.

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Présentation

  • : Retraités C G T Manche
  • : Construire une société pour tous les âges par l'action revendicative et la réflexion. Favoriser la syndicalisation, la continuité syndicale et développer les convergences avec les salariés actifs.
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  • L'union syndicale des retraités CGT de la Manche a pour but de rassembler les salariés retraités, préretraités, pensionnés, veuves et veufs, en vue de contribuer à assurer la défense et l'amélioration de leurs droits et de leurs intérêts
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